vendredi 5 février 2021

Carré d'As : V.U. Energy Live


Ce soir, sous le chapiteau des Jolies Compiles et nulle part ailleurs : concert exceptionnel du Velvet Underground… sous vos applaudissements !

« Ouaih ! Euh ! En fait, je suis très pote avec les Velvet's ! Quand je les ai invités à venir jouer sur mes petits tréteaux, ils n'ont pas hésité une seconde. Ils m'ont même avoué que ça faisait des années qu'ils attendaient une telle proposition de ma part. Ouaih ! Euh ! En fait, ils sont raides dingues des Jolies Compiles. De temps en temps, ils passent me faire un petit coucou entre deux tournées. Alors, on boit des coups, on se fume des chichons et on se remémore les années de débauche dans la Factory de Warhol. Ouaih ! Euh ! La routine, pour des vieux briscards comme nous ! »

Et si j'arrêtais de raconter des bobards ? Bien sûr que vous n'aurez pas le Velvet Underground en live ! Par contre, vous aurez les membres du Velvet en live… du moins, ceux qui ont poursuivi une carrière musicale et joué sur scène. Évidemment, il y a Cale et Reed, dont les discographies font office de monuments historiques, ainsi que Maureen et Nico qui, chacune dans leur style, comptent une belle poignée de chouettes disques.

« Ouaih ! Euh ! En fait, j'ai été piocher à droite et à gauche de quoi faire une jolie compile rien qu'avec des artistes ayant participé à l'aventure du Velvet Underground. Et ça, c'est pas des bobards ! »

>>>>> VELVETISSIMO

01 - Moe Tucker - Hey Mersh (1992 - Oh No, They're Recording This Show)
02 - John Cale - Baby You Know (1979 - Sabotage)
03 - Nico - Sixty Forty (1987 - Nico in Tokyo)
04 - Lou Reed - Dirty Blvd. (2008 - BBC Radio 3) (Bootleg)
05 - Moe Tucker - Stayin' Put (1992 - Oh No, They're Recording This Show)
06 - John Cale - Evidence (1984 - John Cale Comes Alive)
07 - Nico - I'm Waiting for the Man (1990 - Hanging Gardens)
08 - Lou Reed - Heroin (1984 - Live in Concert)
09 - Moe Tucker - Talk so Mean (1992 - Oh No, They're Recording This Show)
10 - John Cale - Heartbreak Hotel (1992 - Fragments of a Rainy Season)
11 - Nico - Heroes (1995 - Live Heroes)
12 - Lou Reed - Lady Day (2008 - Berlin : Live at St. Ann's Warehouse)
13 - Moe Tucker - Too Shy (1992 - Oh No, They're Recording This Show)
14 - Venus in Furs (2007 - Circus Live)
15 - Nico - I Will Be Seven (1994 - Nico's Last Concert : Fata Morgana)
16 - Lou Reed - Harry's Circumcision (1992 - Power and Glory) (Bootleg)

lundi 1 février 2021

This Is… Cathedral


Le 5 mars 2012, Cathedral donne son dernier concert au Claremont Showground de Perth, en Australie. En 2013, le groupe sort son dixième et ultime album, avant de tirer sa révérence, comme il l'avait annoncé deux ans auparavant.

L'histoire de Cathedral commence en 1989, quand Lee Dorrian, ex-chanteur de Napalm Death, croise le chemin de Garry Jennings, guitariste d'Acid Reign et de Mark Griffiths, roadie chez Carcass. Tous trois sont fans de Black Sabbath, Candlemass, Pentagram, Trouble, Witchfinder General — des groupes bien sombres, bien graisseux… des groupes de doom metal. Ils embauchent, Adam Lehan, comme second guitariste et Andy Baker pour tenir la batterie. La première mouture de Cathedral est constituée.

Le premier album des métallos de Coventry sort donc en décembre 1991. Forest of Equilibrium commence par une gentille petite mélodie aux accents folk, exécutée à la guitare acoustique et à la flûte. Ce pur moment d'infime douceur ne dure qu'une poignée de secondes, que déjà surgit le feulement rauque d'une guitare électrique… la suite est un déferlement d'énergie cataclysmique de plus de dix minutes. Voilà ainsi posées les fondations de ce qui constituera, durant deux décennies, l'ADN de Cathedral. Un enchevêtrement de riffs plombés, lourds comme des balloches de mammouths et de passages psychédéliques étourdissants. Par la même, ce disque s'impose comme une référence du genre et installe Dorrian et sa bande comme dignes prétendants au trône de rois du doom.

C'est donc le 6 février 2011 que Cathedral annonce la fin de la récréation, prévue après l'enregistrement du troisième album contractuel avec Nuclear Blast, leur maison de disques depuis une dizaine d'années. Si l'histoire de ce groupe fascinant s'arrête ainsi, celle de ses musicos se poursuit sous d'autres cieux. En mai 2013, Dorrian, Gaz Jennings et Scott Carlson, dernier bassiste des doomers, se retrouvent sur un nouveau projet. Thrash, death, hardcore, bienvenue chez les Septic Tank ! C'est moins lourd, mais ça fait tout autant de ravages !

>>>>> GARGOYLIAN

01 - Ebony Tears (1991 - Forest of Equilibrium)
02 - Midnight Mountain (1993 - The Ethereal Mirror)
03 - Fangalactic Supergoria (1995 - The Carnival Bizarre)
04 - Dragon Ryder 13 (1996 - Supernatural Birth Machine)
05 - Captain Clegg (1998 - Caravan Beyond Redemption)
06 - Sea Serpent (2001 - Endtyme)
07 - Skullflower (2002 - The VIIth Coming)
08 - North Berwick With Trials (2005 - The Garden of Unearthly Delights)
09 - Death of an Anarchist (2010 - The Guessing Game)
10 - Tower of Silence (2013 - The Last Spire)

jeudi 28 janvier 2021

Carré d'As : Black Is Beautiful [ 16 ]


Oncle Sam, je suis un Noir d'Alabama
Tu m'as demandé de prendre le fusil
Pour toi et la liberté
Mais, oncle Sam, et moi dans tout ça ?
Je suis un Noir d'Alabama
Et si je reviens de cette guerre pour la liberté
Pourrais-je en rapporter un peu chez moi en Alabama ?


[ Question, Charles L. Anderson ]

                             
>>>>> LANGSTON HUGUES

01 - Barry White - You're the First, the Last, my Everything
02 - Little Richard - Milky White Way
03 - Boozoo Chavis - Boozoo, That's Who !
04 - Curtis Mayfield - Future Shock
05 - Barry White - Love's Theme
06 - Little Richard - Keep a Knockin'
07 - Boozoo Chavis - Lucille
08 - Curtis Mayfield - People Get Ready
09 - Barry White - Let the Music Play
10 - Little Richard - He's Not Just a Soldier
11 - Boozoo Chavis - Tee Black
12 - Curtis Mayfield - Ms. Martha
13 - Barry White - Never, Never Gonna Give You Up
14 - Little Richard - Tutti Frutti
15 - Boozoo Chavis - 41 Days
16 - Curtis Mayfield - The Got Dang Song

dimanche 24 janvier 2021

Omar Hakim : Hey ! Do you know I'm a drummer ?


Avant de vous donner la liste des artistes qui figurent sur cette jolie compile, avec lesquels Omar Hakim a collaboré, laissez-moi en citer quelques autres qui, faute de place, n'ont pas été sélectionnés : Chic, Lee Ritenour, Weather Report, George Benson, Peter Frampton, Sammy Hagar, Anita Baker, Michel Petrucciani, Marcus Miller, Madona, Kate Bush, Al Di Meola, Bruce Springsteen, Michael Jackson, Carole King, sans oublier Dire Straits, notamment sur le monumental Money for Nothing. OK, vous situez le niveau du bonhomme ?

Né en 1959 à New York et fils de Hasan Hakim, tromboniste qui a côtoyé Duke Ellington et Count Basie, pas étonnant que le petit Akim commence à jouer de la musique très jeune. Ce sera à 5 ans, sur un petit tambour que le petit papa Noël avait glissé dans son petit soulier. À 10 ans, il intègre le groupe de son père et s'initie aux arcanes du jazz auprès de Clyde Lucas, le batteur de Count Basie. En 1980, Carly Simon emmène le jeune musicien pour une tournée. En 1983, il est embauché par Weather Report et en 84, c'est au tour de Sting de faire appel à lui. En 1989, il sort son premier album solo.

Maîtrisant à la perfection les techniques les plus avancées de son instrument, il sait aussi en repousser les frontières, que ce soit sur des batteries traditionnelles ou électroniques, mais aussi au moyen de percussions brésiliennes et caribéennes. Jazz, pop, rock, world music, electro, soul, rhythm 'n' blues, rien ne le freine, ni ne l'effraie. À partir de là, comment voulez-vous que les plus grands artistes de cette planète ne fassent pas appel à lui pour mettre un peu de piment à leurs compositions ?

>>>>> RHYTHM DEEP

01 - Samba (1983 - Urszula Dudziak : Sorrow Is Not Forever... But Love Is)
02 - Don't Look Down (1984 - David Bowie : Tonight)
03 - Shadows in the Rain (1985 - Sting : The Dream of the Blue Turtles)
04 - Splatch (1986 - Miles Davis : Tutu)
05 - Primitive Cool (1987 - Mick Jagger : Primitive Cool)
06 - Soul Talkin' (1988 - Chaka Khan : C.K.)
07 - Sabariah (1989 - Special EFX : Confidential)
08 - Carry Me (1992 - Sophie B. Hawkins : Tongues and Tails)
09 - If These Are the Things (1992 - Tracy Chapman : Matters of the Heart)
10 - Spider Web (1995 - Joan Osborne : Relish)
11 - Now You're Gone (1996 - Lionel Richie : Louder Than Words)
12 - New Bell (1999 - Richard Bona : Scenes From my Life)
13 - Zarartou (2001 - Cheb Mami : Dellali)
14 - A Piece, a Chord (2002 - Bobby McFerrin : Beyond Words)
15 - Ice Cream Man (2003 - David Lee Roth : Diamond Dave)
16 - Burning Bridges (2005 - Neal Schon : I on U)
17 - So Here We Are (2012 - Jerry Douglas : Traveler)
18 - Fragments of Time (feat. Todd Edwards) (2013 - Daft Punk : Random Access Memories)
19 - Walk the Walk (2014 - The Omar Hakim Experience : We Are One)
20 - Olympik (2020 - Ed O'Brien : Earth)

mardi 19 janvier 2021

Carré d'As : Black Metal


J'ai profité du RE-confinement pour me pencher plus avant sur un phénomène métallique qui  dépasse largement mon entendement : le BLACK METAL ! Tous les fans de musique un peu agressive ont pu constater l'expansion hallucinante du black metal durant les dernières décennies. Tous les ans, ce sont des centaines, peut-être des milliers de disques estampillées du cachet noir qui sont mis sur le marché. Et ça déboule de partout : des États-Unis, d'Europe, avec notamment les pays scandinaves, d'Amérique du Sud (Chili, Mexique, Colombie, Uruguay…), de quelques contrées exotiques (Iran, Irak, Indonésie, Israël, Chine…), et même du Kirghizistan que je sais même pas où il est garé ce foutu pays !

Comme à chaque fois que je suis dans la panade, c'est-à-dire souvent, je m'en vais consulter mes amis de Spirit of Metal. C'est dans cette bible diabolique que j'ai appris que le black se déclinait en une multitude de sous-genres qui vont de l'ambient au viking, en passant par le symphonique, le gothique, le brutal, le dark, l'électro… et je vous fais grâce d'une bonne dizaine d'autres. Ainsi, paré de toutes ces informations, je suis parti à la rencontre d'un style de musique qui, disons-le franchement, ne m'a jamais mis les valseuses en ébullition. Et je ne vous cacherai pas que sur toutes les pistes que j'ai explorées, je suis tombé sur des wagons de merde… voire des supertankers de merde. À croire que tous les zicos minables de la galaxie s'imaginent qu'en balançant du gros son à la truelle, ils obtiendront un semblant de musique. Bah, non, bande de glands : n'est pas Metallica ou Motörhead qui veut !

J'exagère ? Oui, un peu quand même ! Parce que j'ai néanmoins réussi à dégoter quelques bandes de blackeux qui possèdent un minimum de culture musicologique. Des mecs qui maîtrisent à la perfection le solfège et la technique de leurs instruments. Certes, le niveau sonore reste élevé, mais tout est parfaitement encadré ! Contrairement à une idée profondément ancrée dans mon subconscient de batracien, le chant "growlé" n'est pas non plus omniprésent dans le black, pas plus que les guitares qui font saigner des dents !

Pour inaugurer cette série de compiles consacrées au black metal, j'ai choisi de m'attarder sur des groupes étiquetés avant-gardistes (ou expérimentaux) : les Suédois de SHINING et LIFELOVER, les Norvégiens d'ARCTURUS, accompagnés des Frenchies de BLUT AUS NORD. L'intitulé du genre est assez explicite : noir c'est noir — nous décollons vers des contrées lointaines, parées de sonorités enivrantes, d'ambiances mystérieuses et variées. Un voyage hors du temps, un voyage hors d'ici-bas !

>>>>> SVART METALL

01 - Shining - Ohm (Sommar Med Siv)
02 - Blut Aus Nord - Paien
03 - Arcturus - The Chaos Path
04 - Lifelover - Androider
05 - Shining - Gyllene Portarnas Bro
06 - Blut Aus Nord - Epitome XV
07 - Arcturus - Collapse Generation
08 - Lifelover - Resignation
09 - Shining - Vilja & Dröm
10 - Blut Aus Nord - Sybelius
11 - Arcturus - Game Over
12 - Lifelover - Valkommen Till Pulvercity
13 - Shining - Through Corridors of Oppression
14 - Blut Aus Nord - Mahagma
15 - Arcturus - White Noise Monster
16 - Lifelover - Becksvart Frustration

jeudi 14 janvier 2021

King Richards

 
Ça fait 10 ans qu'il trône en tête de ce sympathique petit blog. J'ai usurpé son prénom et quasiment vampirisé son nom. J'ai consacré une quinzaine de compiles à son groupe et mentionné sans doute plus de 100 fois son nom dans mes chroniques. Et pourtant, jamais je n'ai consacré une seule compile à ce dandy dégingandé du rock british.

Après tout ce temps, il devenait urgent que je me sorte les doigts du cul et que je forge enfin un disque qui lui soit entièrement dédié. Quand je dis entièrement dédié, je précise néanmoins qu'il est difficile, voire impossible, de faire abstraction des musiciens avec lesquels il a bâti une discographie de légende. Disons que pour une fois, il sera un peu plus mis en lumière, même si le gaillard n'a jamais eu besoin de ça pour briller.

Que dire de plus sur Keith Richards, le roi Richards, que personne ne connait déjà ? Depuis les années 60 et la fondation des Rolling Stones, ses vies, publique et personnelle, ont autant fait la une des magazines spécialisées que celle des tabloïds du monde entier. Pour ma part, j'ignore une seule chose de lui : est-il plutôt slip ou caleçon ?

Mais nous ne sommes pas là pour lancer de nouvelles polémiques. Ici, le roi chante et joue de la musique… c'est ce qu'il fait de mieux et c'est pourquoi nous le vénérons !

>>>>> THE GLIMMER ONE

01 - The Worst
   02 - You Got the Silver
      03 - Too Rude
         04 - Thief in the Night
            05 - Robbed Blind
               06 - All About You
                  07 - Happy
                     08 - Losing my Touch
                        09 - Coming Down Again
                           10 - This Place Is Empty
                              11 - Runnin' Too Deep
                                 12 - Before They Make Me Run
                                    13 - Slipping Away
                                       14 - How I Wish
                                          15 - Little T&A
                                             16 - Wanna Hold You
                                                17 - Hurricane
                                                   18 - Thru and Thru

dimanche 10 janvier 2021

Voicy… Liane Foly [ par Zocalo ]


« Encore un coup de Foly de ce chenapan de Zocaly : une joly compyl de la lyonne de la Guillotière. Mettons les points sur les y : la joly Foly n'est pas une myss qu'on dresse, mais une vraie fury qui mord et qui rugy, qui sort ses gryffes aussy pour notre plus grand plaisyr ! »

Les années 1840 avec leur cortège de dégradations dues à la Révolution française, puis à la révolte des canuts, ont été fatales pour l'église de Fourvière, du nom de l'une des deux collines qui surplombent la ville de Lyon. L’autre est la Croix-Rousse. C'est donc à Fourvière que le clergé de Lyon décide de faire construire une statue monumentale de la Vierge Marie, de cinq mètres de haut. C'est le sculpteur Joseph-Hugues Fabisch qui remporte l'appel d'offre. L'inauguration est prévue pour le 8 septembre 1852, défilé militaire et illuminations de circonstances à la clef. Mais la crue du Rhône de cette année-là inonde l'atelier de Fabish et oblige à reporter l'inauguration au 8 décembre de cette même année. Comble de malchance, durant la journée de ce 8 décembre, de violents orages balaient la ville et forcent les autorités religieuses à repousser une nouvelle fois les festivités d'une semaine. Mais les Lyonnais, las d'attendre, profitent d'une accalmie au soir de ce jour pour descendre en masse dans les rues, non sans avoir disposé à leurs fenêtres des milliers de petits lumignons. Cette tradition perdure encore de nos jours, et les "illuminations" du 8 décembre attirent chaque année des milliers de touristes du monde entier. 
 
C'est dans cette belle ville de Lyon, le 16 décembre 1962, que voit le jour Eliane Falliex, qui prendra le nom de scène de Liane Foly. La suite, vous la connaissez aussi bien que moi, sinon mieux.

>>>>> RÊVE ORANGE

01 - Anywhere, Anyplace, Anytime (Les yeux doux)
02 - J'irai tranquille
03 - Sweet Mystery
04 - J'écoute de la musique saoule
05 - Put the Blame on Mame
06 - J'm'en veux
07 - Slave to the Rhythm
08 - Toute la musique que j'aime
09 - Fever
10 - Au fur et à mesure (acoustique)
11 - Sun
12 - S'en balancer
13 - When You Smile
14 - Aimez-vous
15 - The Man I Love
16 - Va savoir (acoustique)
17 - A Trace of You
18 - Les faux soleils

mardi 5 janvier 2021

Top Stoner 2020


Je sais pas vous, mais moi quand j'ai mal aux dents, je ne vais pas chez le proctologue. Pas plus que quand je désire honorablement me sustenter, je ne m'engouffre dans un fast food américain à l'effigie d'un clown à cheveux rouges ! Après, chacun fait comme il veut !

Il en va de même quand il s'agit du stoner rock : autant frapper à la bonne porte. Et la meilleure d'entre elles s'ouvre sur La Planète du Stoner Rock — un repère de vieux briscards sacrément bien rancardés sur tout ce qui concerne ces musiques aussi énergétiques qu'émotionnelles. Des musiques brûlantes, envoûtantes, épicées, qui te vrillent les tympans et te niquent les synapses ! Des musiques beaucoup moins frustres qu'elles ne laissent paraître. Des musiques qui te transportent vers de lointaines contrées, peuplées de cactus, de crotales, de sorcières pâles et de petits hommes verts !

Ainsi donc, les groupes figurant sur cette jolie compile font partie de la sélection des chroniqueurs de la Planète du Stoner Rock et constituent le nec plus ultra de ce qu'on appelle aussi le desert rock, mais également du doom et du rock psychédélique pour l'année 2020. Si le classement n'est pas tout à fait respecté, je peux néanmoins vous garantir que la qualité est au rendez-vous. Ce blog ultra-spécialisé existant depuis 2016, et désignant chaque année les meilleurs albums, ne soyez pas étonnés de retrouver ce genre de compiles dans un futur plus ou moins proche.

Pour éviter les coups de soleil, je conseille vivement le port d'un sombrero !

>>>>> PHOTOTROPIC

01 - Qilin - Labyrinth
02 - Kayleth - The Avalanche
03 - Rezn - Scarab
04 - Black Rainbows - Universal Phase
05 - Cardinals Folly - Witchfinders
06 - 16 - Agora (Killed by a Mountain Lion)
07 - Pallbearer - The Quicksand of Existing
08 - Fuzz - Nothing People
09 - Turtle Skull - Rabbit
10 - Occult Hand Order - Wound
11 - Ruff Majik - Gregory
12 - Slift - Thousand Helmets of Gold
13 - Buffalo Fuzz - Too Young to Die
14 - 1000mods - Warped
15 - Electric Python - Nothing to Lose
16 - Elder - In Procession

jeudi 31 décembre 2020

12M20

Cool Keith ! Je sais qu'il te reste encore beaucoup de fiel à déverser sur la caste politique française, mais n'oublie pas que la prochaine élection présidentielle n'aura lieu qu'en mai 2022, donc gardes-en un peu pour l'occasion. Et puisque c'est la fin de l'année, parle-nous plutôt de la pluie, du beau temps, des fleurs, des petits oiseaux.

Ok, Jimi Jimmy Cricket ! En plus, j'aime bien les petits oiseaux. Surtout ceux qui volettent de branche en branche, en faisant cui ! cui ! Ça me change des bouches pleines de purin des Mélenchon, Royal, Vauquier, Dupont-Aignan, Le Pen et tous les autres étrons sortis du même fion !

Houpa la, mon garçon, tu t'égares ! Souviens-toi de ce qu'on a prévu : relax, cool, zen, pépère. Pense aux arbres, à la campagne, aux ruisseaux.

Ah ouaih, les ruisseaux ! J'aime bien aussi les ruisseaux ! J'en connais même d'assez profonds pour y noyer toutes ces verrues purulentes d'une incommensurable imbécilité… à commencer par Christine Boutin, sainte-Merde de Moncul-Serré.

Whooo, mollo ! Mon poteau ! Et un barbecue ? Ça te dirait un petit barbeuque, histoire de se détendre en buvant un 'tit rosé bien frais ?

Ah bah ouaih, carrément que ça me dit ! Et pendant qu'on y est, sur les braises, on pourrait cramer la gueule de ces enculés de prêtres pédophiles… et puis les pas pédophiles avec, et tous les bigots obtus qui se gavent de foie gras en priant pour les ch'tits n'enfants du bout du monde qui crèvent de faim, et se resservent une coupe de champagne avant de vomir leur frustration millénaire sur les femmes aux mœurs débridées.

Et merde ! J'avais oublié que tu avais également une dent contre tout ce qui touche à la religion. Du coup, chers spectateurs, les Jolies Compiles vous souhaitent une très heureuse année 2021.

Ouaih ! C'est ça ! Bonne année, bande de nases !
 
😜 🎄 😈  🎇  🐵 🌲  🎸 👯  👾  🎶  🎉  👹 

01 - Recount - Koval Lane
02 - Contracult Collective - WDYT
03 - King Mountain - High
04 - Arhat - Mantra
05 - King Sable - Aim 4 the Chin
06 - Al Weso - Nos Mató
07 - Uriel - Espinas
08 - Tau Cross - Yaldabaoth
09 - Arawn - Ragnarok
10 - Death Receipt - Rage
11 - Crowling - Alan Hal
12 - Pequod - Of Rise and Ruin
13 - Matalobos - Swallowed by the Earth
14 - Dumbieja - Cara de Piedra
15 - Chadillac - Red Oak
16 - Wormhog - Wormhole
17 - Restless Mind - Шёпот Строк
18 - Strugglehead - Silicosis


>>>>> دروند فلز

19 - Rise to the Sky - Darkness Arrives
20 - Incantatem - Diamant
20 - Convict 3D - Tiempo de la Muerte / Enough
21 - Fire Bridge - See the Truth
22 - Crrombid Traxorm - Corruption Stinks
23 - Anti Anti Anti - Alpha & Omega
24 - Hands of Attrition - I'm Gone
25 - Catacomb - From Xoth Arrived
26 - Deathwalking - Red Montains on Planet Numa / Feel the Void
28 - Terror - Sink to the Hell
29 - Tafaqum - Maal Ayam
30 - Graveheart - Living Cadaver
31 - Sound of Memories - The Sand Within / Life Ascending
32 - Einvigi - Noitajoki
33 - Mud Factory - Between the Dead and Me
34 - Inge Brauch - Brojob
35 - Los Cochinos - Hell Saloon
36 - Лесьяр - Библия Прокажённых Рабов

mercredi 23 décembre 2020

Dick & les dames


Franchement, on se ferait pas un autre tour de manège ? Allez, on est tout seul, personne ne nous regarde ! Et si quelqu'un nous voit, qu'est-ce qu'on en a à battre ? Et puis ça fait tellement de bien de se faire plaisir. Surtout que ça ne fait de mal à personne.

En février dernier, nous avions rendu hommage à Dick Rivers qui venait de nous quitter. Mais le personnage est si attachant et sa discographie si riche, qu'il serait dommage de ne pas en profiter encore un tout petit peu, avant que notre mémoire ne disparaisse complètement sous la poussière. Cette fois, mister Dick nous parle des filles, des nanas, des meufs, des gonzesses, des belettes, des gisquettes… bref, des femmes qu'il a sans doute croisées ou pas, aimées, peut-être, au coin d'un drap dans un motel miteux du Cantal, ou dans un palace au bord de la Riviera. Ou peut-être en a-t-il rêvé si fort que les draps s'en souviennent encore !

>>>>> ROCK 'N' LOVE

01 - Moi et Marie
02 - Ruby Baby
03 - Lydia
04 - Yvonne
05 - Sorina
06 - Fortuna
07 - Norma
08 - Elena
09 - Elle s'appelait July
10 - Sacrée Marie
11 - Juliet
12 - O Marie
13 - Sherry
14 - Cinderella
15 - Sarah Jane
16 - Marylène
17 - Colinda
18 - Daisy ! Daisy !

vendredi 18 décembre 2020

Ayatöllah Metal

 
En 2015, deux musiciens du groupe de thrash metal iranien Confess sont condamnés à 14 ans de prison, assortis de 74 coups de fouet, pour avoir joué de la musique profanatrice et blasphé- matoire. Ils échappent de justesse à la peine de mort grâce à une lacune dans la charia qui précise que « si tu insultes le prophète, tu seras exécuté, parce qu’il est mort et ne peut se défendre. Mais si tu blasphèmes contre Dieu en remettant en cause son existence, il peut te pardonner. » Par chance, les deux zicos sont parvenus à rejoindre la Norvège où ils ont obtenu l’asile politique. Deux ans plus tard, c'est au tour du groupe de death Arsames d'être arrêté et condamné à 15 ans de prison en raison de son statut de groupe de metal satanique. Eux aussi ont réussi à se faire la malle, mais préfèrent garder encore secret leur lieu de résidence !

Quand je pense qu'en 1992, le petit Jordie clamait « Dur, dur d'être un bébé ! » D'accord avec toi, mon pote, mais jouer du metal en Iran, comme dans tous les régimes répressifs, c'est pas de la tarte non plus. Paradoxalement, en 2018, Sanam Pasha, chanteuse du groupe 5grs, a reçu l'autorisation gouvernementale de monter un groupe de rock 100 % féminin et d'organiser un concert à Téhéran. Cependant, quelques contraintes persistaient : seules les femmes pouvaient assister au spectacle, les textes devaient être approuvés par les fonctionnaires du ministère de la Culture et de l'Orientation islamique, les artistes devaient respecter le code vestimentaire iranien et ne pas se montrer "trop passionnées", sans oublier bien sûr l'interdiction d'enregistrer des disques.

Si ça vous dit, il me reste une petite place sur mon tapis volant. Destination : le pays des mille et une nuits… et des ayatöllahs fans de Motörhead !

>>>>> فلز سنگین 

01 - Soashyant - جنون جهانی (The World Madness)
02 - Dawn Of Rage - Doom
03 - Sabke Morde - Avar
04 - Ekove Efrits - One Truth, One Confession
05 - Tarantist
- ببار بارون (Rain Pour Down)
06 - Out of Nowhere - The Road
07 - 5grs - 5grs's Chair
08 - Shivered - Red Sky
09 - Angband - Insane
10 - Confess - Teh-Hell-Ran
11 - Arsames - Persepolis
12 - Farzad Golpayegani - I See Beyond my Eyes (feat. Jesse Bisceglia)
13 - Phenomenal - Unwelcome Hero
14 - Creation of Darkness - Arch-Fiend
15 - Internal Chaos - The Arc
16 - Satura - Dearth of Liberty
17 - Ahoora - Drizzle Knight
18 - 1000 Funerals - Sutured Lips

dimanche 13 décembre 2020

John Frusciante : Soft Guitar


Né en 1970 à New York, John Frusciante est recruté par les Red Hot Chili Peppers en 1988 pour remplacer leur précédent guitariste mort d'une surdose d'héroïne. Il a donc été le guitariste des Red Hot Chili Peppers avant de ne plus l'être. Puis il est redevenu le guitariste des Red Hot Chili Peppers avant de ne plus l'être encore. Depuis 2019, il est de nouveau le guitariste des Red Hot Chili Peppers… ça va, jusque-là vous suivez ? 

Il ne s'en est jamais caché : il est raide dingue de Jimi Hendrix. Du maître il a emprunté le jeu viscéral, énergique, épuré, terriblement dynamique et efficace. Frusciante n'est pas un technicien hors pair, ses solos sont souvent émaillés de pains plus ou moins volontaires et maîtrisés. C'est ce qui fait le charme et la personnalité de son jeu et lui a valu d'être classé par BBC Music en tête du classement des meilleurs guitaristes sur les 30 dernières années, juste devant Slash.

En dehors de sa participation aux Red Hots, Frusciante s'est également fendu d'une bonne dizaine d'albums en solo et de nombreuses collaborations avec des artistes aussi divers que Johnny Cash, Ziggy Marley, Duran Duran ou les rockeuses de Butcherettes.


01 - Head (Beach Arab) (1994 - Niandra Lades and Usually Just a T-Shirt)
02 - Cereal Song (1999 - The Bicycle Thief : You Come and Go Like a Pop Song)
03 - La Sirena (1999 - Banyan : Anytime at All)
04 - I Will Always Be Beat (2001 - From the Sounds Inside)
05 - We'll Meet Again (2002 - Johnny Cash : The Man Comes Around)
06 - Rainbow in the Sky (2003 - Ziggy Marley : Dragonfly)
07 - Falling (2004 - BOF : The Brown Bunny)
08 - Surrogate People 
       (2004 - John Frusciante & Josh Klinghoffer : A Sphere in the Heart of Silence)
09 - Water (2004 - Shadows Collide With People)
10 - This Is How I Feel (2006 - Glenn Hughes : Music for the Divine)
11 - Hands (2007 - Ataxia : AW II)
12 - Hard Life Easy (2007 - Satellite Party : Ultra Payloaded)
13 - Saw Something (2007 - Dave Gahan : Hourglass)
14 - The Heart Gently Weeps (feat. Dhani Harrison & Erykah Badu) 
       (2007 - Wu-Tang Clan : 8 Diagrams)
15 - You Can't Stop Me Now (2008 - RZA : Digi Snacks)
16 -  Let the Good Times Roll (2008 - George Clinton : George Clinton and His Gansters of Love)
17 - Way Down (feat. RZA, & Barbie Hatch) (2009 - N.A.S.A. : The Spirit of Apollo)
18 - Today (2009 - The Empyrean)
19 - Tigress Ritual (2010 - Swahili Blonde : Man Meat)
20 - Uprane (2012 - PBX Funicular Intaglio Zone)
21 - Todo Menos el Dolor (2014 - Kimono Kult : Hiding in the Light)
22 - Stage (2014 - Enclosure)
23 - My Half (2015 - Le Butcherettes : A Raw Youth)
24 - What Are the Chances ? (2015 - Duran Duran : Paper Gods)

mardi 8 décembre 2020

Carré d'As : Diego Armando Canciones

Comment ne pas rendre hommage au maestro du ballon rond autrement qu'en musique. S'il fut le plus grand footballeur de tous les temps, il fut aussi le personnage le plus rock and roll, aussi bien dans les 18 mètres qu'en dehors. Entre le gamin des faubourgs de Buenos Aires et la main de Dieu, entre le fils de la bonbonnière et le roi de la coke, le prince des faubourgs et le voyou des villes, qui était Diego Armando Maradona ? Ange ? Démon ? Dieu ? Ou génial traîne-savate ?

Ne comptez pas sur moi pour vous fournir une réponse définitive et sensée. Le mieux que je puisse vous dire c'est que s'il n'avait pas été aussi doué avec ses pieds, il aurait été Keith Richards, ou Lemmy Kilmister, ou Bon Scott. Un Hendrix, un Cobain, un Bonham, un Lennon ou un Brian Jones.

Pour rendre hommage au pibe del oro, quoi de mieux que de compiler quelques groupes de rock argentins, épaulés par un petit frenchy. Tous ont en commun d'avoir dédié une chanson à Diego Armando. Je connais peu de personnalités publiques ayant bénéficié d'une telle sollicitude… à part la mère Michel qui a perdu son chat.

Rappelons-nous seulement qu'en cette belle journée de juin 1986, nous avons vu la main de Dieu et le but du siècle à quelques minutes d'intervalle.

>>>>> LA BOMBONERA

01 - Manu Chao - La Vida Es una Tómbola (bonus)
02 - Los Piojos - Maradó
03 - Ratones Paranoicos - Cristal
04 - Andrés Calamaro - La Noche
05 - La 25 - Buenos Aires
06 - Los Piojos - Hoy Es Hoy
07 - Ratones Paranoicos - Para Siempre Diego
08 - Andrés Calamaro - Siete Vidas
09 - La 25 - A la Buena de Dios
10 - Los Piojos - Amor de Perros
11 - Ratones Paranoicos - Cara Verde
12 - Andrés Calamaro - Diego Armando Canciones
13 - La 25 - Cruz de Sal
14 - Los Piojos - Mi Babe
15 - Ratones Paranoicos - Un Vodka Doble
16 - Andrés Calamaro - Cuando no Estás
17 - La 25 - Chica del 2000
18 - Rodrigo - La Mano de Dios (bonus)

jeudi 3 décembre 2020

Voici… Axelle Red [ par Zocalo ]


« Après avoir sillonné le monde, surmonté les éléments déchaînés, affronté des populations hostiles, celui que les indigènes de Patagonie surnomme El Loco de Sangre, nous revient de son lointain périple. Les cheveux en bataille et la sacoche pleine de jolie musique, il rentre au bercail pour savourer un repos bien mérité. Zocalo, c'est un peu notre Hemingway à nous : grand bourlingueur devant l'Éternel et pourvoyeur de contes merveilleux. »

Depuis de nombreuses années (mais combien exactement ?), je me suis fait une spécialité des musiques d'ailleurs. Avec vous, nous avons visité la Suède, la Suisse, l'Espagne, le Portugal, la Catalogne. Puis, nous nous sommes enhardis en direction de la Colombie, de l'Argentine, du Chili, du Mexique, du Pérou. Toujours plus loin, nous nous sommes aventurés au Japon, en Corée. Non, pas en Corée ? Pas encore ? Rassurez-vous, ce n'est que partie remise. Cependant, il existe un ailleurs dont je ne vous ai jamais parlé, ou si peu : la France.

La France, ce petit pays verdoyant perdu à l'ouest de l'Europe possède les coutumes les plus rares et les plus improbables, telles que, vous n'allez jamais le croire, la dégustation des grenouilles et des escargots, la multiplication des taxes et impôts les plus originaux et les plus divertissants (par exemple la TVA sur la taxe de recyclage des produits électro-ménagers : un impôt sur l'impôt, en somme), le record mondial du nombre de jours de grève (114 jours par an pour 1000 habitants), la seule équipe nationale de football qui s'est mise en grève de toute l'histoire de ce noble sport.

Bien que la France compte 67 millions de Présidents de la République qui tous, ont la conviction de posséder la solution idéale à tous les maux du pays et du reste du monde, elle est dirigée par le seul français qui semble n'avoir aucun avis sur ces sujets.

Le français est soucieux de l'avenir de la planète et de la préservation de son cadre de vie. Ainsi, les jours d'élection, il est prompt à terminer sa partie de chasse à courre avant de sauter dans son 4x4 diesel pour aller voter écolo.

Voici donc un rapide aperçu de cette contrée insolite que nous allons visiter au cours des prochains mois. Et pour commencer, je vous propose une jolie compile de la chanteuse Axelle Red.Axelle, de son vrai nom Fabienne Demal, est née... Mais quoi ? Que me dit-on dans la salle ? Axelle Red ne serait pas française ?

Elle serait belge ? Allons donc, balivernes, coquecigrues, billevesées. Vous n'allez tout de même pas prétendre qu'une artiste aussi représentative de la culture française serait d'origine étrangère ? Tant que vous y êtes, oseriez-vous également prétendre que ne sont pas français les élites intellectuelles de ce petit pays que sont Jacques Brel, Nino Ferrer, Stephan Eicher, Léopold Sédar Senghor, Eugène Ionesco, Céline Dion, Patrick Juvet, Yasmina Khadra et Robert Charlebois ? Un peu de sérieux, que diable !

>>>>> SENSUALITÉ

01 - Le monde tourne mal
02 - BWU (Had to)
03 - Tan infantil
04 - Aphrodisiaque
05 - She's Defective
06 - A tientas
07 - Légère
08 - Mum Tell Your Son (Daughter)
09 - No sufras por mí
10 - Blanche Neige
11 - Don't Want to Know
12 - Sirve de que
13 - Vole (soul version)
14 - Gotta Serve Somebody
15 - Con solo pensarlo
16 - Voilà… tout ce qu'on peut faire (soul version)
17 - People Get Ready (soul version)
18 - Mi oración

dimanche 29 novembre 2020

11M20


Vous vous souvenez ? Ça a commencé avec les gilets jaunes et les blocs noirs. Bim ! Bam ! Que ça castagne de partout dans les rues ! Dans la foulée, c'est les SNCF qui se sont mis en grève, juste avant qu'une grippette chinetoque ne commence à faire parler d'elle. Elle a parlé tellement fort que c'est devenu une pandémie qui a entraîné une léthargie mondiale. Et tout le monde s'est calfeutré… les cons ont fini confinés ! Mais quand les cons c'est nous, ça fait quand même un petit peu mal au fion ! Alors on s'est tous retrouvés comme des glands devant la télé. Le plateau de BFM-TV est devenu the best place to be. Tout le monde avait son opinion sur l'opportunité du masque, l'efficacité de la chloroquine, la stratégie du gouvernement, l'âge du capitaine et les ragnagnas de ma belle-sœur. On a bouffé de la brandade de connerie à la louche, arrosée de fiel, d'ignorance et de mauvaise foi !

Enfin, l'été est arrivé, on a pu se lâcher un peu… mais pas trop quand même, parce qu'il y a toujours ce putain de bridé microscopique qui n'attend qu'une chose : nous grignoter les valseuses trempées dans du nuoc-mâm ! L'apéro avant le barbecue n'avait pas la même saveur. La cuite était maussade ! Avec tout ça, on pensait être peinards jusqu'au sacrifice rituel de la dinde. Et badaboum ! Retour à la case prison, sans toucher les 20.000 ! Heureusement qu'on avait fait le plein de PQ en mars. Re-BFM, re-spécialistes en tous genres, re-bouillie journalistique indigeste, re-c'est pas not' faute, c'est les aut'… le bal des faux derches entamait les prolongations. Au niveau des nouvelles pourries, on se croyait blindés ! Mais non, il a fallu que ce tas de merde de Mélenchon présente sa candidature aux prochaines élections présidentielles et qu'Eddie Van Halen casse sa pipe. L'une de ces nouvelles m'a fait pleurer, l'autre m'a fait vomir de la bile !

Putain d'année, me direz-vous ! Heureusement, un fabuleux rayon de soleil est venu sécher nos larmes. Un rayon de soleil venu d'Australie et qui s'écrit en quatre lettres et un éclair : AC/DC. Eux aussi, on les voyait au fond du trou, beaucoup les avaient déjà enterrés. Mais le diable sait se montrer généreux envers ses plus zélés serviteurs et leur offre l'opportunité d'un ultime tour de piste. Et comme Satan est d'humeur badine ces derniers temps, il nous a aussi gratifié d'un petit Sodom qui risque bien de faire saigner les hémorroïdes de Christine Boutin !

>>>>> HEYAT METALI

01 - AC/DC - Witch's Spell
02 - Warpriest - Whipmaster
03 - Phil Campbell & the Bastard Sons - Animals
04 - Yawning Earth - Thralldom
05 - Fever 333 - Wrong Generation
06 - Speed Stroke - Scene of the Crime
07 - Killer Be Killed - Comfort from Nothing
08 - Nadir - Carry the Banner
09 - Hjelvik - The Power Ballad of Freyr
10 - Witchwood - Feelin'
11 - Legionem - AEAJATMOAAMVMSGSTGJEZ
12 - El Rojo - South
13 - Full House Brew Crew - Cult of Misrey
14 - Slough of Despair - Shattered Reality
15 - Dehumaniser - Morphine God
16 - High $tatus - Hex (feat. Mistah White)
17 - Ecclesia - Burn the Witches
18 - Our Slaviour - Media Rage


>>>>> METAL PESADO

19 - Sodom - Nicht Mehr mein Land
20 - Lorekeeper - Tusk Rider
21 - Primal Instinct - The Torch
22 - Cadaver - Let Me Burn
23 - Haunted Cenotaph - Cursed Abomination
24 - Manu Armata - Initium / Remain Radical
25 - Argorok - Odyssee
26 - Thrudvangar - Fardrengir
27 - Paradoxxon - Küss den Lauf
28 - Homicide - Point Blank Range
29 - Brave the Cold - Hallmark of Tyranny
30 - Kataklysm - Icarus Falling
31 - Bloodstained - In your Likeness
32 - Scarlet - Devil Twins
33 - Hatebreed - Cling to Life
34 - Ritual Earth - Free From my Vessel
35 - Roadwolf - Turn It Loose
36 - Die II Reborn - Outlaw Speed

lundi 23 novembre 2020

Carré d'As : Les Gaulois Acariâtres

 
Messieurs  les  Anglo-saxons, dussé-je égratigner  vos  égos  de  vikings  sanguinaires, sachez que vous n'avez pas le monopole  de  la  méchanceté  métallique !  J'ai  même  envie  de  vous dire : « Accrochez-vous à l'élastique de vos strings en cotte de mailles, parce que ça risque un peu de vous piquer les yeux ! »

Issus de nos campagnes fécondes, bercés au gazouillis de nos ruisseaux, imprégnés des senteurs de nos pâturages et nourris du miel de nos terres chéries, ce sont des milliers de gamins chevelus qui se sont appropriés les lois sacrées du métal, gravées dans le marbre des années 70 par quatre forgerons de Birmingham.

Partons donc pour un tour de Gaule express à la découverte de quelques-uns de ces jeunes effrontés. Première étape en Alsace, à Mulhouse plus précisément, qui abrite MERCYLESS depuis 1991 — furieuse bande de thrash/death sombre dont les sept albums ont de quoi donner des sueurs froides à bon nombre de poids-lourds du circuit international. HEOL TELWEN (Soleil Noir), ceux-là délivrent un black metal puissant et fortement teinté de folklore celtique… d'autant plus étonnant que le groupe a vu le jour au Blanc-Mesnil, dans la région parisienne. La Bretagne, il en sera aussi question avec UNDER THE ABYSS qui a appareillé de la cité du Ponant en 2004. Et pour se mettre la tête à l'envers, entre deux bolées de cidre et une crêpe complète, rien de mieux que le heavy/thrash des redoutables Ti' Zefs. Enfin, atterrissage à Grenoble où vous serez accueillis par les trapus de EIGHT SINS qui pratiquent un thrash assaisonné à la sauce hardcore… s'il vous reste un peu de place, vous reprendrez bien un peu de gratin dauphinois ?

>>>>>> ASTÉRIX

01 - Mercyless - The Mother of All Plagues
02 - Heol Telwen - Kan Ar Kern
03 - Under The Abyss - The Bearer of Light
04 - Eight Sins - Intro / Crawling Enemy
05 - Mercyless - Pathetic Divinity
06 - Heol Telwen - Ar Korrigan Du
07 - Under The Abyss - Black Sheep
08 - Eight Sins - Vultures
09 - Mercyless - Swallow my Soul
10 - Heol Telwen - Enez Glaz
11 - Under The Abyss - Meaningless Things
12 - Eight Sins - Bloodshed Salvation
13 - Mercyless - Descending to Conquer
14 - Heol Telwen - Dahud
15 - Under The Abyss - Trapped Under Sand
16 - Eight Sins - Serpents

mercredi 18 novembre 2020

Phil Collins : The Genesis of Drums


« Phil Collins est le batteur de Genesis ! »

Voilà ce que j'appelle une chronique rondement menée. En quelques mots tout est dit… et bien dit ! Franchement, je suis plutôt fier de moi !

Mais je vous connais, bande de petits farfelus, et je sais que vous ne me lâcherez pas tant que vous n'en saurez pas plus sur Philip David Charles Collins, né le 30 janvier 1951 à Londres, qui a commencé à jouer de la batterie à 5 ans et épousé la carrière de musicien professionnel à 18 au sein de Flaming Youth, avant d'être recruté par Genesis en 1970. Je sais aussi que vous vous demandez si cet auteur-compositeur, chanteur, multi-instrumentiste et producteur a collaboré avec d'autres artistes. Ce à quoi je répondrai sans hésitation : OUI !… et pas qu'avec des brèles ! Et parmi les artistes qui auraient également pu faire partie de cette jolie compile, figurent John Cale, Elliott Murphy, Camel, Robert Fripp, Daryl Hall, Lee Ritenour, Chaka Khan, Kate Bush, David Crosby, Manhattan Transfer…

Sinon, vous ai-je dit que Phil Collins était le batteur de Genesis ?

>>>>> MAN ON THE CORNER

01 - Weightless (1969 - Flaming Youth : Ark 2)
02 - Don't You Feel It (1974 - Eugene Wallace : Book of Fools)
03 - Savannah Woman (1975 - Tommy Bolin : Teaser)
04 - Don't Be Silly (1976 - William Lyall : Solo Casting)
05 - No One Receiving (1977 - Brian Eno : Before and After Science)
06 - I'm in the Mood (1978 - Rod Argent : Moving Home)
07 - Wal to Wal (1979 - Brand X : Product)
08 - No Self Control (1980 - Peter Gabriel : III)
09 - Sheba (1980 - Mike Oldfield : QE2)
10 - Immunity (1981 - Rupert Hine : Immunity)
11 - I See Red (1982 - Anni-Frid Lyngstad : Something's Going On)
12 - In the Mood (1983 - Robert Plant : The Principle of Moments)
13 - Island Dreamer (1983 - Al Di Meola : Scenario)
14 - For Every Heart That's Been Broken (1984 - Philip Bailey : Chinese Wall)
15 - Tearing Us Apart (feat. Tina Turner) (1986 - Eric Clapton : August)
16 - Angry (1986 - Paul McCartney : Press to Play)
17 - Love at a Distance (1989 - Stephen Bishop : Bowling in Paris)
18 - War (1994 - Dave Greenslade : The Pentateuch of the Cosmogony)
19 - Do Nothin' Till You Hear From Me (1995 - Quincy Jones : Q's Jook Joint)
20 - The Downward Pull of Human Nature (1996 - John Martyn : And)
21 - The Big Bang (2008 - Simon Collins : U-Catastrophe)
22 - Serpentine Fire (2017 - Nathan East : Reverence)

samedi 14 novembre 2020

PopaLive


Voyons voir ce que raconte Wikipedia sur Popa Chubby ! « Theodore Joseph Horowitz, dit Popa Chubby, né le 31 mars 1960 à New York, est un chanteur et guitariste américain de blues et de rock. Son nom de scène est tiré d’une expression d'argot "pop a chubby", qui veut dire "avoir une érection" ».

Bon, ben, voilà, je crois que j'ai tout dit, je peux retourner me coucher !

Il serait quand même judicieux de rappeler que le petit Theo découvre la musique très jeune, en écoutant des disques de blues (Willy Dixon, Muddy Waters, B.B. King…) et de rythm’n’blues (Otis Redding, Wilson Picket, Aretha Franklin…). Il a d'ailleurs commencé à jouer de la batterie à 13 ans. Ce n'est que plus tard, en découvrant les Stones, Hendrix, Page, Cream, qu'il se tourne vers la guitare. À l'aube des années 90, il entame sa carrière de musicien professionnel. En 30 ans de métier, le gaillard a sorti la bagatelle d'une trentaine d'albums, que ce soit en studio ou en public. 
 
Et c'est justement de live dont nous allons parler aujourd'hui, avec une collection de chansons empruntées à des artistes qui ont eu leur quart d'heure de gloire, exécutées sur scène de façon magistrale par un Popa Chubby ébouriffant. Bien entendu, je ne vous ferais pas l'affront de vous donner le nom des artistes qui ont composé ces différentes œuvres. Si vous séchez, vous pouvez toujours demander à Wikipedia !

>>>>> BIG MAN, BIG GUITAR

01 - (Sittin' on) The Dock of the Bay
02 - Love in Vain
03 - Gloria
04 - Brown Sugar
05 - Hey Joe
06 - Wild Horses
07 - Rock Me Baby
08 - Sympathy for the Devil
09 - Walk on the Wild Side
10 - Hallelujah

lundi 9 novembre 2020

Carré d'As du Crossover


Comment voulez-vous qu'un pauvre métalleux ne devienne pas complètement zinzin après plusieurs années de pratique ?!?!?

Non pas que la musique qu'il ingurgite à longueur de journée soit nocive pour ses neurones (quoique !!!), mais la multiplication des genres, des sous-genres et, parfois même, des sous-sous-genres a de quoi nuire gravement à son intégrité mentale, déjà salement esquintée par l'absorption massive d'eau-de-vie à base d'orge maltée.

Ici, nous avons affaire avec le crossover thrash (simplement appelé crossover) qui se définit comme un croisement entre le thrash metal et le punk hardcore… le fils incestueux du punk et du metal, en quelque sorte !

Les cadors dans ce créneau sont sans conteste les Américains de Suicidal Tendencies, qui appartiennent aussi aux branches funk metal et skate punk. Américain lui-aussi, le groupe Municipal Waste trouve sa place sur l'étagère thrash metal/hardcore punk. Les frenchies de Black Bomb A pointent également au metalcore et au punk hardcore. Quant à Brésiliens de Ratos De Porão, on les retrouve aussi dans la case D-Beat !

Assurément un carré d'as qui va coller la migraine à certains !!! 

>>>>> MULTISEGMENT

01 - Ratos De Porão - Neocanibalismo
02 - Suicidal Tendencies - Clap Like Ozzy
03 - Black Bomb A - On Fire
04 - Municipal Waste - I Just Wanna Rock
05 - Ratos De Porão - Fragments of Conquest
06 - Suicidal Tendencies - No More, No Less
07 - Black Bomb A - No Way
08 - Municipal Waste - The Thrashin' of the Christ
09 - Ratos De Porão - Obesidade Mórbida Constitucional
10 - Suicidal Tendencies - Fucked Up Just Right !
11 - Black Bomb A - Madmen
12 - Municipal Waste - Acid Sentence
13 - Ratos De Porão - Expresso da Escravidão
14 - Suicidal Tendencies - Shake It Out
15 - Black Bomb A - Kiss of Death
16 - Municipal Waste - New Dead Masters

mercredi 4 novembre 2020

Carré d'As : Play It Like AC/DC

 
Beaucoup pensaient que le groupe ne se relèverait pas des multiples épreuves qu'il avait endurées ces dernières années. Problèmes d'audition pour le chanteur, tracas judiciaires pour le batteur et surtout, disparition de sa colonne vertébrale en la personne de Malcolm Young. 2020, le 13 novembre, les kangourous électriques seront de retour dans l'arène avec une nouvelle rondelle argentée dont les extraits diffusés sont plus qu'enthousiasmants. Intro, couplet, refrain, couplet, solo, refrain… cherchez pas, c'est du AC/DC pur jus. Depuis l'invention de la pelle à tarte, on n'a rien trouvé de plus simple et de plus efficace. Et ça fait presque 50 piges que ça dure… je parle d'AC/DC, pas des pelles à tarte ! C'est désormais sur les seules épaules d'Angus Young que repose la destinée du groupe. Mais on connait le gaillard, c'est pas le genre de petit branleur qui va chialer dans les jupes de sa reum quand y'a plus de Chocapic ! Il fait partie de la légende du rock et la flamme de son frangin disparu continue de brûler dans son cœur.

Nous devons être plusieurs millions sur la planète à attendre ce jour et, vu l'année de merde qu'on vient de passer, on a vraiment hâte de se coller une bonne grosse dose de décibels entre les oreilles. En attendant, je vous propose quelques mignardises susceptibles de vous mettre l'eau à la bouche. Petite sélection de groupes qui se la jouent AC/DC. C'est frais, c'est sympa, c'est dynamique… manque juste un p'tit quèqu'chose : just call me ANGUS !

>>>>> BACK IN HIGHWAY TO HELL

01 - Ohrenfeindt - Das Geld Liegt auf der Strasse
02 - Stripwired - Another Shot
03 - Motorocker - Curva de Rio
04 - L.A. Collection - Dirty Job
05 - Ohrenfeindt - Zwei Fäuste für Rock 'n' Roll
06 - Stripwired - Knock Me Out
07 - Motorocker - Tocando Horror
08 - L.A. Collection - Straight to the Bone
09 - Ohrenfeindt - Sechser im Lotto
10 - Stripwired - Drop the Bomb
11 - Motorocker - M.C. Brazil
12 - L.A. Collection - Mind Over Money
13 - Ohrenfeindt - Die Muse Ist im Urlaub
14 - Stripwired - Back Door
15 - Motorocker - Shadow Road
16 - L.A. Collection - Out of Touch

samedi 31 octobre 2020

10M20


Le corps humain présente l'extraordinaire faculté de produire des anticorps pour combattre les virus qui l'attaquent. Partant de ce postulat, serait-il si saugrenu d'envisager que le fameux coronavirus qui nous tient par les couilles depuis des mois, pourrait lui-même être un anticorps sécrété par notre belle planète pour se débarrasser de son plus virulent prédateur… NOUS !

Putain ! Que je suis heureux de faire partie de la grande famille humaine… entité supérieure à toute autre forme de vie sur Terre. Si supérieure qu'elle s'évertue à éradiquer machinalement tout obstacle à son expansion, qu'il soit animal, végétal, minéral, parfois même humain, si le besoin s'en fait sentir. Oui je suis fier d'appartenir à cette lumineuse confrérie qui a imaginé la bombe atomique, les religions et le McDonald's — tous trois fondés sur le principe de la destruction massive. « Ce qui ne me tue pas me rend plus fort » disait Nietzsche en 1888. Aujourd'hui, modestement, je lui rétorquerais : « Ce qui m'a rendu fort est en train de me tuer ». Petit à petit, l'humanité est devenue la grenouille de la fable qui gonfle, gonfle et regonfle encore jusqu'à l'inéluctable éclatement.

On a bouffé comme des gorets, posé nos pieds sales sur des plages vierges. On a mis en cage les cascades et les nuages. On a chié dans les ruisseaux, siphonné les océans, sans jamais nous soucier des vents et des marées. Est-ce qu'au jour du grand chambardement, nous oserons seulement regarder la Terre, les yeux dans les yeux ?

>>>> ഹെവി മെറ്റൽ

01 - Diamond Rexx - Pain
02 - Eight Ounces - Blood Red Flows
03 - Destroyers - Krwawa Hrabina
04 - Respeto - Revancha
05 - Heretic - Golden Rule
06 - Fear No Empire - Revolt
07 - Raging Speedhorn - Doom Machine
08 - Forsaken Age - Death Terror
09 - Subzero - House of Grief
10 - Vessel Of Light - Last Ride
11 - Arkan - Shameless Lies
12 - Six Feet Under - Zodiac
13 - Ajariguan - Shaken
14 - Lunatic Power - The Lawyer of the Grace
15 - Blaze the Thunder - Thunder
16 - Vulvarine - Randy Haze
17 - Ironed Out - A.C.A.B.
18 - Random Play - Mr. Bones / Hard Game


>>>>> බර ලෝහ

19 - Blue Öyster Cult - That Was Me
20 - Celestial Season - The Ourobouros
21 - Yeghikian - Morning Star
22 - XIII - Nurotika
23 - Fox Lake - 484
24 - Benediction - Stormcrow
25 - Liliac - Dear Father
26 - To Kill Achilles - 21:36
27 - Pull Down the Sun - Tūrehu
28 - Somas Cure - Bandera Negra
29 - Black Sun Brotherhood - Witches' Sabbath
30 - Ohm Rune - Ether
31 - Saltatio Mortis - Palmen aus Stahl
32 - Fudge - I'm a Wolf
33 - DevilDriver - Dealing With Demons
34 - Ohrenfeindt - Du Brauchst Rock
35 - Bullitt - Bleed
36 - Blindgänger - Held

dimanche 25 octobre 2020

Eric Gales : Black Magic Guitar

En furetant sur la toile, j'ai appris que dans son arsenal technique, Jimi Hendrix disposait d'une astuce consistant à pincer les deux cordes les plus graves de son manche avec le pouce, afin de laisser les quatre autres doigts libres de vadrouiller sur les cordes  aiguës. Facile à écrire, plus compliqué à exécuter !

Tous ceux qui se revendiquent du maestro se sont naturellement inspiré de ces hendrixeries si caractéristiques. Si John Frusciante demeure l'un de ses plus fameux héritiers, il serait ballot de passer à côté d'Eric Gales. Moins connu que le guitariste des Red Hot Chili Peppers, il n'en demeure pas moins redoutable quand il s'agit de faire gémir une 6-cordes amplifiée.

Né en 1974 à Memphis, Tennessee, le petit Eric s'est mis à la guitare dès 4 ans. Bien que droitier, il joue comme un gaucher sur une guitare de droitier avec les cordes montées à l'envers (les basses en bas). Et ne croyez pas qu'il s'agit d'une coquetterie pour ressembler à Hendrix : tout simplement il a appris à jouer avec son frère Eugene qui est un vrai gaucher. 

Fin 1990, Eric à la guitare, Eugene à la basse et Hubert Crawford à la batterie se réunissent au sein du Eric Gales Band. Le premier album sort en 1991, suivi d'un autre en 1993 qui connaissent un franc succès, portés par des tubes comme Sign of the Storm et Paralyzed. En 1994, Gales a joué avec Carlos Santana au festival de Woodstock avant de rejoindre ses frangins Eugene et Manuel pour l'enregistrement d'un album. C'est finalement en 2001 qu'il se lance tout seul sur scène et commence à produire des disques avec la régularité d'un coucou suisse. En 2013, il monte un nouveau projet avec Doug Pinnick, bassiste de King's X et Thomas Pridgen, batteur de Mars Volta. Deux albums de bon gros hard rock bien saignant sont lâchés. 

En 2019 et 2020, il remporte le Award de meilleur artiste blues de l'année. Comme saint Jimi, il sait allier feeling et virtuosité, rondeur et acidité, force et tranquillité. Vous l'aurez compris, nous n'avons pas à faire à un branleur de manche, mais bien à un stakhanoviste de la plus belle conquête de l'homme… la guitare électrique ! 

>>>>> BORDERLINE PERSONALITY

01 - No One Else (1991 - The Eric Gales Band)
02 - Temple of Deliverance (1993 - Picture of a Thousand Faces)
03 - Rockin' Horse Ride (1996 - Left Hand Brand)
04 - Layla (feat. Derek Trucks) (Derek and the Dominos Cover) 
       (1999 - V.A. : Songs of Eric Clapton)
05 - Insane (2001 - That's What I Am)
06 - Trampled Underfoot (Led Zeppelin Cover) (2003 - V.A. : Songs of Led Zeppelin)
07 - May This Be Love (Jimi Hendrix Cover) (2004 - V.A. : A Tribute to Jimi Hendrix)
08 - Trouble (2006 - Crystal Vision)
09 - Honey in the Comb (2007 - The Psychedelic Underground)
10 - The Sound of Electric Guitar (2008 - The Story of my Life)
11 - The Psychedelic Underground (2009 - Layin' Down the Blues)
12 - The Spice (2010 - Relentless)
13 - Tortured Mind (2011 - Transformation)
14 - Hate Crime (feat. Doug Pinnick & Thomas Pridgen) 
       (2013 - Pinnick Gales Pridgen : Pinnick Gales Pridgen)
15 - Pickin'n Grinnin' (2013 - Ghost Notes)
16 - Psychofunkadelic Blues (feat. Doug Pinnick & Thomas Pridgen) 
       (2015 - Pinnick Gales Pridgen : PGP 2)
17 - Steep Climb (feat. Zakk Wylde) (2014 - Good For Sumthin')
18 - I Don't Know (2017 - Middle of the Road)
19 - Reaching for a Change (2019 - The Bookends)

dimanche 18 octobre 2020

Carré de Dames : Adorables Growleuses

 
Comment vous dites ?… Le death metal ?… Ah oui, vous parlez de cette musique indigeste chantée par des ânes en rut ! Ben non, très peu pour moi ! Je préfère encore me taper l'intégrale de John Zorn, en buvant du thé au beurre de yak femelle au fin fond d'une lamaserie tibétaine cernée par l'armée chinoise ! En dix mots comme en cent : « Le death metal n'est pas ma madeleine de proûttt ! »

Mais ça, c'était avant ! Avant de tomber, par le plus diabolique des hasards, sur Rise of the Tyrant, septième album du groupe de death metal suédois Arch Enemy qui m'a transporté de bonheur. Death mélodique facile à digérer pour les cœurs en marshmallow comme moi, mais death proféré par Angela Gossow, une petite nana, carrossée comme une décapotable anglaise… sauf qu'elle est née à Cologne. Durant dix ans, la blondinette a tenu les rênes d'Arch Enemy, épaulée par les frangins Amott et s'est imposée comme l'une des pionnières du chant guttural féminin. Je ne vous dirai pas que depuis, je me badigeonne les tympans au death, mais la belle Teutonne m'a fourni quelques astuces pour appréhender cette musique âpre et difficile d'accès.

Profitons-en pour découvrir un adorable quatuor de braillardes extrêmes qui délivrent la bonne parole de notre seigneur Belzebuth, au sein d'orchestres de mort métal. Et commençons par la sublime Kitty Saric, rouquine suédoise incendiaire et chanteuse du groupe Decadence. Ne vous fiez pas à ses grands yeux de biche, elle pourrait vous arracher le cœur avec ses crocs. Miss Wera Zbieg nous vient tout droit de sa Pologne natale. Elle officie au sein de Sceptic et porte les dreadlocks comme d'autres lèvent au ciel un poing ganté de cuir. Crête peroxydée, mèche bleue ou dreadlocks blondes, Anna Tkalya est gaulée comme un petit rat de l'Opéra, mais quand elle est au micro de Blind Ivy, la jolie Russe est aussi féroce qu'un Tyranosaurus Rex. Créé à Stockholm, Frantic Amber est un groupe constitué à 80 % de filles : la seule entité mâle étant reléguée aux tâches ménagères de batteur… bonjour la parité ! Au chant, une Danoise, souple comme une liane, effilée comme une navaja : Elizabeth Andrews. Caparaçonnée de cuir, elle vous fera connaitre l'extase de sa voix d'outre-tombe.

>>>>> WAGES OF SIN

01 - Decadence - Red Façade Hotel
02 - Sceptic - Internal Complexity
03 - Frantic Amber - Khutulun
04 - Blind Ivy - Count to 5
05 - Decadence - Challenge
06 - Sceptic - Anomaly
07 - Frantic Amber - Crimson Seas
08 - Blind Ivy - Nocebo
09 - Decadence - Underground
10 - Sceptic - Manipultaed
11 - Frantic Amber - Joshitai
12 - Blind Ivy - Embryo Hatred
13 - Decadence - Something More
14 - Sceptic - Paralized, Mesmerized (Coroner Cover)
15 - Frantic Amber - Soar
16 - Blind Ivy - Octagon

dimanche 11 octobre 2020

Flea : Flying Bass


Michael Balzary, surnommé Flea, est le bassiste fondateur des Red Hot Chili Peppers ! Et puisqu'il en est ainsi, il n'y aura aucune chanson de ce groupe de déglingos dans cette compile ! Voilà, ça c'est dit, on ne reviendra pas dessus ! 

Né en 1962 à Melbourne, il est initié très jeune au jazz. Il s'essaie tout d'abord à la batterie avant de se tourner vers la trompette à l'âge de 10 ans. C'est à 17 ans qu'il se met à jouer de la basse, après avoir découvert Kiss, Jimi Hendrix et Led Zeppelin par l'intermédiaire d'Hillel Slovak, avec lequel il mettra sur pied le projet Red Hot Chili Peppers. Pour ce faire, il refuse l'offre de Johnny Rotten de le rejoindre dans son nouveau groupe Public Image Limited.

Parallèlement à son job au sein des Red Hots, il mène une belle carrière d'acteur. On peut entre autres le voir dans les épisodes 2 et 3 de Retour vers le futur et The Big Lebowski. Bassiste à la technique impressionnante, ce joyeux luron a également marqué les esprits en se produisant entièrement nu pour le concert des 30 ans de Woodstock en 1999… il se murmure que les spectatrices du premier rang ne s'en sont toujours pas remises !


01 - Leave my Monkey Alone (1987 - Warren Zevon : Sentimental Hygiene)
02 - Bust a Move (1989 - Young MC : Stone Cold Rhymin')
03 - Sleepin' Wit my Fonk (1994 - Sir Mix-A-Lot : Chief Boot Knocka)
04 - You Oughta Know (1995 - Alanis Morissette : Jagged Little Pill)
05 - Freeway (1996 - Porno For Pyros : Good God's Urge)
06 - I Make my Own Rules (feat. (feat. LL Cool J, Dave Navarro & Chad Smith) 
       (1997 - BOF : Private Parts)
07 - Kettle Whistle (1997 - Jane's Addiction : Kettle Whistle)
08 - War (feat. Bone Thugs-N-Harmony, Henry Rollins & Tom Morello) 
       (1998 - BOF : Small Soldiers)
09 - Barcelona (1998 - Jewel : Spirit)
10 - #1 da Woman (2001 - Tricky : Blowback)
11 - Heart of Gold (Neil Young Cover) (2003 - Johnny Cash : Unearthed vol. 2 - Trouble in Mind)
12 - This Apparatus Must Be Unearthed (2003 - The Mars Volta : De-Loused in the Comatorium)
13 - Double Jeopardy (2005 - Joshua Redman : Momentum)
14 - Hard Life Easy (2007 - Satellite Party : Ultra Payloaded)
15 - Bleed for Something Beautiful (Trumpet) 
       (2008 - Keith Caputo : A Fondness for Hometown Scars)
16 - Enough of Me (2009 - John Frusciante : The Empyrean)
17 - Baby Can't Drive (feat. Alice Cooper & Nicole Scherzinger) (2010 - Slash : Slash)
18 - Hell Broke Luce (2011 - Tom Waits : Bad As Me)
19 - Hey, Shooter (feat. Erykah Badu) 
       (2012 - Rocket Juice & The Moon : Rocket Juice & The Moon)
20 - Helen Burns (Piano) (feat. Patti Smith) (2012 - Flea : Helen Burns)
21 - Stuck Together Pieces (2013 - Atoms For Peace : Amok)
22 - Providence (2014 - Antemasque : Antemasque)
23 - It's a Rockin' World (2018 - Joe Strummer : Joe Strummer 001)
24 - Was Never There (2019 - Pluralone : To Be One With You)

jeudi 1 octobre 2020

09M20

Mes amis, c'est officiel, Ségolène Royal se dit prête à se lancer dans la campagne présidentielle de 2022… si elle entend que la France la réclame. À titre tout à fait personnel et amical, j'ai envie de lui dire : Ségo, ma Ségo, t'emmerde pas avec ça, la France n'a pas besoin de toi. On te l'a déjà dit en 2007. Faut te le répéter en patois charentais ou en langue inuit ? Alors, reste chez toi à t'astiquer le cornichon. Ça ne peut pas de faire de mal, et nous, ça va nous faire un bien fou ! Et puis, quand on a été ambassadrice des pôles, qu'on a régné sur des phoques et des pingouins, quelle déchéance ce serait de se retrouver à gouverner un troupe de moutons bêlants. Sinon, tu veux qu'on reparle de l'état financier dans lequel s'est retrouvée la région Poitou-Charentes après tes dix années de gestion calamiteuse ? Non, vaut mieux pas ! Parce qu'à côté de toi, Bernard Madoff pourrait aisément passer pour un bienfaiteur de l'humanité. Si tu le veux bien, on ne parlera pas non plus de la fumeuse Opération Écotaxe qui nous a quand même plombés de quelques petits milliards d'euros ! Mais chut, on a dit qu'on n'en parlait pas ! Je n'irai pas jusqu'à dire qu'après ton passage aux pôles, la calotte glaciaire a perdu 7 % de sa superficie, mais avoue quand même que c'est une putain de sacrée coïncidence ! Et tout ça dans la plus totale impunité… soyons objectifs, ça dépasse le surnaturel, c'est carrément de l'ordre du miraculeux !

Alors Ségo, ma Ségogo, comme tout ce que tu touches se transforme en merde, s'il te plaît ne fais plus rien, ne touche plus rien, ne dis plus rien, va te terrer dans une grotte au fin fond de l'Ardèche et si dans dix ans elle ne s'est pas écroulée sur ta tronche, tu pourras peut-être revenir nous faire un petit coucou… mais c'est pas une obligation !

>>>>> ÞUNGUR MÁLMUR

01 - The Electric Mud - Reptile
02 - Vloed - Overdose - Chasing the Dark
03 - Blood Moon
04 - Serpent Omega - At the Mountains Edge
05 - Nocturn - Instant d'éternité
06 - Götterdämmerung - Viktoria Höhe
07 - South Of No North - Indie Ass
08 - Scorged - Deep Contempt
09 - Wild Parade - Pestilence
10 - Creepout - Fvck Yovr Heaven (feat. Ill-Tee)
11 - South Of Salem - Let Us Prey
12 - Demolizer - Cancer in the Brain
13 - Void Machine - Money Is Always Right
14 - Peer Pressure - Atyches
15 - Napalm Death - Contagion
16 - Svalbard - What Was She Wearing ?
17 - Varg - Rán / Fara til Ránar (feat. Chrigel)

>>>>> INTSIMBI ENZIMA

19 - Cline's Mind - A Beautiful Chaos
20 - People On The Side - The Reason
21 - Alpha Wolf - Ultra-Violet Violence
22 - Old Blood - Lake Bottom
23 - Black Stone Machine - Raging Bull
24 - Hexx - Signal 30 I-5
25 - Rising Steel - Led by Judas
26 - Messiah - Dein Wille Geschehe
27 - Lux Serpent - Will
28 - Torch - All Metal, No Rust
29 - Wild Krash - Start Up / Living Wild
30 - Shadow People - Cocaine Magic
31 - Desert Lord - Symbols
32 - The Hellectric Devilz - Party with the Devil King (The Devil Curse, Pt. 3)
33 - Sydra - Invidia
34 - Marilyn Manson - Keep my Head Together
35 - Трезвый Заряд - Дикая Охота (Sober Charge - Wild Hunt)
36 - Rot - Triple Black