lundi 15 mars 2021

Voici... Yelle [ par Zocalo ]


« En découvrant cette compile, je me suis aussitôt précipité sur le titre n° 7 : Nuit de baise. On ne se refait pas ! J'imaginais une chanson un poil grivoise, et quelle ne fut pas ma surprise de trouver un véritable petit bijou de finesse et d'élégance. Tout n'est que nuances, allusions, sous-entendus. Acidulée comme une Chupa Chups à la fraise. Une œuvre à déguster les yeux fermés, l'esprit ouvert. À l'heure où la guerre des sexes fait rage, qu'il est apaisant de constater que quelques jolies jeunes femmes osent s'aventurer sur des territoires où on ne les attend pas forcément. »

Nul n’est prophète en son pays. Voilà ce que peut légitimement se dire Julie Budet, alias Yelle. Car si son groupe remporte l’adhésion du public partout où il se produit dans le monde, le succès reste mitigé en France. Et Julie en souffre, comme elle nous le confie dans le titre "Je t’aime encore".

Pourtant, Julie est une warrior. Elle a survécu au réseau social "MySpace", à une époque où ce terme de réseau social n’existait pas encore. Elle survit encore à l’invitation faite par Michaël Youn de participer à ce monument de bon goût français qu’est le clip de "Parle à ma main", du groupe éphémère Fatal Bazooka.

Musicalement parlant, Yelle a traversé toutes les époques de l’electropop français. Elle a chanté  successivement sur un accompagnement de synthétiseurs, avant de passer par l’étape obligée de l’Auto-tune et maintenant se produit avec deux sample pads Roland pour tout orchestre. C’est simple, terriblement efficace et se transporte tout entier dans le coffre d’une Twingo.

En 2007, Julie reprend "À cause des garçons", un morceau alors complètement oublié d’un duo de circonstance composé de Laurence Heller et Hélène Bérard. L’un des musiciens de son groupe en fait un remix qui devient instantanément et bien involontairement un hymne de la mode tecktonik, cette danse en vogue dans les années 2005. À la suite de cela, beaucoup auraient fui le pays, auraient changé de planète ou seraient entré dans les ordres. Mais Yelle ne se démonte pas et continue son petit bonhomme de chemin. Chacun de ses albums et l’évolution qui l’accompagne est une redécouverte de cette artiste qui inspire de nombreux groupes actuels, tels que "Monsieur Madame", pour ne citer qu’eux. Toi aussi, Yelle, on t’aime encore, et pour toujours.

>>>>> MENU DU JOUR

01 - Mon beau chagrin
02 - Complètement fou
03 - À cause des garçons
04 - Émancipense
05 - Safari Disco Club
06 - Ici & maintenant (Here & Now)
07 - Nuit de baise
08 - Je t'aime encore
09 - Florence en Italie
10 - Les femmes
11 - Noir
12 - Jeune fille garnement
13 - Raconte​-​toi (Yves Simon cover)
14 - Unillusion
15 - Interpassion
16 - Comme un enfant
17 - Je veux te voir
18 - À cause des garçons (Tepr Remix)

jeudi 11 mars 2021

This Is… King Gizzard & The Lizard Wizard


Psyché, prog, garage, acid, surf, expérimental, blues, folk, pop, punk, soul, new wave, metal, thrash, le tout parsemé d'éclats de jazz fusion… non mais, sans déconner, c'est qui ces lustucrus déboulés de nulle part et qui se paient le luxe de graver 19 albums en 10 ans de carrière ?!?!?

Tout commence en 2010 à Melbourne, avec une bande de copains qui se retrouvent après les cours pour jammer, histoire de passer du bon temps. Épaté par les prestations de ses potes, un autre larron leur propose de se produire en concert. PÂ POSSIB ! Le groupe n'a pas de nom ! Vite fait, bien fait, tout le monde se réunit autour d'une table pour un brainstorming qu'on imagine volontiers fort animé. Alors que Stu Mackenzie, principal auteur-compositeur, chanteur, guitariste et multi-instrumentiste, proposait Gizzard Gizzard, les autres membres préféraient The Lizard King, en hommage à Jim Morrison, chanteur des Doors. L'Australie étant une grande démocratie, l'affaire s'est conclue par un compromis à rallonge : KING GIZZARD & THE LIZARD WIZARD ! La grande aventure pouvait enfin commencer.

Ils signent chez ATO Records en 2011 et entament aussitôt leur marathon discographique : deux EP, 4 et 9 titres, la même année, un album en 2012, suivis de deux autres en 2013. Et ça continue au même rythme jusqu'en 2017 où ils enregistrent pas moins de cinq albums. Leur dernière offrande datant de février 2021, mon petit doigt me souffle qu'avant l'élection de Jean-Luc Mélenchon à la prochaine élection présidentielle cubaine, nous aurons l'occasion de déguster encore quelques savoureuses galettes de nos extraterrestres australiens préférés.

>>>>> DREAM BALLOON

01 - Eddie Cousin (2011 - Anglesea)
02 - Dustbin Fletcher (2011 - Willoughby's Beach)
03 - Garage Liddiard (2012 - 12 Bar Bruise)
04 - Evil Man (2013 - Eyes Like the Sky)
05 - I Am Not a Man Unless, I Have a Woman (2013 - Float Along - Fill Your Lungs)
06 - Work This Time (2014 - Oddments)
07 - Empty (2014 - I'm in Your Mind Fuzz)
08 - God Is in the Rhythm (2015 - Quarters !)
09 - N.G.R.I. (Bloodstain) (2015 - Paper Mâché Dream Balloon)
10 - Evil Death Roll (2016 - Nonagon Infinity)
11 - Anoxia (2017 - Flying Microtonal Banana)
12 - Murder of the Universe (2017 - Murder of the Universe)
13 - You Can Be Your Silhouette (2017 - Sketches Of Brunswick East, with Mild High Club)
14 - Inner Cell (2017 - Polygondwanaland)
15 - Muddy Water (2017 - Gumboot Soup)
16 - The Cruel Millennial (2019 - Fishing for Fishies)
17 - Venusian 2 (2019 - Infest the Rats' Nest)
18 - Intrasport (2020 - K.G.)
19 - See Me (2021 - L.W.)

samedi 6 mars 2021

Thomas Pridgen : Furious Drums

 
J'ai l'habitude de dire pas mal de conneries ! Pourtant, écoutez-moi bien : il se pourrait que le gaillard dont nous allons parler aujourd'hui devienne l'un des plus grands batteurs de tous les temps. L'histoire le dira !

Quand on voit son parcours, on peut se dire qu'il part avec de sérieux atouts dans les baguettes. À 9 ans, il gagne le Guitar Center Drum Off qui n'est ni plus ni moins que le plus grand concours de solo de batterie au monde et qui se tient chaque année à Los Angeles. Il devient par la même le plus jeune lauréat de ce concours. Il réitère d'ailleurs la performance l'année suivante. À tout juste 15 ans, le prestigieux Berklee College of Music lui attribue une bourse pour continuer ses études pendant quatre ans. Là encore, il était le plus jeune musicien à se voir attribué une telle bourse. Et c'est ainsi qu'en 2006, à  tout juste 23 ans, il est contacté par Omar Rodríguez-López, guitariste et fondateur de The Mars Volta, pour rejoindre le groupe… le genre de proposition qui ne se refuse pas, à moins d'avoir du foin dans les esgourdes ! Quelques tournées et deux albums plus tard, il quitte le groupe, mais continue de collaborer aux albums solos d'Omar.

Fort de cette expérience forte enrichissante, le gaillard se trouve embringué dans une multitude de collaborations artistiques, toutes plus originales les unes que les autres. Jazz, rock, expérimental, jusqu'au metal le plus extrême, aucun style ne le rebute, ni ne le met en difficulté. Ainsi le retrouve-t-on en 2020 à battre la mesure au sein de Spiritworld, groupe de death/thrash dévastateur. Le gaillard n'a pas encore 40 piges qu'il est déjà connu comme le loup blanc. Alors je vous fais le pari que dans deux ou trois décennies, quelques vieux fans nostalgiques diront sur ma tombe : « Putain, Keith, t'avais raison, c'est bien le plus grand batteur de tous les temps ! »

>>>>> PAGAN RHYTHMS

01 - Big Easy (2005 - Zenith Patrol : VU)
02 - Hush (Joe South Cover) (2006 - Eric Gales : Crystal Vision)
03 - So What ? (2006 - Christian Scott : Rewind That)
04 - Day of Reckoning (2007 - Eric Gales : The Psychedelic Underground)
05 - Ilyena (2008 - The Mars Volta : Bedlam in Goliath)
06 - Locomocion Capilar (2009 - Omar A. Rodriguez-Lopez : Los Sueños de un Higado)
07 - The Devil Knows (2009 - Juliette Lewis : Terra Incognita)
08 - Teflon (2009 - The Mars Volta : Octahedron)
09 - Mundo de Ciegos (2009 - Omar A. Rodriguez-Lopez : Xenophanes)
10 - Count Me Out (2010 - Foxy Shazam : Foxy Shazam)
11 - Why Me ? (2010 - The Memorials : The Memorials)
12 - Gone (2012 - The Memorials : Delirium)
13 - Hang On, Big Brother (2013 - Pinnick Gales Pridgen : Pinnick Gales Pridgen)
14 - Like You Used to Do (2014 - Pinnick Gales Pridgen : PGP 2)
15 - Still Waiting For the Sun (2014 - Trash Talk : No Peace)
16 - Fragments & Ashes (2016 - Giraffe Tongue Orchestra : Broken Lines)
17 - Kicking & Screaming (2020 - Trash Talk : Squalor)
18 - Unholy Passages (2020 - Spiritworld : Pagan Rhythms)

mardi 2 mars 2021

United States of Blues (Cyan)


Du  bleu, du  bleu
Je  veux  du  bleu
Du  bleu  comme  s'il  en  pleuvait
Du  bleu  dans  le  ciel
Ainsi  que  dans  tes  yeux
Dans  tes  cheveux

Du  bleu, du  bleu
Encore  du  bleu
Du  bleu  comme  un  torrent
Des  soleils  bleus
Des  oranges  bleues
Des  javas  bleues

Du  bleu, du  bleu
Toujours  du  bleu
Du  bleu  comme  un
e  promesse
Des  bleus  au  cœur
Et  des  mots  bleus
Pour  les  amoureux

Du  bleu, du  bleu
Du  bleu  à  la  folie
Du  bleu  comme  un  souvenir
Et  quand  je  serai  mort
Qu'on  jette  mes  cendres  grises
Dans  l'infiniment  bleu  de  l'océan

>>>>> DES BLEUS À L'ÂME

01 - Sold My Soul - Oślepił Mnie Deszcz (Pologne)
02 - Downtown Blues Band - Blues Boys (Allemagne)
03 - Benoy Rai - Loves True (Inde)
04 - Charlie Vitamine - Dream (Suisse)
05 - Brendan Leggatt - Losin' my Head (Australie)
06 - Tito Agulla Band - Un Blues de Albert King (Argentine)
07 - State of Empire - Delta Junkie (Canada)
08 - Rusty River - You (Espagne)
09 - Epi K. Paradox - Find my Baby (Angleterre)
10 - Delgres - Ramené Mwen (France)
11 - Georgia Randall - Anticipation Blues (USA)
12 - Peter O Ekberg - Hej Hej Publiken (Suède)
13 - Eoin - Anthony's Got Mono (Irlande)
14 - Jimmy Joe - The Letter (Italie)
15 - Bombino - Tamiditine (Niger)
16 - Green Blues Band - The End (Allemagne)
17 - El Cruce - Mañana Salgo Libre (Chili)
18 - The Cosmic Trip Advisors - Feeling Low (Écosse)

jeudi 25 février 2021

Spered Keltiek


C'est un pays, fallait que je t'en parle
Car je l'ai dans le cœur comme tu crois pas
Quand je suis pas dedans, c'est pas normal

À croire que le monde n'existe pas.
C'est pas fait pour les cons qui râlent
Après la pluie ou je sais pas quoi
Moi je l'aime mieux sous un ciel qui chiale
Balayé par un vent de noroît


[ Soldat Louis ]


>>>>> FINIS TERRÆ

01 - Dan Ar Braz - Delphine in the Sky
02 - Screaming Orphans - Heiland Harry
03 - Perkelt - Waterflies
04 - Leah - Gaudete
05 - Celtas Cortos - Tesoros perdidos
06 - Ghosttown Company - Whiskey in the Jar
07 - Barbara Koenig - You Rambling Boys of Pleasure
08 - Alan Stivell - Back to Breizh !
09 - Alasdair Roberts and James Green - Boy of Blazing Brow
10 - The East Pointers - Cold
11 - Poussières d'Étoiles - Barbara Allen
12 - 6'10 - Hurricane
13 - Stille Volk - Parmi les monts oubliés
14 - Corte di Lunas - Eolo
15 - The Mahones - Celtic Pride
16 - Alana Henderson - Fare Thee Well Lovely Nancy
17 - Kilmaine Saints - Foggy Dew
18 - Drumspyder - Glenlivet Reel

lundi 22 février 2021

Carré d'As : Metal Black


— Back in Black. Retour en noir. Noir métal —

Plus je découvre le black metal, plus je l'apprécie et, paradoxalement, moins je parviens à cerner ce style de musique. D'un côté, il y a tout ce fatras merdeux à la limite de l'écoutable. Un cloaque dans lequel pataugent des musiciens non seulement sans talent, mais aussi sans inspiration, qui représentent la grosse majorité de l'énorme production mondiale. De l'autre, des groupes envoûtants, capables en même temps de t'arracher les tripes et te faire planer au-delà des limbes fiévreux.

Parmi ceux-là, ENSLAVED, des Norvégiens actifs depuis trois décennies, qui proposent un black énergique, mélodique et sophistiqué. Leurs compatriotes de SOLEFALD sont montés sur le ring en 1997 pour délivrer un metal avant-gardiste fortement inspiré de la mythologie nordique. Originaire de Landshut, en Bavière, DARK FORTRESS, sur le circuit depuis 1994, opère dans le black mélodique et trempé d'acide. Traversons maintenant l'Atlantique, à la rencontre des Américains d'AGALLOCH. Groupe de dark metal atmosphérique créé en 1999, qui a enregistré six albums avant de se séparer en 2016.

>>>>> ZWART METAAL

01 - Dark Fortress - Chrysalis
02 - Agalloch - I Am the Wooden Doors
03 - Solefald - Survival of the Outlaw
04 - Enslaved - Raidho
05 - Dark Fortress - Pali Aike
06 - Agalloch - The Astral Dialogue
07 - Solefald - Det Siste Landskap (An Icelandic Odyssey, Part IV)
08 - Enslaved - Riitiir
09 - Dark Fortress - Edge of Night
10 - Agalloch - Our Fortress Is Burning : II - Bloodbirds
11 - Solefald - Silver Dwarf
12 - Enslaved - Djupet
13 - Dark Fortress - Satan Bled
14 - Agalloch - A Desolation Song
15 - Solefald - Bububu Bad Beuys
16 - Enslaved - Storms of Utgard

mercredi 17 février 2021

Carré d'As : Ol' Stars Still Alive


Même pas mort !

Les vieilles bêtes ont la peau dure. Le plus jeune de la bande aura 70 piges en octobre 2021 et, par courtoisie, je tairai l'âge de ses confrères ! Tous les quatre affichent des durées de carrière qu'aucun artiste contemporain n'atteindra jamais, pas même ceux qui passent régulièrement se faire astiquer la rondelle chez Nikos Alachiasse ! Ces quatre gaillards-là ont dépassé le simple statut de vedettes du show business, ils se sont imposés comme de véritables légendes. Et vous verrez qu'un jour l'Unesco les intègrera au patrimoine mondial, au même titre qu'Angkor Vat, la grande muraille de Chine, la grotte de Lascaux ou la pizza napolitaine.

En attendant ce jour, retrouvons-les dans l'exercice qu'ils maîtrisent le mieux : se donner en spectacle.

>>>>> IGGYSSIMO

01 - Rod Stewart - It's a Heartache (Bonnie Tyler Cover)
02 - Sting - Message in a Bottle
03 - Keith Richards - How I Wish
04 - Iggy Pop - Sister Midnight
05 - Rod Stewart - Baby Jane
06 - Sting - Englishman in New York
07 - Keith Richards - Big Enough
08 - Iggy Pop - American Valhalla
09 - Rod Stewart - Maggie May
10 - Sting - Desert Rose (feat. Ibrahim Maalouf)
11 - Keith Richards - Locked Away
12 - Iggy Pop - Gardenia
13 - Rod Stewart - Sailing
14 - Sting - Walking on the Moon
15 - Keith Richards - Rockawhile
16 - Iggy Pop - China Girl

samedi 13 février 2021

Top Stoner 2019

2019 ! 
Vous vous souvenez de l'année 2019 ? Oui 2019, cette époque bénie où l'on pouvait se promener le pif à l'air et s'attabler aux terrasses des bistrots pour descendre un ballon de muscadet avec les copains. On pouvait même se taper un tartare-frites au resto et faire la bise aux frangines en sortant du cinoche… alors, vous vous souvenez de 2019 ?

En 2019, la sémillante équipe de La Planète du Stoner était déjà sur le pont pour nous présenter la crème de la crème du stoner, doom, psyché internationale. Une nouvelle fois, je suis parti chiner sur leur étal pour confectionner cette jolie compile couleur sable. Guitares rugissantes, basses plombées, batteries cataclysmiques et chanteurs hallucinés, rien de nouveau sous le soleil de Satan !

>>>>> KATZENJAMMER

01 - Monkey3 - Axis
02 - Hippie Death Cult - Treehugger
03 - Bretus - Mark of Evil
04 - Year of the Cobra - Dark Swan
05 - The Sonic Dawn - Forever 1969
06 - High Fighter - Interlight / Dead Gift
07 - Karkara - Jedid
08 - Throatsnapper - Why ?
09 - Verdun - L'enfant nouveau
10 - Avalanche - Missing Signal
11 - Black Mastiff - Machines
12 - Marécages - Nauséabong
13 - Savage Master - The Owl
14 - Surya - Sundazed
15 - The Devil and the Almighty Blues - One for Sorrow
16 - Green Lung - Call of the Coven

mardi 9 février 2021

King Cover #48

▲
J'ai connu des femmes lumineuses
Des reines et des putes
Des princesses, des salopes
Des sirènes et des sorcières
Les plus fidèles ne sont pas celles que l'on croit

▼
 
>>>>> LOZÈRE

01 - Absence Betrayal - Black Sabbath (Black Sabbath)
02 - The Muffs - Changes (David Bowie)
03 - Thom Cooper - Scar Tissue (Red Hot Chili Peppers)
04 - Teho Teardo & Blixa Bargeld - Hey Hey, My My (Neil Young)
05 - Poenarian Mist - Lullaby (The Cure)
06 - Troc - Norwegian Wood (The Beatles)
07 - Lisa Bresnan - Sunday Bloody Sunday (U2)
08 - Stina Nordenstam - Purple Rain (Prince)
09 - Madeleine & Salomon - Mercedes Benz (Janis Joplin)
10 - Cæcilie Norby - Papa Was a Rolling Stone (The Temptations)
11 - Mina Agossi (feat. Manolo Badrena) - Money (Pink Floyd)
12 - Cee-Lo - Foxey Lady (Jimi Hendrix)
13 - Gus - Don't Fear the Reaper (Blue Öyster Cult)
14 - Glenn Hughes (feat. Chad Smith & John Frusciante) - Nights in White Satin 
       (The Moody Blues)
15 - Kasey Chambers - True Colours (Cyndi Lauper)
16 - Unwoman - Sympathy for the Devil (The Rolling Stones)
17 - Meshell Ndegeocello - Smooth Operator (Sade)
18 - Akiko Yano - Whole Lotta Love (Led Zeppelin)

vendredi 5 février 2021

Carré d'As : V.U. Energy Live


Ce soir, sous le chapiteau des Jolies Compiles et nulle part ailleurs : concert exceptionnel du Velvet Underground… sous vos applaudissements !

« Ouaih ! Euh ! En fait, je suis très pote avec les Velvet's ! Quand je les ai invités à venir jouer sur mes petits tréteaux, ils n'ont pas hésité une seconde. Ils m'ont même avoué que ça faisait des années qu'ils attendaient une telle proposition de ma part. Ouaih ! Euh ! En fait, ils sont raides dingues des Jolies Compiles. De temps en temps, ils passent me faire un petit coucou entre deux tournées. Alors, on boit des coups, on se fume des chichons et on se remémore les années de débauche dans la Factory de Warhol. Ouaih ! Euh ! La routine, pour des vieux briscards comme nous ! »

Et si j'arrêtais de raconter des bobards ? Bien sûr que vous n'aurez pas le Velvet Underground en live ! Par contre, vous aurez les membres du Velvet en live… du moins, ceux qui ont poursuivi une carrière musicale et joué sur scène. Évidemment, il y a Cale et Reed, dont les discographies font office de monuments historiques, ainsi que Maureen et Nico qui, chacune dans leur style, comptent une belle poignée de chouettes disques.

« Ouaih ! Euh ! En fait, j'ai été piocher à droite et à gauche de quoi faire une jolie compile rien qu'avec des artistes ayant participé à l'aventure du Velvet Underground. Et ça, c'est pas des bobards ! »

>>>>> VELVETISSIMO

01 - Moe Tucker - Hey Mersh (1992 - Oh No, They're Recording This Show)
02 - John Cale - Baby You Know (1979 - Sabotage)
03 - Nico - Sixty Forty (1987 - Nico in Tokyo)
04 - Lou Reed - Dirty Blvd. (2008 - BBC Radio 3) (Bootleg)
05 - Moe Tucker - Stayin' Put (1992 - Oh No, They're Recording This Show)
06 - John Cale - Evidence (1984 - John Cale Comes Alive)
07 - Nico - I'm Waiting for the Man (1990 - Hanging Gardens)
08 - Lou Reed - Heroin (1984 - Live in Concert)
09 - Moe Tucker - Talk so Mean (1992 - Oh No, They're Recording This Show)
10 - John Cale - Heartbreak Hotel (1992 - Fragments of a Rainy Season)
11 - Nico - Heroes (1995 - Live Heroes)
12 - Lou Reed - Lady Day (2008 - Berlin : Live at St. Ann's Warehouse)
13 - Moe Tucker - Too Shy (1992 - Oh No, They're Recording This Show)
14 - Venus in Furs (2007 - Circus Live)
15 - Nico - I Will Be Seven (1994 - Nico's Last Concert : Fata Morgana)
16 - Lou Reed - Harry's Circumcision (1992 - Power and Glory) (Bootleg)

lundi 1 février 2021

This Is… Cathedral


Le 5 mars 2012, Cathedral donne son dernier concert au Claremont Showground de Perth, en Australie. En 2013, le groupe sort son dixième et ultime album, avant de tirer sa révérence, comme il l'avait annoncé deux ans auparavant.

L'histoire de Cathedral commence en 1989, quand Lee Dorrian, ex-chanteur de Napalm Death, croise le chemin de Garry Jennings, guitariste d'Acid Reign et de Mark Griffiths, roadie chez Carcass. Tous trois sont fans de Black Sabbath, Candlemass, Pentagram, Trouble, Witchfinder General — des groupes bien sombres, bien graisseux… des groupes de doom metal. Ils embauchent, Adam Lehan, comme second guitariste et Andy Baker pour tenir la batterie. La première mouture de Cathedral est constituée.

Le premier album des métallos de Coventry sort donc en décembre 1991. Forest of Equilibrium commence par une gentille petite mélodie aux accents folk, exécutée à la guitare acoustique et à la flûte. Ce pur moment d'infime douceur ne dure qu'une poignée de secondes, que déjà surgit le feulement rauque d'une guitare électrique… la suite est un déferlement d'énergie cataclysmique de plus de dix minutes. Voilà ainsi posées les fondations de ce qui constituera, durant deux décennies, l'ADN de Cathedral. Un enchevêtrement de riffs plombés, lourds comme des balloches de mammouths et de passages psychédéliques étourdissants. Par la même, ce disque s'impose comme une référence du genre et installe Dorrian et sa bande comme dignes prétendants au trône de rois du doom.

C'est donc le 6 février 2011 que Cathedral annonce la fin de la récréation, prévue après l'enregistrement du troisième album contractuel avec Nuclear Blast, leur maison de disques depuis une dizaine d'années. Si l'histoire de ce groupe fascinant s'arrête ainsi, celle de ses musicos se poursuit sous d'autres cieux. En mai 2013, Dorrian, Gaz Jennings et Scott Carlson, dernier bassiste des doomers, se retrouvent sur un nouveau projet. Thrash, death, hardcore, bienvenue chez les Septic Tank ! C'est moins lourd, mais ça fait tout autant de ravages !

>>>>> GARGOYLIAN

01 - Ebony Tears (1991 - Forest of Equilibrium)
02 - Midnight Mountain (1993 - The Ethereal Mirror)
03 - Fangalactic Supergoria (1995 - The Carnival Bizarre)
04 - Dragon Ryder 13 (1996 - Supernatural Birth Machine)
05 - Captain Clegg (1998 - Caravan Beyond Redemption)
06 - Sea Serpent (2001 - Endtyme)
07 - Skullflower (2002 - The VIIth Coming)
08 - North Berwick With Trials (2005 - The Garden of Unearthly Delights)
09 - Death of an Anarchist (2010 - The Guessing Game)
10 - Tower of Silence (2013 - The Last Spire)

jeudi 28 janvier 2021

Carré d'As : Black Is Beautiful [ 16 ]


Oncle Sam, je suis un Noir d'Alabama
Tu m'as demandé de prendre le fusil
Pour toi et la liberté
Mais, oncle Sam, et moi dans tout ça ?
Je suis un Noir d'Alabama
Et si je reviens de cette guerre pour la liberté
Pourrais-je en rapporter un peu chez moi en Alabama ?


[ Question, Charles L. Anderson ]

                             
>>>>> LANGSTON HUGUES

01 - Barry White - You're the First, the Last, my Everything
02 - Little Richard - Milky White Way
03 - Boozoo Chavis - Boozoo, That's Who !
04 - Curtis Mayfield - Future Shock
05 - Barry White - Love's Theme
06 - Little Richard - Keep a Knockin'
07 - Boozoo Chavis - Lucille
08 - Curtis Mayfield - People Get Ready
09 - Barry White - Let the Music Play
10 - Little Richard - He's Not Just a Soldier
11 - Boozoo Chavis - Tee Black
12 - Curtis Mayfield - Ms. Martha
13 - Barry White - Never, Never Gonna Give You Up
14 - Little Richard - Tutti Frutti
15 - Boozoo Chavis - 41 Days
16 - Curtis Mayfield - The Got Dang Song

dimanche 24 janvier 2021

Omar Hakim : Hey ! Do you know I'm a drummer ?


Avant de vous donner la liste des artistes qui figurent sur cette jolie compile, avec lesquels Omar Hakim a collaboré, laissez-moi en citer quelques autres qui, faute de place, n'ont pas été sélectionnés : Chic, Lee Ritenour, Weather Report, George Benson, Peter Frampton, Sammy Hagar, Anita Baker, Michel Petrucciani, Marcus Miller, Madona, Kate Bush, Al Di Meola, Bruce Springsteen, Michael Jackson, Carole King, sans oublier Dire Straits, notamment sur le monumental Money for Nothing. OK, vous situez le niveau du bonhomme ?

Né en 1959 à New York et fils de Hasan Hakim, tromboniste qui a côtoyé Duke Ellington et Count Basie, pas étonnant que le petit Akim commence à jouer de la musique très jeune. Ce sera à 5 ans, sur un petit tambour que le petit papa Noël avait glissé dans son petit soulier. À 10 ans, il intègre le groupe de son père et s'initie aux arcanes du jazz auprès de Clyde Lucas, le batteur de Count Basie. En 1980, Carly Simon emmène le jeune musicien pour une tournée. En 1983, il est embauché par Weather Report et en 84, c'est au tour de Sting de faire appel à lui. En 1989, il sort son premier album solo.

Maîtrisant à la perfection les techniques les plus avancées de son instrument, il sait aussi en repousser les frontières, que ce soit sur des batteries traditionnelles ou électroniques, mais aussi au moyen de percussions brésiliennes et caribéennes. Jazz, pop, rock, world music, electro, soul, rhythm 'n' blues, rien ne le freine, ni ne l'effraie. À partir de là, comment voulez-vous que les plus grands artistes de cette planète ne fassent pas appel à lui pour mettre un peu de piment à leurs compositions ?

>>>>> RHYTHM DEEP

01 - Samba (1983 - Urszula Dudziak : Sorrow Is Not Forever... But Love Is)
02 - Don't Look Down (1984 - David Bowie : Tonight)
03 - Shadows in the Rain (1985 - Sting : The Dream of the Blue Turtles)
04 - Splatch (1986 - Miles Davis : Tutu)
05 - Primitive Cool (1987 - Mick Jagger : Primitive Cool)
06 - Soul Talkin' (1988 - Chaka Khan : C.K.)
07 - Sabariah (1989 - Special EFX : Confidential)
08 - Carry Me (1992 - Sophie B. Hawkins : Tongues and Tails)
09 - If These Are the Things (1992 - Tracy Chapman : Matters of the Heart)
10 - Spider Web (1995 - Joan Osborne : Relish)
11 - Now You're Gone (1996 - Lionel Richie : Louder Than Words)
12 - New Bell (1999 - Richard Bona : Scenes From my Life)
13 - Zarartou (2001 - Cheb Mami : Dellali)
14 - A Piece, a Chord (2002 - Bobby McFerrin : Beyond Words)
15 - Ice Cream Man (2003 - David Lee Roth : Diamond Dave)
16 - Burning Bridges (2005 - Neal Schon : I on U)
17 - So Here We Are (2012 - Jerry Douglas : Traveler)
18 - Fragments of Time (feat. Todd Edwards) (2013 - Daft Punk : Random Access Memories)
19 - Walk the Walk (2014 - The Omar Hakim Experience : We Are One)
20 - Olympik (2020 - Ed O'Brien : Earth)

mardi 19 janvier 2021

Carré d'As : Black Metal


J'ai profité du RE-confinement pour me pencher plus avant sur un phénomène métallique qui  dépasse largement mon entendement : le BLACK METAL ! Tous les fans de musique un peu agressive ont pu constater l'expansion hallucinante du black metal durant les dernières décennies. Tous les ans, ce sont des centaines, peut-être des milliers de disques estampillées du cachet noir qui sont mis sur le marché. Et ça déboule de partout : des États-Unis, d'Europe, avec notamment les pays scandinaves, d'Amérique du Sud (Chili, Mexique, Colombie, Uruguay…), de quelques contrées exotiques (Iran, Irak, Indonésie, Israël, Chine…), et même du Kirghizistan que je sais même pas où il est garé ce foutu pays !

Comme à chaque fois que je suis dans la panade, c'est-à-dire souvent, je m'en vais consulter mes amis de Spirit of Metal. C'est dans cette bible diabolique que j'ai appris que le black se déclinait en une multitude de sous-genres qui vont de l'ambient au viking, en passant par le symphonique, le gothique, le brutal, le dark, l'électro… et je vous fais grâce d'une bonne dizaine d'autres. Ainsi, paré de toutes ces informations, je suis parti à la rencontre d'un style de musique qui, disons-le franchement, ne m'a jamais mis les valseuses en ébullition. Et je ne vous cacherai pas que sur toutes les pistes que j'ai explorées, je suis tombé sur des wagons de merde… voire des supertankers de merde. À croire que tous les zicos minables de la galaxie s'imaginent qu'en balançant du gros son à la truelle, ils obtiendront un semblant de musique. Bah, non, bande de glands : n'est pas Metallica ou Motörhead qui veut !

J'exagère ? Oui, un peu quand même ! Parce que j'ai néanmoins réussi à dégoter quelques bandes de blackeux qui possèdent un minimum de culture musicologique. Des mecs qui maîtrisent à la perfection le solfège et la technique de leurs instruments. Certes, le niveau sonore reste élevé, mais tout est parfaitement encadré ! Contrairement à une idée profondément ancrée dans mon subconscient de batracien, le chant "growlé" n'est pas non plus omniprésent dans le black, pas plus que les guitares qui font saigner des dents !

Pour inaugurer cette série de compiles consacrées au black metal, j'ai choisi de m'attarder sur des groupes étiquetés avant-gardistes (ou expérimentaux) : les Suédois de SHINING et LIFELOVER, les Norvégiens d'ARCTURUS, accompagnés des Frenchies de BLUT AUS NORD. L'intitulé du genre est assez explicite : noir c'est noir — nous décollons vers des contrées lointaines, parées de sonorités enivrantes, d'ambiances mystérieuses et variées. Un voyage hors du temps, un voyage hors d'ici-bas !

>>>>> SVART METALL

01 - Shining - Ohm (Sommar Med Siv)
02 - Blut Aus Nord - Paien
03 - Arcturus - The Chaos Path
04 - Lifelover - Androider
05 - Shining - Gyllene Portarnas Bro
06 - Blut Aus Nord - Epitome XV
07 - Arcturus - Collapse Generation
08 - Lifelover - Resignation
09 - Shining - Vilja & Dröm
10 - Blut Aus Nord - Sybelius
11 - Arcturus - Game Over
12 - Lifelover - Valkommen Till Pulvercity
13 - Shining - Through Corridors of Oppression
14 - Blut Aus Nord - Mahagma
15 - Arcturus - White Noise Monster
16 - Lifelover - Becksvart Frustration

jeudi 14 janvier 2021

King Richards

 
Ça fait 10 ans qu'il trône en tête de ce sympathique petit blog. J'ai usurpé son prénom et quasiment vampirisé son nom. J'ai consacré une quinzaine de compiles à son groupe et mentionné sans doute plus de 100 fois son nom dans mes chroniques. Et pourtant, jamais je n'ai consacré une seule compile à ce dandy dégingandé du rock british.

Après tout ce temps, il devenait urgent que je me sorte les doigts du cul et que je forge enfin un disque qui lui soit entièrement dédié. Quand je dis entièrement dédié, je précise néanmoins qu'il est difficile, voire impossible, de faire abstraction des musiciens avec lesquels il a bâti une discographie de légende. Disons que pour une fois, il sera un peu plus mis en lumière, même si le gaillard n'a jamais eu besoin de ça pour briller.

Que dire de plus sur Keith Richards, le roi Richards, que personne ne connait déjà ? Depuis les années 60 et la fondation des Rolling Stones, ses vies, publique et personnelle, ont autant fait la une des magazines spécialisées que celle des tabloïds du monde entier. Pour ma part, j'ignore une seule chose de lui : est-il plutôt slip ou caleçon ?

Mais nous ne sommes pas là pour lancer de nouvelles polémiques. Ici, le roi chante et joue de la musique… c'est ce qu'il fait de mieux et c'est pourquoi nous le vénérons !

>>>>> THE GLIMMER ONE

01 - The Worst
   02 - You Got the Silver
      03 - Too Rude
         04 - Thief in the Night
            05 - Robbed Blind
               06 - All About You
                  07 - Happy
                     08 - Losing my Touch
                        09 - Coming Down Again
                           10 - This Place Is Empty
                              11 - Runnin' Too Deep
                                 12 - Before They Make Me Run
                                    13 - Slipping Away
                                       14 - How I Wish
                                          15 - Little T&A
                                             16 - Wanna Hold You
                                                17 - Hurricane
                                                   18 - Thru and Thru

dimanche 10 janvier 2021

Voicy… Liane Foly [ par Zocalo ]


« Encore un coup de Foly de ce chenapan de Zocaly : une joly compyl de la lyonne de la Guillotière. Mettons les points sur les y : la joly Foly n'est pas une myss qu'on dresse, mais une vraie fury qui mord et qui rugy, qui sort ses gryffes aussy pour notre plus grand plaisyr ! »

Les années 1840 avec leur cortège de dégradations dues à la Révolution française, puis à la révolte des canuts, ont été fatales pour l'église de Fourvière, du nom de l'une des deux collines qui surplombent la ville de Lyon. L’autre est la Croix-Rousse. C'est donc à Fourvière que le clergé de Lyon décide de faire construire une statue monumentale de la Vierge Marie, de cinq mètres de haut. C'est le sculpteur Joseph-Hugues Fabisch qui remporte l'appel d'offre. L'inauguration est prévue pour le 8 septembre 1852, défilé militaire et illuminations de circonstances à la clef. Mais la crue du Rhône de cette année-là inonde l'atelier de Fabish et oblige à reporter l'inauguration au 8 décembre de cette même année. Comble de malchance, durant la journée de ce 8 décembre, de violents orages balaient la ville et forcent les autorités religieuses à repousser une nouvelle fois les festivités d'une semaine. Mais les Lyonnais, las d'attendre, profitent d'une accalmie au soir de ce jour pour descendre en masse dans les rues, non sans avoir disposé à leurs fenêtres des milliers de petits lumignons. Cette tradition perdure encore de nos jours, et les "illuminations" du 8 décembre attirent chaque année des milliers de touristes du monde entier. 
 
C'est dans cette belle ville de Lyon, le 16 décembre 1962, que voit le jour Eliane Falliex, qui prendra le nom de scène de Liane Foly. La suite, vous la connaissez aussi bien que moi, sinon mieux.

>>>>> RÊVE ORANGE

01 - Anywhere, Anyplace, Anytime (Les yeux doux)
02 - J'irai tranquille
03 - Sweet Mystery
04 - J'écoute de la musique saoule
05 - Put the Blame on Mame
06 - J'm'en veux
07 - Slave to the Rhythm
08 - Toute la musique que j'aime
09 - Fever
10 - Au fur et à mesure (acoustique)
11 - Sun
12 - S'en balancer
13 - When You Smile
14 - Aimez-vous
15 - The Man I Love
16 - Va savoir (acoustique)
17 - A Trace of You
18 - Les faux soleils

mardi 5 janvier 2021

Top Stoner 2020


Je sais pas vous, mais moi quand j'ai mal aux dents, je ne vais pas chez le proctologue. Pas plus que quand je désire honorablement me sustenter, je ne m'engouffre dans un fast food américain à l'effigie d'un clown à cheveux rouges ! Après, chacun fait comme il veut !

Il en va de même quand il s'agit du stoner rock : autant frapper à la bonne porte. Et la meilleure d'entre elles s'ouvre sur La Planète du Stoner Rock — un repère de vieux briscards sacrément bien rancardés sur tout ce qui concerne ces musiques aussi énergétiques qu'émotionnelles. Des musiques brûlantes, envoûtantes, épicées, qui te vrillent les tympans et te niquent les synapses ! Des musiques beaucoup moins frustres qu'elles ne laissent paraître. Des musiques qui te transportent vers de lointaines contrées, peuplées de cactus, de crotales, de sorcières pâles et de petits hommes verts !

Ainsi donc, les groupes figurant sur cette jolie compile font partie de la sélection des chroniqueurs de la Planète du Stoner Rock et constituent le nec plus ultra de ce qu'on appelle aussi le desert rock, mais également du doom et du rock psychédélique pour l'année 2020. Si le classement n'est pas tout à fait respecté, je peux néanmoins vous garantir que la qualité est au rendez-vous. Ce blog ultra-spécialisé existant depuis 2016, et désignant chaque année les meilleurs albums, ne soyez pas étonnés de retrouver ce genre de compiles dans un futur plus ou moins proche.

Pour éviter les coups de soleil, je conseille vivement le port d'un sombrero !

>>>>> PHOTOTROPIC

01 - Qilin - Labyrinth
02 - Kayleth - The Avalanche
03 - Rezn - Scarab
04 - Black Rainbows - Universal Phase
05 - Cardinals Folly - Witchfinders
06 - 16 - Agora (Killed by a Mountain Lion)
07 - Pallbearer - The Quicksand of Existing
08 - Fuzz - Nothing People
09 - Turtle Skull - Rabbit
10 - Occult Hand Order - Wound
11 - Ruff Majik - Gregory
12 - Slift - Thousand Helmets of Gold
13 - Buffalo Fuzz - Too Young to Die
14 - 1000mods - Warped
15 - Electric Python - Nothing to Lose
16 - Elder - In Procession

jeudi 31 décembre 2020

12M20

♦ Cool Keith ! Je sais qu'il te reste encore beaucoup de fiel à déverser sur la caste politique française, mais n'oublie pas que la prochaine élection présidentielle n'aura lieu qu'en mai 2022, donc gardes-en un peu pour l'occasion. Et puisque c'est la fin de l'année, parle-nous plutôt de la pluie, du beau temps, des fleurs, des petits oiseaux.

◘ Ok, Jimi Jimmy Cricket ! En plus, j'aime bien les petits oiseaux. Surtout ceux qui volettent de branche en branche, en faisant cui ! cui ! Ça me change des bouches pleines de purin des Mélenchon, Royal, Vauquier, Dupont-Aignan, Le Pen et tous les autres étrons sortis du même fion !

♦ Houpa la, mon garçon, tu t'égares ! Souviens-toi de ce qu'on a prévu : relax, cool, zen, pépère. Pense aux arbres, à la campagne, aux ruisseaux.

◘ Ah ouaih, les ruisseaux ! J'aime bien aussi les ruisseaux ! J'en connais même d'assez profonds pour y noyer toutes ces verrues purulentes d'une incommensurable imbécilité… à commencer par Christine Boutin, sainte-Merde de Moncul-Serré.

♦ Whooo, mollo ! Mon poteau ! Et un barbecue ? Ça te dirait un petit barbeuque, histoire de se détendre en buvant un 'tit rosé bien frais ?

◘ Ah bah ouaih, carrément que ça me dit ! Et pendant qu'on y est, sur les braises, on pourrait cramer la gueule de ces enculés de prêtres pédophiles… et puis les pas pédophiles avec, et tous les bigots obtus qui se gavent de foie gras en priant pour les ch'tits n'enfants du bout du monde qui crèvent de faim, et se resservent une coupe de champagne avant de vomir leur frustration millénaire sur les femmes aux mœurs débridées.

♦ Et merde ! J'avais oublié que tu avais également une dent contre tout ce qui touche à la religion. Du coup, chers spectateurs, les Jolies Compiles vous souhaitent une très heureuse année 2021.

◘ Ouaih ! C'est ça ! Bonne année, bande de nases !
 
😜 🎄 😈  🎇  🐵 🌲  🎸 👯  👾  🎶  🎉  👹 

01 - Recount - Koval Lane
02 - Contracult Collective - WDYT
03 - King Mountain - High
04 - Arhat - Mantra
05 - King Sable - Aim 4 the Chin
06 - Al Weso - Nos Mató
07 - Uriel - Espinas
08 - Tau Cross - Yaldabaoth
09 - Arawn - Ragnarok
10 - Death Receipt - Rage
11 - Crowling - Alan Hal
12 - Pequod - Of Rise and Ruin
13 - Matalobos - Swallowed by the Earth
14 - Dumbieja - Cara de Piedra
15 - Chadillac - Red Oak
16 - Wormhog - Wormhole
17 - Restless Mind - Шёпот Строк
18 - Strugglehead - Silicosis


>>>>> دروند فلز

19 - Rise to the Sky - Darkness Arrives
20 - Incantatem - Diamant
20 - Convict 3D - Tiempo de la Muerte / Enough
21 - Fire Bridge - See the Truth
22 - Crrombid Traxorm - Corruption Stinks
23 - Anti Anti Anti - Alpha & Omega
24 - Hands of Attrition - I'm Gone
25 - Catacomb - From Xoth Arrived
26 - Deathwalking - Red Montains on Planet Numa / Feel the Void
28 - Terror - Sink to the Hell
29 - Tafaqum - Maal Ayam
30 - Graveheart - Living Cadaver
31 - Sound of Memories - The Sand Within / Life Ascending
32 - Einvigi - Noitajoki
33 - Mud Factory - Between the Dead and Me
34 - Inge Brauch - Brojob
35 - Los Cochinos - Hell Saloon
36 - Лесьяр - Библия Прокажённых Рабов

mercredi 23 décembre 2020

Dick & les dames


Franchement, on se ferait pas un autre tour de manège ? Allez, on est tout seul, personne ne nous regarde ! Et si quelqu'un nous voit, qu'est-ce qu'on en a à battre ? Et puis ça fait tellement de bien de se faire plaisir. Surtout que ça ne fait de mal à personne.

En février dernier, nous avions rendu hommage à Dick Rivers qui venait de nous quitter. Mais le personnage est si attachant et sa discographie si riche, qu'il serait dommage de ne pas en profiter encore un tout petit peu, avant que notre mémoire ne disparaisse complètement sous la poussière. Cette fois, mister Dick nous parle des filles, des nanas, des meufs, des gonzesses, des belettes, des gisquettes… bref, des femmes qu'il a sans doute croisées ou pas, aimées, peut-être, au coin d'un drap dans un motel miteux du Cantal, ou dans un palace au bord de la Riviera. Ou peut-être en a-t-il rêvé si fort que les draps s'en souviennent encore !

>>>>> ROCK 'N' LOVE

01 - Moi et Marie
02 - Ruby Baby
03 - Lydia
04 - Yvonne
05 - Sorina
06 - Fortuna
07 - Norma
08 - Elena
09 - Elle s'appelait July
10 - Sacrée Marie
11 - Juliet
12 - O Marie
13 - Sherry
14 - Cinderella
15 - Sarah Jane
16 - Marylène
17 - Colinda
18 - Daisy ! Daisy !

vendredi 18 décembre 2020

Ayatöllah Metal

 
En 2015, deux musiciens du groupe de thrash metal iranien Confess sont condamnés à 14 ans de prison, assortis de 74 coups de fouet, pour avoir joué de la musique profanatrice et blasphé- matoire. Ils échappent de justesse à la peine de mort grâce à une lacune dans la charia qui précise que « si tu insultes le prophète, tu seras exécuté, parce qu’il est mort et ne peut se défendre. Mais si tu blasphèmes contre Dieu en remettant en cause son existence, il peut te pardonner. » Par chance, les deux zicos sont parvenus à rejoindre la Norvège où ils ont obtenu l’asile politique. Deux ans plus tard, c'est au tour du groupe de death Arsames d'être arrêté et condamné à 15 ans de prison en raison de son statut de groupe de metal satanique. Eux aussi ont réussi à se faire la malle, mais préfèrent garder encore secret leur lieu de résidence !

Quand je pense qu'en 1992, le petit Jordie clamait « Dur, dur d'être un bébé ! » D'accord avec toi, mon pote, mais jouer du metal en Iran, comme dans tous les régimes répressifs, c'est pas de la tarte non plus. Paradoxalement, en 2018, Sanam Pasha, chanteuse du groupe 5grs, a reçu l'autorisation gouvernementale de monter un groupe de rock 100 % féminin et d'organiser un concert à Téhéran. Cependant, quelques contraintes persistaient : seules les femmes pouvaient assister au spectacle, les textes devaient être approuvés par les fonctionnaires du ministère de la Culture et de l'Orientation islamique, les artistes devaient respecter le code vestimentaire iranien et ne pas se montrer "trop passionnées", sans oublier bien sûr l'interdiction d'enregistrer des disques.

Si ça vous dit, il me reste une petite place sur mon tapis volant. Destination : le pays des mille et une nuits… et des ayatöllahs fans de Motörhead !

>>>>> فلز سنگین 

01 - Soashyant - جنون جهانی (The World Madness)
02 - Dawn Of Rage - Doom
03 - Sabke Morde - Avar
04 - Ekove Efrits - One Truth, One Confession
05 - Tarantist
- ببار بارون (Rain Pour Down)
06 - Out of Nowhere - The Road
07 - 5grs - 5grs's Chair
08 - Shivered - Red Sky
09 - Angband - Insane
10 - Confess - Teh-Hell-Ran
11 - Arsames - Persepolis
12 - Farzad Golpayegani - I See Beyond my Eyes (feat. Jesse Bisceglia)
13 - Phenomenal - Unwelcome Hero
14 - Creation of Darkness - Arch-Fiend
15 - Internal Chaos - The Arc
16 - Satura - Dearth of Liberty
17 - Ahoora - Drizzle Knight
18 - 1000 Funerals - Sutured Lips

dimanche 13 décembre 2020

John Frusciante : Soft Guitar


Né en 1970 à New York, John Frusciante est recruté par les Red Hot Chili Peppers en 1988 pour remplacer leur précédent guitariste mort d'une surdose d'héroïne. Il a donc été le guitariste des Red Hot Chili Peppers avant de ne plus l'être. Puis il est redevenu le guitariste des Red Hot Chili Peppers avant de ne plus l'être encore. Depuis 2019, il est de nouveau le guitariste des Red Hot Chili Peppers… ça va, jusque-là vous suivez ? 

Il ne s'en est jamais caché : il est raide dingue de Jimi Hendrix. Du maître il a emprunté le jeu viscéral, énergique, épuré, terriblement dynamique et efficace. Frusciante n'est pas un technicien hors pair, ses solos sont souvent émaillés de pains plus ou moins volontaires et maîtrisés. C'est ce qui fait le charme et la personnalité de son jeu et lui a valu d'être classé par BBC Music en tête du classement des meilleurs guitaristes sur les 30 dernières années, juste devant Slash.

En dehors de sa participation aux Red Hots, Frusciante s'est également fendu d'une bonne dizaine d'albums en solo et de nombreuses collaborations avec des artistes aussi divers que Johnny Cash, Ziggy Marley, Duran Duran ou les rockeuses de Butcherettes.


01 - Head (Beach Arab) (1994 - Niandra Lades and Usually Just a T-Shirt)
02 - Cereal Song (1999 - The Bicycle Thief : You Come and Go Like a Pop Song)
03 - La Sirena (1999 - Banyan : Anytime at All)
04 - I Will Always Be Beat (2001 - From the Sounds Inside)
05 - We'll Meet Again (2002 - Johnny Cash : The Man Comes Around)
06 - Rainbow in the Sky (2003 - Ziggy Marley : Dragonfly)
07 - Falling (2004 - BOF : The Brown Bunny)
08 - Surrogate People 
       (2004 - John Frusciante & Josh Klinghoffer : A Sphere in the Heart of Silence)
09 - Water (2004 - Shadows Collide With People)
10 - This Is How I Feel (2006 - Glenn Hughes : Music for the Divine)
11 - Hands (2007 - Ataxia : AW II)
12 - Hard Life Easy (2007 - Satellite Party : Ultra Payloaded)
13 - Saw Something (2007 - Dave Gahan : Hourglass)
14 - The Heart Gently Weeps (feat. Dhani Harrison & Erykah Badu) 
       (2007 - Wu-Tang Clan : 8 Diagrams)
15 - You Can't Stop Me Now (2008 - RZA : Digi Snacks)
16 -  Let the Good Times Roll (2008 - George Clinton : George Clinton and His Gansters of Love)
17 - Way Down (feat. RZA, & Barbie Hatch) (2009 - N.A.S.A. : The Spirit of Apollo)
18 - Today (2009 - The Empyrean)
19 - Tigress Ritual (2010 - Swahili Blonde : Man Meat)
20 - Uprane (2012 - PBX Funicular Intaglio Zone)
21 - Todo Menos el Dolor (2014 - Kimono Kult : Hiding in the Light)
22 - Stage (2014 - Enclosure)
23 - My Half (2015 - Le Butcherettes : A Raw Youth)
24 - What Are the Chances ? (2015 - Duran Duran : Paper Gods)

mardi 8 décembre 2020

Carré d'As : Diego Armando Canciones

Comment ne pas rendre hommage au maestro du ballon rond autrement qu'en musique. S'il fut le plus grand footballeur de tous les temps, il fut aussi le personnage le plus rock and roll, aussi bien dans les 18 mètres qu'en dehors. Entre le gamin des faubourgs de Buenos Aires et la main de Dieu, entre le fils de la bonbonnière et le roi de la coke, le prince des faubourgs et le voyou des villes, qui était Diego Armando Maradona ? Ange ? Démon ? Dieu ? Ou génial traîne-savate ?

Ne comptez pas sur moi pour vous fournir une réponse définitive et sensée. Le mieux que je puisse vous dire c'est que s'il n'avait pas été aussi doué avec ses pieds, il aurait été Keith Richards, ou Lemmy Kilmister, ou Bon Scott. Un Hendrix, un Cobain, un Bonham, un Lennon ou un Brian Jones.

Pour rendre hommage au pibe del oro, quoi de mieux que de compiler quelques groupes de rock argentins, épaulés par un petit frenchy. Tous ont en commun d'avoir dédié une chanson à Diego Armando. Je connais peu de personnalités publiques ayant bénéficié d'une telle sollicitude… à part la mère Michel qui a perdu son chat.

Rappelons-nous seulement qu'en cette belle journée de juin 1986, nous avons vu la main de Dieu et le but du siècle à quelques minutes d'intervalle.

>>>>> LA BOMBONERA

01 - Manu Chao - La Vida Es una Tómbola (bonus)
02 - Los Piojos - Maradó
03 - Ratones Paranoicos - Cristal
04 - Andrés Calamaro - La Noche
05 - La 25 - Buenos Aires
06 - Los Piojos - Hoy Es Hoy
07 - Ratones Paranoicos - Para Siempre Diego
08 - Andrés Calamaro - Siete Vidas
09 - La 25 - A la Buena de Dios
10 - Los Piojos - Amor de Perros
11 - Ratones Paranoicos - Cara Verde
12 - Andrés Calamaro - Diego Armando Canciones
13 - La 25 - Cruz de Sal
14 - Los Piojos - Mi Babe
15 - Ratones Paranoicos - Un Vodka Doble
16 - Andrés Calamaro - Cuando no Estás
17 - La 25 - Chica del 2000
18 - Rodrigo - La Mano de Dios (bonus)

jeudi 3 décembre 2020

Voici… Axelle Red [ par Zocalo ]


« Après avoir sillonné le monde, surmonté les éléments déchaînés, affronté des populations hostiles, celui que les indigènes de Patagonie surnomme El Loco de Sangre, nous revient de son lointain périple. Les cheveux en bataille et la sacoche pleine de jolie musique, il rentre au bercail pour savourer un repos bien mérité. Zocalo, c'est un peu notre Hemingway à nous : grand bourlingueur devant l'Éternel et pourvoyeur de contes merveilleux. »

Depuis de nombreuses années (mais combien exactement ?), je me suis fait une spécialité des musiques d'ailleurs. Avec vous, nous avons visité la Suède, la Suisse, l'Espagne, le Portugal, la Catalogne. Puis, nous nous sommes enhardis en direction de la Colombie, de l'Argentine, du Chili, du Mexique, du Pérou. Toujours plus loin, nous nous sommes aventurés au Japon, en Corée. Non, pas en Corée ? Pas encore ? Rassurez-vous, ce n'est que partie remise. Cependant, il existe un ailleurs dont je ne vous ai jamais parlé, ou si peu : la France.

La France, ce petit pays verdoyant perdu à l'ouest de l'Europe possède les coutumes les plus rares et les plus improbables, telles que, vous n'allez jamais le croire, la dégustation des grenouilles et des escargots, la multiplication des taxes et impôts les plus originaux et les plus divertissants (par exemple la TVA sur la taxe de recyclage des produits électro-ménagers : un impôt sur l'impôt, en somme), le record mondial du nombre de jours de grève (114 jours par an pour 1000 habitants), la seule équipe nationale de football qui s'est mise en grève de toute l'histoire de ce noble sport.

Bien que la France compte 67 millions de Présidents de la République qui tous, ont la conviction de posséder la solution idéale à tous les maux du pays et du reste du monde, elle est dirigée par le seul français qui semble n'avoir aucun avis sur ces sujets.

Le français est soucieux de l'avenir de la planète et de la préservation de son cadre de vie. Ainsi, les jours d'élection, il est prompt à terminer sa partie de chasse à courre avant de sauter dans son 4x4 diesel pour aller voter écolo.

Voici donc un rapide aperçu de cette contrée insolite que nous allons visiter au cours des prochains mois. Et pour commencer, je vous propose une jolie compile de la chanteuse Axelle Red.Axelle, de son vrai nom Fabienne Demal, est née... Mais quoi ? Que me dit-on dans la salle ? Axelle Red ne serait pas française ?

Elle serait belge ? Allons donc, balivernes, coquecigrues, billevesées. Vous n'allez tout de même pas prétendre qu'une artiste aussi représentative de la culture française serait d'origine étrangère ? Tant que vous y êtes, oseriez-vous également prétendre que ne sont pas français les élites intellectuelles de ce petit pays que sont Jacques Brel, Nino Ferrer, Stephan Eicher, Léopold Sédar Senghor, Eugène Ionesco, Céline Dion, Patrick Juvet, Yasmina Khadra et Robert Charlebois ? Un peu de sérieux, que diable !

>>>>> SENSUALITÉ

01 - Le monde tourne mal
02 - BWU (Had to)
03 - Tan infantil
04 - Aphrodisiaque
05 - She's Defective
06 - A tientas
07 - Légère
08 - Mum Tell Your Son (Daughter)
09 - No sufras por mí
10 - Blanche Neige
11 - Don't Want to Know
12 - Sirve de que
13 - Vole (soul version)
14 - Gotta Serve Somebody
15 - Con solo pensarlo
16 - Voilà… tout ce qu'on peut faire (soul version)
17 - People Get Ready (soul version)
18 - Mi oración

dimanche 29 novembre 2020

11M20


Vous vous souvenez ? Ça a commencé avec les gilets jaunes et les blocs noirs. Bim ! Bam ! Que ça castagne de partout dans les rues ! Dans la foulée, c'est les SNCF qui se sont mis en grève, juste avant qu'une grippette chinetoque ne commence à faire parler d'elle. Elle a parlé tellement fort que c'est devenu une pandémie qui a entraîné une léthargie mondiale. Et tout le monde s'est calfeutré… les cons ont fini confinés ! Mais quand les cons c'est nous, ça fait quand même un petit peu mal au fion ! Alors on s'est tous retrouvés comme des glands devant la télé. Le plateau de BFM-TV est devenu the best place to be. Tout le monde avait son opinion sur l'opportunité du masque, l'efficacité de la chloroquine, la stratégie du gouvernement, l'âge du capitaine et les ragnagnas de ma belle-sœur. On a bouffé de la brandade de connerie à la louche, arrosée de fiel, d'ignorance et de mauvaise foi !

Enfin, l'été est arrivé, on a pu se lâcher un peu… mais pas trop quand même, parce qu'il y a toujours ce putain de bridé microscopique qui n'attend qu'une chose : nous grignoter les valseuses trempées dans du nuoc-mâm ! L'apéro avant le barbecue n'avait pas la même saveur. La cuite était maussade ! Avec tout ça, on pensait être peinards jusqu'au sacrifice rituel de la dinde. Et badaboum ! Retour à la case prison, sans toucher les 20.000 ! Heureusement qu'on avait fait le plein de PQ en mars. Re-BFM, re-spécialistes en tous genres, re-bouillie journalistique indigeste, re-c'est pas not' faute, c'est les aut'… le bal des faux derches entamait les prolongations. Au niveau des nouvelles pourries, on se croyait blindés ! Mais non, il a fallu que ce tas de merde de Mélenchon présente sa candidature aux prochaines élections présidentielles et qu'Eddie Van Halen casse sa pipe. L'une de ces nouvelles m'a fait pleurer, l'autre m'a fait vomir de la bile !

Putain d'année, me direz-vous ! Heureusement, un fabuleux rayon de soleil est venu sécher nos larmes. Un rayon de soleil venu d'Australie et qui s'écrit en quatre lettres et un éclair : AC/DC. Eux aussi, on les voyait au fond du trou, beaucoup les avaient déjà enterrés. Mais le diable sait se montrer généreux envers ses plus zélés serviteurs et leur offre l'opportunité d'un ultime tour de piste. Et comme Satan est d'humeur badine ces derniers temps, il nous a aussi gratifié d'un petit Sodom qui risque bien de faire saigner les hémorroïdes de Christine Boutin !

>>>>> HEYAT METALI

01 - AC/DC - Witch's Spell
02 - Warpriest - Whipmaster
03 - Phil Campbell & the Bastard Sons - Animals
04 - Yawning Earth - Thralldom
05 - Fever 333 - Wrong Generation
06 - Speed Stroke - Scene of the Crime
07 - Killer Be Killed - Comfort from Nothing
08 - Nadir - Carry the Banner
09 - Hjelvik - The Power Ballad of Freyr
10 - Witchwood - Feelin'
11 - Legionem - AEAJATMOAAMVMSGSTGJEZ
12 - El Rojo - South
13 - Full House Brew Crew - Cult of Misrey
14 - Slough of Despair - Shattered Reality
15 - Dehumaniser - Morphine God
16 - High $tatus - Hex (feat. Mistah White)
17 - Ecclesia - Burn the Witches
18 - Our Slaviour - Media Rage


>>>>> METAL PESADO

19 - Sodom - Nicht Mehr mein Land
20 - Lorekeeper - Tusk Rider
21 - Primal Instinct - The Torch
22 - Cadaver - Let Me Burn
23 - Haunted Cenotaph - Cursed Abomination
24 - Manu Armata - Initium / Remain Radical
25 - Argorok - Odyssee
26 - Thrudvangar - Fardrengir
27 - Paradoxxon - Küss den Lauf
28 - Homicide - Point Blank Range
29 - Brave the Cold - Hallmark of Tyranny
30 - Kataklysm - Icarus Falling
31 - Bloodstained - In your Likeness
32 - Scarlet - Devil Twins
33 - Hatebreed - Cling to Life
34 - Ritual Earth - Free From my Vessel
35 - Roadwolf - Turn It Loose
36 - Die II Reborn - Outlaw Speed

lundi 23 novembre 2020

Carré d'As : Les Gaulois Acariâtres

 
Messieurs  les  Anglo-saxons, dussé-je égratigner  vos  égos  de  vikings  sanguinaires, sachez que vous n'avez pas le monopole  de  la  méchanceté  métallique !  J'ai  même  envie  de  vous dire : « Accrochez-vous à l'élastique de vos strings en cotte de mailles, parce que ça risque un peu de vous piquer les yeux ! »

Issus de nos campagnes fécondes, bercés au gazouillis de nos ruisseaux, imprégnés des senteurs de nos pâturages et nourris du miel de nos terres chéries, ce sont des milliers de gamins chevelus qui se sont appropriés les lois sacrées du métal, gravées dans le marbre des années 70 par quatre forgerons de Birmingham.

Partons donc pour un tour de Gaule express à la découverte de quelques-uns de ces jeunes effrontés. Première étape en Alsace, à Mulhouse plus précisément, qui abrite MERCYLESS depuis 1991 — furieuse bande de thrash/death sombre dont les sept albums ont de quoi donner des sueurs froides à bon nombre de poids-lourds du circuit international. HEOL TELWEN (Soleil Noir), ceux-là délivrent un black metal puissant et fortement teinté de folklore celtique… d'autant plus étonnant que le groupe a vu le jour au Blanc-Mesnil, dans la région parisienne. La Bretagne, il en sera aussi question avec UNDER THE ABYSS qui a appareillé de la cité du Ponant en 2004. Et pour se mettre la tête à l'envers, entre deux bolées de cidre et une crêpe complète, rien de mieux que le heavy/thrash des redoutables Ti' Zefs. Enfin, atterrissage à Grenoble où vous serez accueillis par les trapus de EIGHT SINS qui pratiquent un thrash assaisonné à la sauce hardcore… s'il vous reste un peu de place, vous reprendrez bien un peu de gratin dauphinois ?

>>>>>> ASTÉRIX

01 - Mercyless - The Mother of All Plagues
02 - Heol Telwen - Kan Ar Kern
03 - Under The Abyss - The Bearer of Light
04 - Eight Sins - Intro / Crawling Enemy
05 - Mercyless - Pathetic Divinity
06 - Heol Telwen - Ar Korrigan Du
07 - Under The Abyss - Black Sheep
08 - Eight Sins - Vultures
09 - Mercyless - Swallow my Soul
10 - Heol Telwen - Enez Glaz
11 - Under The Abyss - Meaningless Things
12 - Eight Sins - Bloodshed Salvation
13 - Mercyless - Descending to Conquer
14 - Heol Telwen - Dahud
15 - Under The Abyss - Trapped Under Sand
16 - Eight Sins - Serpents

mercredi 18 novembre 2020

Phil Collins : The Genesis of Drums


« Phil Collins est le batteur de Genesis ! »

Voilà ce que j'appelle une chronique rondement menée. En quelques mots tout est dit… et bien dit ! Franchement, je suis plutôt fier de moi !

Mais je vous connais, bande de petits farfelus, et je sais que vous ne me lâcherez pas tant que vous n'en saurez pas plus sur Philip David Charles Collins, né le 30 janvier 1951 à Londres, qui a commencé à jouer de la batterie à 5 ans et épousé la carrière de musicien professionnel à 18 au sein de Flaming Youth, avant d'être recruté par Genesis en 1970. Je sais aussi que vous vous demandez si cet auteur-compositeur, chanteur, multi-instrumentiste et producteur a collaboré avec d'autres artistes. Ce à quoi je répondrai sans hésitation : OUI !… et pas qu'avec des brèles ! Et parmi les artistes qui auraient également pu faire partie de cette jolie compile, figurent John Cale, Elliott Murphy, Camel, Robert Fripp, Daryl Hall, Lee Ritenour, Chaka Khan, Kate Bush, David Crosby, Manhattan Transfer…

Sinon, vous ai-je dit que Phil Collins était le batteur de Genesis ?

>>>>> MAN ON THE CORNER

01 - Weightless (1969 - Flaming Youth : Ark 2)
02 - Don't You Feel It (1974 - Eugene Wallace : Book of Fools)
03 - Savannah Woman (1975 - Tommy Bolin : Teaser)
04 - Don't Be Silly (1976 - William Lyall : Solo Casting)
05 - No One Receiving (1977 - Brian Eno : Before and After Science)
06 - I'm in the Mood (1978 - Rod Argent : Moving Home)
07 - Wal to Wal (1979 - Brand X : Product)
08 - No Self Control (1980 - Peter Gabriel : III)
09 - Sheba (1980 - Mike Oldfield : QE2)
10 - Immunity (1981 - Rupert Hine : Immunity)
11 - I See Red (1982 - Anni-Frid Lyngstad : Something's Going On)
12 - In the Mood (1983 - Robert Plant : The Principle of Moments)
13 - Island Dreamer (1983 - Al Di Meola : Scenario)
14 - For Every Heart That's Been Broken (1984 - Philip Bailey : Chinese Wall)
15 - Tearing Us Apart (feat. Tina Turner) (1986 - Eric Clapton : August)
16 - Angry (1986 - Paul McCartney : Press to Play)
17 - Love at a Distance (1989 - Stephen Bishop : Bowling in Paris)
18 - War (1994 - Dave Greenslade : The Pentateuch of the Cosmogony)
19 - Do Nothin' Till You Hear From Me (1995 - Quincy Jones : Q's Jook Joint)
20 - The Downward Pull of Human Nature (1996 - John Martyn : And)
21 - The Big Bang (2008 - Simon Collins : U-Catastrophe)
22 - Serpentine Fire (2017 - Nathan East : Reverence)

samedi 14 novembre 2020

PopaLive


Voyons voir ce que raconte Wikipedia sur Popa Chubby ! « Theodore Joseph Horowitz, dit Popa Chubby, né le 31 mars 1960 à New York, est un chanteur et guitariste américain de blues et de rock. Son nom de scène est tiré d’une expression d'argot "pop a chubby", qui veut dire "avoir une érection" ».

Bon, ben, voilà, je crois que j'ai tout dit, je peux retourner me coucher !

Il serait quand même judicieux de rappeler que le petit Theo découvre la musique très jeune, en écoutant des disques de blues (Willy Dixon, Muddy Waters, B.B. King…) et de rythm’n’blues (Otis Redding, Wilson Picket, Aretha Franklin…). Il a d'ailleurs commencé à jouer de la batterie à 13 ans. Ce n'est que plus tard, en découvrant les Stones, Hendrix, Page, Cream, qu'il se tourne vers la guitare. À l'aube des années 90, il entame sa carrière de musicien professionnel. En 30 ans de métier, le gaillard a sorti la bagatelle d'une trentaine d'albums, que ce soit en studio ou en public. 
 
Et c'est justement de live dont nous allons parler aujourd'hui, avec une collection de chansons empruntées à des artistes qui ont eu leur quart d'heure de gloire, exécutées sur scène de façon magistrale par un Popa Chubby ébouriffant. Bien entendu, je ne vous ferais pas l'affront de vous donner le nom des artistes qui ont composé ces différentes œuvres. Si vous séchez, vous pouvez toujours demander à Wikipedia !

>>>>> BIG MAN, BIG GUITAR

01 - (Sittin' on) The Dock of the Bay
02 - Love in Vain
03 - Gloria
04 - Brown Sugar
05 - Hey Joe
06 - Wild Horses
07 - Rock Me Baby
08 - Sympathy for the Devil
09 - Walk on the Wild Side
10 - Hallelujah

lundi 9 novembre 2020

Carré d'As du Crossover


Comment voulez-vous qu'un pauvre métalleux ne devienne pas complètement zinzin après plusieurs années de pratique ?!?!?

Non pas que la musique qu'il ingurgite à longueur de journée soit nocive pour ses neurones (quoique !!!), mais la multiplication des genres, des sous-genres et, parfois même, des sous-sous-genres a de quoi nuire gravement à son intégrité mentale, déjà salement esquintée par l'absorption massive d'eau-de-vie à base d'orge maltée.

Ici, nous avons affaire avec le crossover thrash (simplement appelé crossover) qui se définit comme un croisement entre le thrash metal et le punk hardcore… le fils incestueux du punk et du metal, en quelque sorte !

Les cadors dans ce créneau sont sans conteste les Américains de Suicidal Tendencies, qui appartiennent aussi aux branches funk metal et skate punk. Américain lui-aussi, le groupe Municipal Waste trouve sa place sur l'étagère thrash metal/hardcore punk. Les frenchies de Black Bomb A pointent également au metalcore et au punk hardcore. Quant à Brésiliens de Ratos De Porão, on les retrouve aussi dans la case D-Beat !

Assurément un carré d'as qui va coller la migraine à certains !!! 

>>>>> MULTISEGMENT

01 - Ratos De Porão - Neocanibalismo
02 - Suicidal Tendencies - Clap Like Ozzy
03 - Black Bomb A - On Fire
04 - Municipal Waste - I Just Wanna Rock
05 - Ratos De Porão - Fragments of Conquest
06 - Suicidal Tendencies - No More, No Less
07 - Black Bomb A - No Way
08 - Municipal Waste - The Thrashin' of the Christ
09 - Ratos De Porão - Obesidade Mórbida Constitucional
10 - Suicidal Tendencies - Fucked Up Just Right !
11 - Black Bomb A - Madmen
12 - Municipal Waste - Acid Sentence
13 - Ratos De Porão - Expresso da Escravidão
14 - Suicidal Tendencies - Shake It Out
15 - Black Bomb A - Kiss of Death
16 - Municipal Waste - New Dead Masters