samedi 24 mai 2014

Progressive Metal


J'aime bien me moquer des musiciens de Heavy Metal en disant que c'est des bourrins qui n'y connaissent rien à la musique. Oui, mais moi j'ai le droit, parce que je sais que ce n'est pas vrai… même si des fois, c'est un peu vrai quand même !!!

Par contre, s'il y a une catégorie de musicos que je ne me permettrais jamais de critiquer, c'est bien celle qui officie dans le Progressive Metal — ou Metal Progressif, ou Metal Prog, ou encore Heavy Prog, pour les initiés. Parce que ces mecs-là, c'est tous des premiers de la classe. Ils décortiquent une partition de Rachmaninov avec autant d'aisance que je pèle une banane. Le solfège n'a aucun secret pour eux, le barré de si mineur c'est de la gnognotte. Ils sont tellement balèzes que six cordes sur une guitare ne leur suffisent pas… ils en rajoutent une ou deux, et c'est pas que pour la frime ! Les bassistes, c'est idem : ils travaillent sur cinq, voire six cordes. Les batteurs, je n'en parlent même pas. Quand ils regardent Charlie Watts jouant sur sa malheureuse 4-fûts, avec une charleston et deux cymbales, ils sont pliés… en quatre, justement ! Rien que pour leur matos, entre les doubles grosses caisses, les gongs, les clochettes et tout le toutim, il faut déjà un semi-remorque et les trois-quart de la scène !!!

Vous l'aurez compris, ces gens-là, c'est des trapus, des kadors, des fortiches. Leur style se caractérise par une grande complexité des instrumentations, des chansons longues et très structurées, avec des rythmes et des mesures inhabituelles ainsi qu'une grande variété de mélodies au sein d'une même composition.

Le Metal Progressif puisent ses racines dans le répertoire des groupes de Hard Rock de la première heure (Led Zeppelin, Black Sabbath, Deep Purple…) et de Rock Progressif comme Yes, Pink Floyd, Jethro Tull, King Crimson, Uriah Heep… Bien que le genre ait émergé vers la fin des années 80, il aura fallu attendre les années 90 pour qu'il conquiert enfin la reconnaissance du public, au travers de groupes comme Dream Theater, Queensrÿche, Tool et Fates Warning.

Si vous n'avez pas peur de vous cramer les tympans au contact de ces arpèges puissants et raffinés à la fois, je vous ai gardé une place en loge… juste à ma droite !!!

>>>>> THÉÂTRE DES RÊVES      

01 - Fates Warning - O Chloroform
02 - Chimera - Periscope
03 - Green Carnation - A Place For Me
04 - Transatlantic - Black as the Sky
05 - Ayreon - Chaos
06 - Liquid Tension Experiment - 914
07 - Queenrÿche - I Am I
08 - ProgressiveXperience - Something Like Death
09 - Devin Townsend - Night
10 - Pain of Salvation - No Way
11 - Periphery - Scarlet
12 - Tool - Schism
13 - Protest the Hero - Skies
14 - Animals as Leaders - New Eden
15 - Appearance of Nothing - The Seer
16 - Porcupine Tree - Sleep Together
17 - Vanden Plas - Somewhere Alone in the Dark
18 - Dream Theater - Solitary Shell

jeudi 22 mai 2014

Une chanson (What a Wonderful World)


Je vois des arbres verts, des roses rouges aussi
Je les vois s'épanouir pour toi et moi
Et je me dis en moi-même « Quel monde merveilleux »

Je vois des ciels bleus et de blancs nuages
L'éclatant jour béni, la sombre nuit sacrée
Et je me dis en moi-même « Quel monde merveilleux »

Les couleurs de l'arc-en-ciel, si jolies dans le ciel
Le sont aussi sur les visages des passants
Je vois des amis se serrer la main
Se dire « comment vas-tu »
En réalité ils se disent « je t'aime »

J'entends des bébés pleurer, je les vois grandir
Ils apprendront bien plus que je n'en saurai jamais
Et je me dis en moi-même « Quel monde merveilleux »


J'en ai vu des chouettes clips vidéo dans ma misérable vie : par exemple, Thriller de Michael Jackson, Can´t Get You Outta my Head de Kylie "Mmmhh !" Minogue, Ashes to Ashes de Bowie… sans oublier le Boys Boys Boys de Sandra qui a quelque peu enflammé mes jeunes années. Il y a aussi Bachelorette de Björk, Sledgehammer de Peter Gabriel et Scatterlings of Africa de Johnny Clegg. In Love With a Girl des White Stripes n'est pas mal non plus, tout comme I Want to Break Free de Queen… et je pourrais en citer des dizaines d'autres encore.

Chacun de ces petits films a allumé des feux d'artifice au fond de mon cœur. Mais je crois que je ne prendrai jamais autant de plaisir qu'en regardant le vieux Louis Armstrong qui entonne What a Wonderfull World. Sa grosse bouille noire, barrée d'une sourire lumineux est la plus belle image que je connaisse. Une image pleine de chaleur, pleine de tendresse aussi. Une image qui donne envie d'embrasser la première personne qu'on croise dans la rue… à condition qu'elle soit blonde à forte poitrine !!!!!

La chanson est écrire par Bob Thiele et George David Weiss pour Tony Bennett qui décline l'offre. C'est finalement Louis Armstrong qui l'enregistre sous forme de single en octobre 1967. Aussi étonnant que ça puisse paraître, elle fait un énorme flop aux États-Unis où elle ne s'écoule même pas à 1000 exemplaires. Tout ça parce que Larry Newton, le patron de ABC Records, qui n'apprécie pas la chanson décide qu'elle ne bénéficiera d'aucune promotion. Par contre, elle prend la tête du classement des singles au Royaume-Uni.

On connait la suite de l'histoire. La chanson fait le tour du monde. S'empare des premières places de tous les hit-parades, avant d'être reprise par des centaines artistes de toutes nationalités… et même par Tony Bennett en 2003 ! Quel monde merveilleux !!!!!

>>>>> FOR ME AND YOU

01 - Louis Armstrong
   02 - Playing For Change
      03 - After Daybreak
         04 - Eva Cassidy
            05 - Mika Nakashima
               06 - Joey Ramone
                  07 - Ziggy Marley
                     08 - Karen Carroll
                        09 - Tony Bennett & K.D. Lang
                           10 - Biomekkanik
                              11 - Mark Medlock
                                 12 - Kokia
                                    13 - Guillaume de Chassy & Daniel Yvinec
                                       14 - Stacey Kent
                                          15 - Ministry
                                             16 - Melania
                                                17 - B.B. King
                                                   18 - Sarah Brightman
                                                     19 - Keane
                                                        20 - LeAnn Rimes


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lundi 19 mai 2014

Chuck Berry Under Cover


Rock and Roll Music a été l'un des premiers titres joués sur scène par quatre garçons dans le vent durant leur séjour à Hambourg, de 1960 à 1962. Le 10 mai 1963, une bande de puceaux londoniens est en studio pour enregistrer leur premier disque : Come On. Bien que possédant une discographie plutôt baraquée, Led Zeppelin aimait ponctuer ses concerts de réjouissantes vieilleries comme Nadine ou 'Round and 'Round. Le 31 juillet 1986, Bob Dylan et Tom Petty sont sur scène à Tacoma, ils interprètent Bye Bye Johnny. "Victim of Love", le treizième album d'Elton John, sorti en 1979, débute par un pittoresque Johnny B. Goode qui dépasse les huit minutes. En 77, Status Quo en balançait déjà une version survitaminée sur "Live !". En 1964, Johnny Hallyday aligne un carré d'as sur l'album "Les Rocks les plus terribles" : Johnny reviens, Au rythme et au blues, Rien que huit jours, Ô Carole. Dix ans plus tard, Michel Mallory, lui offre La terre promise. En 1974, Eddy Mitchell fait un tabac avec À crédit et en stéréo. Un an auparavant, Electric Light Orchestra proposait une version sophistiquée, mais néanmoins énergique, de Roll Over Beethoven dépassant les sept minutes.

Il en manque un sacré paquet et je pourrais continuer pendant des heures à énumérer la liste des artistes, connus ou pas, qui ont fait leurs gammes en égrenant les riffs de Chuck Berry.

Monsieur Chuck Berry, c'est soixante ans de carrière, des titres immortels, un jeu de scène inimitable, un son de guitare basique mais efficace. Et quel plus bel hommage peut-on rendre à ce géant du rock que de proposer une poignée de ses chansons reprises par d'autres artistes.

>>>>> ROLL OVER CHUCK BERRY

01 - Waysted - Around and Around
02 - Johnny & Edgar Winter - Back in the USA
03 - The Prima Donnas - Roll Over Beethoven
04 - Dr. Agranovsky & The Black Bread - Sweet Little Sixteen
05 - Nina Simone - Brown Eyed Handsome Man
06 - The Beatles - Carol
07 - The Beach Boys - Rock and Roll Music
08 - Kim Larsen & Yankee Drengene - Havana Moon
09 - Erich Bobos Prochazka & Marek Wolf - Johnny B. Goode
10 - Buffalo - Little Queenie
11 - The Amboy Dukes - Maybellene
12 - Tom Jones - Memphis Tennessee
13 - The Bunch - Nadine
14 - Bonnie Bramlett - No Particular Place to Go
15 - The Rolling Stones - Come on
16 - John Lennon - You Can't Catch Me
17 - Rod Stewart - Sweet Little Rock 'n' Roller
18 - The Hollies - Too Much Monkey Business
19 - Bill Wyman - You Never Can Tell
20 - The Dave Clark Five - Reelin' and Rockin'
21 - George Thorogood & The Destroyers - You Can't Catch Me
22 - Mud - Bye Bye Johnny

dimanche 11 mai 2014

Théorie irrationnelle totalement surréaliste (TiTS)


J'ai sillonné les océans, j'ai traversé des continents, j'ai parfois risqué ma vie. J'ai pris d'innombrables mesures, établi des relevés topographiques précis, collecté de précieux témoignages. J'ai également rencontré des experts de renommée mondiale et consulté des documents ultra-secrets. Après des années de recherche, d'observation, d'investigation, je suis arrivé à une conclusion imparable et définitive. J'ai beau faire et refaire mes calculs, les comparer avec les études déjà publiées par les savants les plus réputés, tout me ramène à ce résultat : le corps de la femme ne présente aucun angle saillant. Tout est lisse, rond, gracieux, harmonieux.

Toutefois, mon esprit cartésien ne se satisfait pas et j'ai fini par déceler une parcelle féminine mettant en défaut la si brillante théorie. Ce petit bout de femme se situe très exactement au sommet de ses seins, entouré d'une auréole dont la couleur varie entre caramel et chocolat. En temps normal, il se présente sous une forme hémisphérique d'un centimètre à un centimètre et demi de diamètre. Son toucher est doux et moelleux, mais une excitation manuelle ou buccale suffit à le raffermir durablement.

Je n'irai pas jusqu'à prétendre que ce délicat bouton érectile pourrait briser la coquille d'un œuf… mais mon cœur d'artichaut sûrement !!!

>>>>> TÂTONS LES TÉTONS DE TATA

01 - ZNR – La pointe de tes seins est comme un pétale de pavot
02 - The Kooks - Jackie Big Tits
03 - Zimmers Hole - Fuck my Aching Tits
04 - The Stanglers - Tits
05 - Scissor Sisters - Tits on the Radio
06 - Pork Dukes - Big Tits
07 - The Queers - Ursula Finally Has Tits
08 - Sweep The Leg Johnny - Sometimes my Balls Feel Like Tits
09 - Barefoot Jerry - Fish 'n' Tits
10 - Pushmonkey - Tits
11 - The Joneses - Tits & Champagne
12 - Chris Wilson - Tits and Feathers
13 - Exmagma - Torpedo Tits
14 - Crowbar - Tits Up on the Pavement
15 - Steel Panther - I Want Your Tits
16 - Harold Budd - Butterflies With Tits - Niki D.
17 - The Barflys - Tits
18 - Frank Zappa - Tities & Beer

jeudi 8 mai 2014

Rouge Nuit


Quand j'ai vu cette toile (inachevée) de La Rouge, c'est comme si une méchante évidence me sautait à la gueule : il était impératif qu'elle devienne la pochette d'une compile.

Une toile sombre, mais apaisante. Une image à la fois tendre et crépusculaire. Brumeuse, mais rassurante. Comme un doux cauchemar accueillant. Un paysage lisse, caressé par un vent gris. Un vent ami, un vent fripon, un vent qui décoiffe. Et, comme un œil espiègle, la Lune qui mate les amants champêtres. Il fait nuit mais il fait bon se promener. Loup, y es-tu ? Le loup n'y est pas ! Et s'il y est, il lutine lui itou ! Bonne nuit, les petits !!!

Pour rendre hommage au travail de notre amie québécoise, je ne pouvais pas me contenter d'un fagot de chansons anodines. Il me fallait des pièces inattendues, rares, parfumées. Des chansons du monde entier et d'ailleurs et qui parlent toutes de la nuit… en français, anglais, allemand, italien, espagnol, portugais, russe, hongrois, lituanien, turc, polonais, roumain, norvégien.

Alors fermez les yeux et laissez-vous porter par la musique, tout au long d'une nuit… rouge.

>>>>> LES NUITS FAUVES

01 - James Brown - Strangers in the Night (Frank Sinatra Cover)
02 - Alain Bashung - La nuit je mens
03 - Blues Power Band - Noite Doce em Bahia
04 - Valdis Atals - Supo Manas Naktis
05 - Andrea Berg - Dezember Nacht
06 - Brilliant Dadashova - Gece Yaman Uzundur
07 - Ossian - Éjszaka
08 - Brigitte Fontaine - Intérieur nuit
09 - Командор -  Ночь (Commandant - Nochj)
10 - In Extremo - En Esta Noche (piano version)
11 - Paulinho Garcia & Grazyna Auguscik - Noite dos Mascarados
12 - Mina - Voce 'e Notte
13 - The Pretenders - Night in my Veins
14 - Anna Maria Jopek - Bezsenna Noc
15 - София Ротару - Колдунья ночь (Sofia Rotaru - Koldunjya Nochj) 
16 - Svartediket - Forste Natt
17 - Tanzwut - Königin der Nacht
18 - Iris - Zi si Noapte

lundi 5 mai 2014

This Is… Gary Moore [ par le Zornophage ]


« On ne peut pas tout avoir dans la vie !

Gary Moore était petit, moche et chantait comme une patate. En contrepartie, il fera éternellement partie des meilleurs guitaristes de tous les temps… si ce n'est le meilleur. Mais je ne suis pas là pour lancer de vaines polémiques. Chacun forgera sa propre opinion.

Comme d'habitude, le Zornophage a décortiqué avec une précision chirurgicale l'immense carrière de cet immense musicien. 


Après un parcours sans faute, Gary Moore a mis les voiles vers un improbable pays où des roses noires poussent sur le granit. »

Quand Gary Moore nous a quittés, il y a 3 ans de ça, j'ai eu le blues. Parce que je l'aimais moi, le taciturne Irlandais à la carrière si décousue mais, finalement, pas si incohérente qu'il n'y parait. Parce que Gary était, je pèse mes mots, un guitariste extraordinaire, la crème de la crème, un mec capable de tout jouer, du jazz rock progressif le plus technique (Colosseum II), au blues rock le plus pur (en solo ou avec Skid Row), au hard rock le plus racé (en solo encore ou, brièvement avec Thin Lizzy).

Aussi, plus qu'un simple "This Is" de sa carrière solitaire, j'ai décidé de vous proposer un "This Is" couvrant les 29 albums studio que Gary honora de sa présence. Ce faisant, j'espère pouvoir vous démontrer la versatilité et le talent d'un instrumentiste hors-pair. Qui me manque, qui nous manque...

This is Gary Moore ! Enjoie !

>>>>> OVER THE HILLS…

SKID ROW
01 - Mad Dog Woman (1970 - Skid)
02 - Night of the Warm Witch (1971 - 34 Hours)
03 - The Man Who Never Was (1970/83 - Skid Row)


THE GARY MOORE BAND
04 - Grinding Stone (1973 - Grinding Stone)

THIN LIZZY
05 - Still in Love with You (1974 - Nightlife)

COLOSSEUM II
06 - Dark Side of the Moog (1976 - Strange New Flesh)
07 - Intergalactic Strut (1977 - Electric Savage)
08 - War Dance (1977 - Wardance)


GARY MOORE
09 - Don't Believe a Word (1978 - Back on the Streets)

THIN LIZZY
10 - Róisín Dubh (Black Rose) : A Rock Legend (1979 - Black Rose)

G-FORCE
11 - White Knuckles/Rockin' and Rollin' (1980 - G-Force)

GARY MOORE
12 - Hiroshima (1981 - Dirty Fingers)
13 - Wishing Well (1982 - Corridors of Power)
14 - Empty Rooms (1984 - Victims of the Future)
15 - Military Man (1985 - Run for Cover)


>>>>> …AND FAR AWAY

GARY MOORE
16 - Wild Frontier (1987 - Wild Frontier)
17 - Blood of Emeralds (1989 - After the War)
18 - King of the Blues (1990 - Still Got the Blues)
19 - Cold Day in Hell (1992 - After Hours)


BBM
20 - City of Gold (1994 - Arount the Next Dream)

GARY MOORE
21 - Long Grey Mare (1995 - Blues for Greeny)
22 - One Fine Day (1997 - Dark Days in Paradise)
23 - Surrender (1999 - A Different Beat)
24 - Stormy Monday (2001 - Back to the Blues)


SCARS
25 - When the Sun Goes Down (2002 - Scars)

GARY MOORE
26 - Memory Pain (2004 - Power of the Blues)
27 - Ain't Nobody (2006 - Old, New, Ballads, Blues)
28 - Checkin' Up on My Baby (2007 - Close As You Get)
29 - Mojo Boogie (2008 - Bad for You Baby)


BONUS
30 - Enough of the Blues (Live in Montreux 2001) (2009 - Essential Montreux)

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