jeudi 14 décembre 2017

Carré d'As du Hard Rock Australien


Nouveau carré d'as. Australien cette fois-ci, et consacré à des groupes de hard rock tout droit venus de l'autre bout du globe.

À force de hargne et de ténacité, AC/DC s'est imposé comme l'un des plus grands groupes de rock de tous les temps. Une discographie irréprochable et le décès de son chanteur originel ont contribué à la légende et octroyé au quintet australien un statut équivalent à celui des Beatles, des Rolling Stones, de Led Zeppelin…

La question reste posée : sans AC/DC, le hard rock australien aurait-il connu une telle audience planétaire ? Pas sûr !…  Dans le sillage de la Young Army, des légions de jeunes Autraliens énervés se sont répandues sur la planète et ont collé un sacré coup de booster au hard business.

Pour former un carré parfait, ajoutons aux pionniers d'AC/DC, Rose Tattoo qui aura également vu disparaitre ses deux guitaristes en l'espace de trois ans, The Angels (Angel City) qui continuent leur route malgré la perte de leur chanteur fou et les petits jeunes d'Airboune qui incarnent avec brio la relève des grands anciens.

Quatre fois quatre chansons qui risquent fort de vous coller une furieuse envie de vous démantibuler les cervicales ! For those about to rock, they salute you !!!

Malcolm, on pense à toi.

>>>>> NICOLE KIDMAN

01 - Rose Tattoo - Astra Wally
02 - AC/DC - Can't Stand Still
03 - The Angels - Comin' Down
04 - Airbourne - Rivalry
05 - Rose Tattoo - Black Eyed Bruiser
06 - AC/DC - Live Wire
07 - The Angels - Ivory Stairs
08 - Airbourne - Blonde, Bad and Beautiful
09 - Rose Tattoo - Manzil Madness
10 - AC/DC - Moneytalks
11 - The Angels - Northwest Highway
12 - Airbourne - Ready to Rock
13 - Rose Tattoo - The Devil Does It Well
14 - AC/DC - Riff Raff
15 - The Angels - Waiting For the Sun
16 - Airbourne - Runnin' Wild

lundi 11 décembre 2017

Das Ist… Joy Denalane [ par Zocalo ]


« Continuons d'explorer en musique notre belle planète. Après avoir dégusté des tacos en Amérique du Sud, sillonné les fjords suédois, notre guide nous emmène sur les traces d'une sublime teutonne à la peau caramel. Sans mentir, si son ramage se rapporte à son plumage, elle est le Phénix des hôtes d'outre-Rhin ! »

Joy Maureen Denalane voit le jour en 1973 à Berlin Ouest, d'une mère allemande et d'un père sud-africain. Probablement en désaccord avec ses parents sur son avenir professionnel, elle quitte la maison à 16 ans et débute sa carrière musicale dans les milieux rap de Berlin et de Stuttgart. Elle intègre des groupes tels que Tiefschwarz et Freundeskreis. C'est dans ce dernier groupe qu'elle forme un duo remarqué avec le rappeur Max Herre. L'association fonctionne tellement bien que le duo musical devient couple à la ville.

Pourtant, ce n'est pas dans le rap que Joy se fait connaître, mais dans un style soul fortement teinté d'influence sud-africaine. Le titre "Im Ghetto von Soweto" enregistré avec l'excellent trompettiste Hugh Masekela fait un carton en Allemagne, en Autriche et en Suisse alémanique. Joy Denalane chante principalement en allemand, plus rarement en anglais, en xhosa et en shangan, deux langues natives sud-africaines. Sur scène, elle ne dédaigne pas reprendre  les grands standards de Billie Holiday.

>>>>> BUNDESREPUBLIK

01 - Stadt
02 - In Due Time
03 - Im ghetto von Soweto (feat. Hugh Masekela)
04 - Niemand (Was Wir Nicht Tun)
05 - Höchste Zeit
06 - Let Go
07 - Was auch immer
08 - Mehr Als Wir
09 - Vier Frauen (feat. Sara Tavares, Chiwoniso & Déborah)
10 - Miscommunication
11 - Chemical
12 - Deshalb (feat. Ahzumjot)
13 - Zwischen den Zeilen (feat. Rin)
14 - Ich bereue nichts
15 - Free
16 - Geh jetzt
17 - Rosen
18 - Geh jetzt (Frico Remix)

dimanche 10 décembre 2017

Judas Priestess


J'avoue qu'on a quand même bien rigolé quand les gamines de The Runaways ont débarqué dans notre rade avec leurs improbables brushings et leur dégaine de lourbardes à deux balles ! Mais quand elles ont branché les guitares et balancé les watts, là  on  s'en  est pris plein la poire ! « Hello, daddy, hello, mom ! I'm your ch-ch-ch-Cherry Bomb ! Hello world ! I'm your wild girl ! I'm your ch-ch-ch-Cherry Bomb ! » Elles nous ont tellement scotchés, les petites, qu'on s'en est pas encore remis !

Peu de temps après, quand les Girlschool ont déboulé, on n'a carrément plus fait les malins. D'abord c'était les frangines à Lemmy, des teignes, des vraies dures à cuire, avec des tronches de tueur à gages. Elles aussi nous ont atomisé les tympans. Ah ! Ça, on faisait moins les kadors dans nos slips kangourou !

Finalement, quand Angela Gossow nous a chopé par les couilles, on a enfin compris que le vent avait définitivement tourné : les meufs avaient pris le pouvoir sur la planète Metal. Et comme elles ont le cœur gros comme des bombardiers, elles permettent aux musicos mâles de s'exprimer à leurs côtés !

>>>>> STELLA PATCHOULI

01 - Infected Rain (Lena) - Endless Stairs
02 - The Dirty Denims (Mirjam, guitar, vocals - Ashley, bass) - Back With a Bang
03 - Psychedelic Witchcraft (Virginia Monti) - Set Me Free
04 - Battle Beast (Noora Louhimo) - Rock Trash
05 - Boss Hog (Cristina Martinez, vocals - Hollis Queens, drums) - Black Eyes
06 - Brutus (Stefanie - vocals, drums) - Drive
07 - Universe217 (Tanya Leontiou) - Counting Hours
08 - King Woman (Kristina Esfandiari) - Shame
09 - Synlakross (Patricia Pons) - Billy the Kid
10 - Scarlet Rain (Carrie Anderson) - So Long
11 - One Piece Puzzle (Ana Balkana) - Mama i Tata
12 - Royal Skulls (Purple Pam, vocals - Gina Ilasi, drums) - Everything
13 - Monday Mistress (Lindsey Graham) - Turn Off That Smile
14 - Crystal Viper (Marta Gabriel - vocals, guitar) - I Fear No Evil
15 - Satan's Hallow (Mandy Martillo) - Black Angel
16 - Lola Colt - At War
       (Gun Overbye, vocals, guitar - Kitty Arabella Austen, keyboards - Sinah Blohberger, bass)
17 - Electric Swan (Monica Sardella) - Sin's a Good Man's Brother
18 - The Warning - Shattered Heart (Daniela Villarreal, vocals, guitar, piano - 
       Paulina Villarreal, drums, piano - Alejandra Villarreal, bass)

mercredi 6 décembre 2017

Toute la musique que j'aime


Je n'étais qu'un fou, mais par amour
Elle a fait de moi un fou, un fou d'amour
Mon ciel, c'était ses yeux, sa bouche
Ma vie, c'était son corps, son cœur
Je l'aimais tant que pour la garder
Je l'ai tuée, je ne suis qu'un fou
Un fou d'amour, un pauvre fou
Qui meurt d'amour

lundi 4 décembre 2017

This Is... U2


Peu après la rentrée des classes de 1976, Larry Mullen, âgé de 14 ans, se fait renvoyer de la fanfare de la Mount Temple School, à cause de ses cheveux longs. Il décide alors de former un groupe de rock. Il est rejoint par Adam Clayton, cancre notoire, fréquemment convoqué dans le bureau du proviseur pour ses tenues excentriques et ses inséparables lunettes de soleil. Les deux compères font alors la connaissance de David Evans qui joue de la guitare. Finalement, Paul Hewson, un autre élève de cette école, trouve sa place au sein de la formation comme chanteur.

En automne 1977, le Larry Mullen's Band, qui s'est rebaptisé Feedback, se produit pour première fois dans le réfectoire, à l'occasion d'un concours organisé par le lycée. Les adolescents interprètent maladroitement un medley de morceaux des Beach Boys, puis une reprise de Show Me the Way de Peter Frampton.

Les Feedback décident de se rebaptiser The Hype. Paul Hewson s'approprie le pseudonyme  de « Bono » et présente son ami Dave Evans sous le sobriquet de « The Edge » (le tranchant, l'aiguisé).

En mars 1978, c'est sous le nom de U2 que le groupe se présente pour participer à un concours sponsorisé par Harp Lager, Evening Press et CBS. Il décroche le premier prix, soit la somme de 500 livres irlandaises et une séance d'enregistrement aux Keystone Studios de Dublin, sous la direction de Jackie Hayden.

La suite vous la connaissez : une flopée d'albums de légende, des hits comme s'il en pleuvait, des tournées gigantesques, plus de 170 millions d'albums écoulés, 22 Grammy Awards récoltés… respect, les gars !

>>>>> NEW YEAR'S DAY

01 - Twilight (1980 - Boy)
02 - Tomorrow (1981 - October)
03 - Surrender (1983 - War)
04 - 40 (1983 - Under A Blood red Sky) (Live)
05 - Bad (1984 - The Unforgettable Fire)
06 - Exit (1986 - Joshua Tree)
07 - Desire (1988 - Rattle and Hum)
08 - Acrobat (1991 - Achtung Baby)
09 - Numb (1993 - Zooropa)
10 - One (ft. Micheal Stipe) (1994 - Zoocoustic) (Live)
11 - Please (1997 - Pop)
12 - Kite (2000 - All That You Can't Leave Behind)
13 - Yahweh (2004 - How to Dismantle an Atomic Bomb)
14 - Breathe (2009 - No Line on The Horizon)
15 - Vertigo (2010 - 360° at the Rose Bowl) (Live)
16 - Cedarwood Road (2014 -  Songs of Innocence)
17 - 13 (There Is a Light) (2017 - Songs of Experience)

dimanche 3 décembre 2017

Un dimanche en 2017 - Novembre


And when your fears subside
And shadows still remain
I know that you can love me
When there's no one left to blame
So never mind the darkness
We still can find a way
'Cause nothin' lasts forever
Even cold November rain

Quelle plus belle façon d'entamer une chronique que de déclamer quelques vers du sublime November Rain des Guns N' Roses. Et je suis sûr qu'Axl ne m'en voudra pas de lui voler la vedette pour quelques minutes.

— Mmmm ! Freuh ! Freuh ! Mmm ! Geuh ! Frrreummfff !
— Oui, nous aussi on t'aime, Axl !

Novembre donc, qui est le onzième mois du calendrier grégorien. Jusqu'à preuve du contraire, il compte 30 jours et tire son nom du latin "novem", qui signifie "neuf" car c'était le neuvième mois de l’ancien calendrier romain. Je sais, tout le monde s'en branle, mais ce n'est pas parce qu'on est sur une chronique dédiée au metal qu'il faudrait se priver de quelques bribes de culture. 

— Euhhhhh ? Mmmm ? Queu queu deuhhh ?
— Comment, Axl, tu ne comprends pas le mot "culture" ?

Rappelons aussi que le mois de novembre commence par la fête de tous les saints. Profitons-en donc pour saluer ceux qui veillent sur notre petite confrérie de mangeurs de disques : saint Lou, saint David, saint Lemmy, sainte Amy, saint Chuck, saint Leonard, saint Fats, saint Delpech et tant d'autres.

— Geuh ! Beuh ! Rhôôô ! Screugneugneuh ! !
— Oui, nous aussi on pense à toi, Axl !

>>>>> MIKKEY DEE

01 - Wolf Counsel - Semper Occultus
02 - RichtWerk - Er
03 - Collapsed Minds - Messiah 4.0
04 - Rev Meter - The Devil's Cut
05 - Greta Van Fleet - Edge of Darkness
06 - Carubine - God on Drugs
07 - General Cluster - Shield Wall
08 - Hellsike - Nightmare
09 - RoadkillSoda - Trust
10 - Psycho Side - Monkey Stuff
11 - Cavalera Conspiracy - Impalement Execution
12 - Babylon A.D. - Crash and Burn
13 - Corexit - Feeding the Demons
14 - Egonaut - Initium
15 - Reward - Time to Die
16 - Morvigor - No Repentance
17 - The Black Thunder - No More !
18 - С-300 - Выбор Есть


>>>>> ROGER TAYLOR

19 - Moonspell - Todos os Santos
20 - Purple Hill Witch - Celestial Cemetery
21 - Low Torque - Mutant
22 - Umbra et Imago - Fragen
23 - Doomster Reich - Round the Bend Satan
24 - Grobrock - Rockstar
25 - Witchery - True North
26 - Bark - Hollow Words
27 - Dymytry - Iluze
28 - Shakra - I Will Rise Again
29 - No Return - Memories Turn to Ashes
30 - Chainsaw - The First Crusade / Zaraza
31 - Canine - From Ashes
32 - DVSR - Therapy
33 - Bleeding Mountains - Weightless
34 - Chiro - Tunnel
35 - Lionheart - Trial by Fire
36 - Greenwich - Paradise

jeudi 30 novembre 2017

Une chanson : Smells Like Teen Spirit


Charge les flingues et amène tes potes
C'est marrant de perdre et de faire semblant
Elle se fait chier, mais elle a confiance en elle
Oh non, je sais, c'est un gros mot

Salut, salut, salut, à quel point vas-tu mal ?

Avec les lumières éteintes, c'est moins dangereux
Nous voici maintenant, distrais-nous
Je me sens stupide et contagieux
Nous voici maintenant, distrais-nous
Un mulâtre, un albinos, un moustique, ma libido

Je suis le pire dans tout ce que je fais de meilleur
Et pour ce don, je me sens béni
Notre petit groupe a toujours existé
Et le sera toujours jusqu'à la fin

Et j'oublie juste pourquoi j'ai goûté
Oh yeah, je crois que ça me fait sourire
J'ai trouvé ça difficile, c'était difficile à trouver
Oh bon, qu'importe, ça ne fait rien

Un déni

Je ne vais pas vous présenter Nirvana, tout le monde connait Nirvana. Je ne vais pas vous présenter Smells Like Teen Spirit, tout le monde connait Smells Like Teen Spirit !

Cette chanson mythique est l'une des rares du répertoire des petits gars d'Aberdeen (USA) à avoir été cosignée par tous les membres du groupe (Cobain, Grohl et Novoselic). En moins de temps qu'il n'en faut pour rédiger cette chronique, Smells Like Teen Spirit s'est imposé comme l'hymne de toute une génération, entraînant avec lui l'album Nevermind qui s'est écoulé par palettes entières dans le monde entier, faisant passer Nirvana du statut de groupe underground à celui de phénomène musical international. Paradoxalement, c'est ce même disque qui va exacerber le mal-être de Kurt Cobain qui ne parviendra jamais à s’adapter à ce succès fulgurant.

La suite de l'histoire, nous la connaissons tous. Elle est triste, elle est navrante. Mais il reste les mots de Cobain, repris ici par un essaim d'artistes qui se sont fait un plaisir de tordre et de détordre cette mélodie accrocheuse.

Spéciale dédicace à monsieur Zocalo

>>>>> NEVERMIND

01 - Nirvana
   02 - Kina Grannis
      03 - Scott Bradlee's Postmodern Jukebox (ft. Alisan Porter)
         04 - Lelocity
            05 - The Wounded
               06 - Lacassette
                  07 - Hitboutique
                     08 - Noah Gundersen
                        09 - "Sir" Oliver Mally's Blues Distillery
                           10 - Aoki Karen (ft. Jabberloop)
                              11 - Mountain Men
                                 12 - Tori Amos
                                    13 - Scala & Kolacny Brothers
                                       14 - Paul Anka
                                          15 - Patti Smith
                                             16 - Pimpi Arroyo
                                                17 - Valerie Orth
                                                   18 - Furious Zoo
                                                      19 - The Flying Pickets
                                                          20 - Ituana

lundi 27 novembre 2017

Voici… Étienne Daho


Au risque de me mettre les pinailleurs anonymes à dos, j'ai envie d'évoquer Alain Bashung tout au long de cette compile consacrée à Étienne Daho.

Rassurez-vous, je n'irai pas faire un strict comparatif artistique entre les deux chanteurs. Je me contenterai de dire que leurs carrières ont suivi des trajectoires étonnamment parallèles. Tous deux commencent à se faire connaitre au début des années 80, en plein décollage de la New Wave. Ils représentent en quelque sorte le renouveau de la scène française. Leurs discographies sont truffées de hits imparables. Ils ont chacun un style tout à fait reconnaissable : Daho plutôt pop et léger, Bashung plus rock et sombre. Ils ont aussi en commun un sens marqué de l'esthétique qui se retrouve dans leurs clips vidéos. Pour être parfaitement objectif, on peut aussi dire qu'ils n'ont pas des voix exceptionnelles… mais l'un comme l'autre possède UNE voix qui fait partie de leur identité artistique.

À ce niveau de la conversation, je serais presque tenté d'évoquer deux autres entités musicales majeures : les Rolling Stones et les Beatles. Faisons un rapide comparatif avec nos deux petits français : des styles diamétralement opposés, pour des carrières parallèles et indissociables. Vous voyez où je veux en venir ?

Mais trêve de discours polémiques et place à la musique, avec une rétrospective de la carrière de monsieur Daho. Un artiste incontournable de la scène française, un artiste libre et éminemment attachant.

>>>>> TOMBÉ POUR LA FRANCE

01 - On s'fait la gueule (1981 - Mythomane)
02 - Jack tu n'es pas un ange (1984 - La Notte, La Notte…)
03 - La ballade d'Edie S. (1985 - Tombé pour la France) (EP)
04 - Late Night (Syd Barrett Cover) (1986 - Pop Satori)
05 - Musc et ambre (1988 - Pour nos vies martiennes)
06 - Mythomane (1989 - Live ED)
07 - Toi + moi (1991 - Paris Ailleurs)
08 - Jungle Pulse (1995 - Résérection) (EP)
09 - Les pluies chaudes de l'été (1996 - Éden)
10 - Les mauvais choix (2000 - Corps et armes)
11 - Les liens d'Eros (avec Marianne Faithfull) (2003 - Réévolution)
12 - La vie continuera (2007 - L'invitation)
13 - Ô la douceur du bagne (avec Jeanne Moreau) (2010 - Le condamné à mort)
14 - Les torrents défendus (2013 - Les chansons de l'innocence retrouvée)
15 - Hôtel des infidèles (2017 - Blitz)

dimanche 26 novembre 2017

Metal Made in Russia (02)


Vous voulez des décibels et de l'exotisme ? Vous avez frappé à la bonne porte !

Aux Jolies Compiles, pas de langue de bois, pas de chichi et pas de blabla : tout est dans le titre de la chronique. On vous promet du metal fabriqué en Russie, vous aurez du metal fabriqué en Russie.

Continuons de découvrir ensemble ce qui s'est fait de mieux en 2017 en matière de musique belliqueuse, dans le doux pays de la Comtesse de Ségur (née Rostopchine).

Pour l'occasion, retrouvons également des textes chantés dans cette superbe langue russe qui apporte assurément un supplément d'âme aux compositions.

Et comme dit le grand philosophe américain Gene Simmons : « You wanted the best, you got the best ! »

>>>>> МОСКОВСКАЯ

01 - Гробовая Доска - Песня Уклониста
        The Gravestone - Dodger's Song
02 - Meltdown - По Лезвию Ножа
        Meltdown - On the Blade of the Knife
03 - Process A.D. - Судьбе Назло
        Process A.D. - Fate of Nazlo

04 - Svartstorm - Мы Просили У Вечности Рай
        Svartstorm - We Asked for Eternity Paradise
05 - Restless Mind - Поколение Непокорных
        Restless Mind - Generation of the Undead
06 - Кроу - Догма
        Crow - Dogma
07 - Зеркало Души - Мы Вместе
        The Mirror of the Soul - We Are Together
08 - Skrin - Остаться
        Skrin - Stay
09 - Scream Of Shadows - Пустые Сны
        Scream Of Shadows - Empty Dreams
10 - Огненный шторм - Крокодил Д
        Fire Storm - Crocodile D
11 - GjeldRune - Молотом Битв
        GjeldRune - The Battle Hammer

12 - The Road To Hogwarts - Человек-Пылесос
        The Road To Hogwarts - Man-Vacuum Cleaner
13 - Hidden Enemy - Демон Мрака
        Hidden Enemy - Darkness Demon
14 - 7000 $ - Лёд
        7000 $ - Ice
15 - Рэтор - На Войне
        Rhetor - On the War
16 - Хёнир - Ворон
        Hönir - The Raven
17 - Шторм - Ври
        Storm - Vree
18 - Багира - Девятый Круг
        Bagheera - The Ninth Circle

jeudi 23 novembre 2017

King Cover #35


                              Entre  chien  et  loup,  je  m'égarais
                              Sur  des  rivages  pernicieux
                              Visant  l'ivoire  d'un  sourire  adolescent

                               
                              Au  cœur  des  nuits  d'ébène
                              Papillon  lubrique  et  somnambule
                              Je  frôlais  des  corps  anthracite

                               
                              Effleurais  des  hanches  suaves
                              Lutinais  des  filles  légères
                              Jusqu'aux  lisières  de  l'aube


>>>>> AFRIKA CORPS

01 - Pink Turtle - Born to Be Alive (Patrick Hernandez)
02 - Nguyên Lê & Himiko Paganotti - Mercedes Benz (Janis Joplin)
03 - Wizo - Poupée de cire, poupée de son (France Gall)
04 - Ella Fitzgerald - A Man and a Woman (Nicole Croisille)
05 - Gal Costa - The Fool on the Hill (The Beatles)
06 - Hurray For The Riff Raff - Jealous Guy (John Lennon)
07 - Julien m'a dit - Redemption Song (Bob Marley)
08 - Les Fatals Picards - Sans Contrefaçon (Mylène Farmer)
09 - Cornbread Red - Walk This Way (Aerosmith)
10 - Alton Ellis - Massachusetts (Bee Gees)
11 - Joshua James & The Forest Rangers - No Milk Today (Herman's Hermits)
12 - George Michael - Roxanne (The Police)
13 - Rickie Lee Jones - Sympathy for the Devil (The Rolling Stones)
14 - Vanilla Fudge - She's Not There (The Zombies)
15 - Jann Arden - California Dreamin' (The Mamas & The Papas)
16 - Atrocity - Relax (Frankie Goes To Hollywood)
17 - The Starkillers - Venus (Shocking Blue)
18 - Kellylee Evans - Ne me quitte pas (Jacques Brel)

lundi 20 novembre 2017

Det här är… Rebecka Törnqvist [ par Zocalo ]


« Zocalo n'est pas un homme fidèle. Nous le savions amateur de plantureuses beautés sud-américaines, le voilà qui nous revient au bras d'une princesse nordique, livide et anguleuse. Beauté brute et sauvage, un peu comme le répertoire de cette jolie demoiselle. »

Rebecka Törnqvist, född 26 april 1964 i Uppsala, är en svensk sångerska.

Oh pardon, j'ai oublié de brancher la traduction automatique. Rebecka Törnqvist est donc une chanteuse suédoise née en 1964 à Uppsala.

Considérée dans son pays comme la révélation du jazz vocal des années 90 et aidée par une parfaite maîtrise de l'anglais, Rebecka aurait pu suivre une carrière internationale à l'instar de ses compatriotes Rigmor Gustaffson et Monica Zetterlung. Mais sans doute assez peu attirée par la gloire, elle tourne le dos au jazz  et s'oriente vers le folk et la variété, privilégiant les collaborations avec des artistes nationaux.

La presque totalité de sa discographie est en anglais, à l'exception de "Vad jag vill" (What I Want) chanté en suédois. Ce n'est hélas pas le meilleur album de Rebecka, ses meilleures interprétations provenant plutôt de ses compositions en anglais, majoritaires dans cette compile.

>>>>> KONUNGARIKET SVERIGE

01 - Tremble my Heart
02 - Do You Mind ?
03 - What I Thought Was Mine
04 - Minst en Miljon
05 - Wasted Sunset (Miss my Kid)
06 - As I Am
07 - Angel Eyes
08 - Cuckoo
09 - Inget Att Dö För
10 - Your Call
11 - Easy Come, Easy Go
12 - Make Believe (Is Always for Tonight)
13 - My Pretty Fingers
14 - I Let Mine Go
15 - Nothing Ever
16 - Clean Slate Day
17 - I Never Asked
18 - Pick Me Up Song (You Put Me Down)
19 - Plötsligt Så Flyger Min Själ
20 - You and Your Great Love
21 - Steady Horse

dimanche 19 novembre 2017

Highway to Hell


Hey, mama ! Look at me,
I'm on my way to the promised land !

MotörGirl


                                     Hi ! We're your Weather Boys
                                     And have we got news for you — You better listen !
                                     Get ready, all you lonely boys
                                     And leave those umbrellas at home — Alright !

                                     Humidity is rising, barometer's getting low
                                     According to all sources, the street's the place to go
                                     'Cause tonight for the first time
                                     Just about half-past ten
                                     For the first time in history
                                     It's gonna start raining girls

                                     It's raining girls ! Hallelujah ! It's raining girls !
                                     I'm gonna go out to run and let myself get
                                     Absolutely soaking wet !

                                     It's raining girls ! Hallelujah !
                                     It's raining girls ! Every specimen !
                                     Tall, blonde, dark and lean
                                     Cute and nice and fair and fine

                                     God bless Father Nature, he's a single man too
                                     He took off to heaven and he did what he had to do
                                     He taught every angel to rearrange the sky
                                     So that each and every man could find his perfect girl

                                     It's raining girls ! Hallelujah ! It's raining girls !


—  Spéciale  dédicace  à  Malcolm  Y. —
Bon  voyage,  vieux  frère !


>>>>> BERTHA VON PARABOUM

01 - Fist Fight in the Parking Lot (Abby Kat) - Miss Emma
02 - Joon Wolfsberg - I'm Alive Now
03 - Valentine Wolfe (Sarah Black) - Silent Siren
04 - Die Form (Éliane P.) - Jigoku (BlindAge)
05 - Evans and Stokes (Jenny Stokes) - The Devil's Ride
06 - Mortillery (Cara McCutchen) - Age of Stone
07 - Bullet To The Heart (Audrey Behun) - Demons Inside
08 - Travelin Jack (Spaceface) - Metropolis
09 - Magda-Vega (Robin, vocals - Angela, bass) - Junkie
10 - Kyrie de 'Ath - Blood Astray
11 - Crisis (Karyn Crisis) - Nomad
12 - Butcher Babies (Heidi Shepherd & Carla Harvey) - Magnolia Blvd
13 - Слетевшая Цепь (Valentina Maltseva) - Drop the Chains
14 - Othalan (Agnieszka Suchy) - Po Krańce Gór
15 - Tricounty Terror - Devil's Rock and Roll
        (Tessa Terror, vocals - Kelsey & Erica, guitar - Andi, drums - Kelly, bass)
16 - Hands of Orlac (The Sorceress) - From Beyond the Stars
17 - A De Animal (Isa) - Sherlyn
18 - The Black Wizards (Joana Brito) - Freaks and Geeks

vendredi 17 novembre 2017

Une chanson : Rainy Night in Georgia


En vadrouille avec ma valise
À la recherche d'un endroit chaud
Pour passer la nuit à l'abri des fortes pluies
Il m'a semblé entendre ton invitation
C'est bon

Une nuit pluvieuse en Géorgie
On dirait qu'il pleut partout dans le monde
J'ai l'impression qu'il pleut partout dans le monde

Les néons clignotent
Les taxis et les autobus traversent la nuit
Le gémissement lointain d'un train
Ressemble à une chanson triste dans la nuit

Une nuit pluvieuse en Géorgie
Seigneur, je crois qu'il pleut partout dans le monde
J'ai l'impression qu'il pleut partout dans le monde

Combien de fois me suis-je interrogé
Mais c'est toujours la même réponse
Peu importe ce que tu regardes ou penses
C'est la vie, et tu n'as qu'à te laisser aller

Je me suis abrité dans un garage
J'ai pris ma guitare pour passer le temps
En pleine nuit, quand il est difficile de se s'endormir
J'ai posé ta photo pour ma poitrine
Et ça m'a fait du bien

Il s'en est fallu de peu que je passe à côté de ce petit bijou qui fait pourtant partie des 500 plus grandes chansons de tous les temps selon le magazine Rolling Stone. Tel un Cendrillon poilu et ventripotent, je m'étais endormi dans un caniveau. C'est le prince charmant PYves qui m'a tiré de ma torpeur, non pas d'un baiser baveux, mais d'un simple mail… eh ! On est quand même au XXIè siècle !

Écrite en 1967 par Tony Joe White, Rainy Night in Georgia est gravée sur son deuxième album qui parait en juin 1969. Néanmoins, il faudra attendre 1970 et la version de Brook Benton, incluse sur l'album Today, pour que la chanson devienne un véritable succès et s'installe en tête de divers charts aux États-Unis et au Canada. Le single s'écoule à un million d'exemplaires et propulse la chanson au rang d'incontournable standard.

Ce qui arrive dans ces cas-là, c'est qu'une flopée d'artistes s'empare de l'œuvre pour la cuisiner à leur propre sauce. Sauce piquante, sauce aigre-douce ou simplement un peu de fleur de sel.

Spéciale dédicace à PYves.

>>>>> ATLANTA

01 - Tony Joe White (Boozoo Bajou's Georgia Dub)
   02 - Brook Benton
      03 - Ana & Milton Popovic
         04 - Aaron Neville (feat. Chris Botti)
            05 - Captain Luke & Cool John Ferguson
               06 - Ray Charles
                  07 - Lucious Spiller
                     08 - Danielle Walsom
                        09 - Harvest Home
                           10 - Randy Crawford
                              11 - Boz Scaggs
                                 12 - Shelby Lynne
                                    13 - The Congos
                                       14 - Jaimoe's Jasssz Band
                                          15 - Flyin' Saucers Gumbo Special (feat. Jimmy Burns)
                                             16 - Conway Twitty & Sam Moore
                                                17 - Hank Williams Jr.
                                                   18 - Zora Young

mercredi 15 novembre 2017

Carré d'As du Reggae


J'ouvre mon petit Larousse et je lis : « Reggae — Musique populaire jamaïcaine née à la fin des années 1960, de la fusion du ska et des rythmes calypso venus de la Trinité avec le blues et le rock and roll nord-américain, et caractérisée par un rythme binaire syncopé avec le décalage du temps fort. Le genre se métamorphose en reggae, un terme que l'on doit à Frederic "Toots" Hibbert, compositeur en 1967 de Do the Reggay. »

Voilà une définition simple que même les crétins comme moi peuvent aisément comprendre ! Et le crétin peut vous assurer que tous les taxis vert pomme de Djibouti diffusent le best of de Bob Marley à longueur de journée. Il faut bien ça pour masquer le chahut des moteurs fatigués et l'humeur maussade des chauffeurs défoncés au qat.

Parler du reggae sans évoquer Bob Marley serait un peu comme oublier de mettre du chorizo dans la paella… un vrai sacrilège ! Bob Marley, l'incontournable, l'icône, le prophète, le dieu. Rien que pour vous, mes chers abonnés, le voici au côté de Jimmy Cliff, de Burning Spear et du fameux Toots Hibbert évoqué plus haut, accompagné de son groupe The Maytals, pour former le plus fabuleux carré d'as dreadlockés !!!

>>>>> RASTA ROCKETT

01 - Jimmy Cliff - Brown Eyes
02 - Toots and The Maytals - Careless Ethiopians (ft. Keith Richards)
03 - Burning Spear - Black Disciples
04 - Bob Marley - Coming In From the Cold
05 - Jimmy Cliff - Roots Radical
06 - Toots and The Maytals - Funky Kingston
07 - Burning Spear - Invasion
08 - Bob Marley - Rat Race
09 - Jimmy Cliff - Satan's Kingdom
10 - Toots and The Maytals - John and James
11 - Burning Spear - Marcus Garvey
12 - Bob Marley - Ride Natty Ride
13 - Jimmy Cliff - The Harder They Come
14 - Toots and The Maytals - Pressure Drop
15 - Burning Spear - One Africa
16 - Bob Marley - Three Little Birds

lundi 13 novembre 2017

This Is… Tricky


Son père se barre juste avant sa naissance. Il n'a que 4 ans quand sa mère se suicide. Il est alors recueilli par sa grand-mère. À 17 ans, il est emprisonné pour avoir trafiqué de la fausse monnaie. On ne peut pas dire que la vie du petit Adrian Nicholas Matthews Thaws ait démarré sous les meilleurs auspices.

Né à Bristol en 1968, il commence à écrire ses premiers textes à 15 ans, dans lesquels il exprime, au travers de thèmes sombres et ambigus, les préoccupations sexuelles de l'adolescence. À 18 ans, il intègre le groupe de rap Fresh 4, avant de rejoindre Massive Attack pour l'enregistrement de leurs deux premiers albums : Blue Lines en 1991 et Protection en 1994.

En 1995, il se lance dans une carrière solo et produit son premier album (Maxinquaye) qui s'écoule à plus de 500.000 exemplaires dans le monde entier. Fréquemment cité dans la liste des meilleurs disques de tous les temps, il est aussi considéré comme l'un des actes fondateurs du trip-hop.

Après plus de 20 ans de carrière et une douzaine d'albums publiés, Tricky reste un artiste prolifique qui n'hésite jamais à venir pousser la chansonnette quand on l'y invite gentiment. On peut, entre autre, le retrouver au côté de Björk (avec qui il eut une brève liaison) sur son album Post (1995), de Grace Jones sur l'album Cradle to the Grave (1998) et même avec "notre" Émilie Simon.

Finalement, l'histoire du petit Adrian Nicholas Matthews Thaws se termine plutôt bien, vous ne trouvez pas ?

>>>>> MASSIVE ATTACK

01 - You Don't (1995 - Maxinquaye)
02 - Together Now (feat. Neneh Cherry) (1996 - Nearly God)
03 - Ghetto Youth (1996 - Pre-Millennium Tension)
04 - Grass Roots (feat. Roberto Malary Jr.) (1996 - Tricky Presents Grassroots) (EP)
05 - Mellow (1998 - Angels With Dirty Faces)
06 - Bom Bom Diggy (feat. DJ Muggs & Grease) (1999 - Juxtapose)
07 - Excess (2001 - Blowback)
08 - Crazy Claws (2001 - Mission Accomplished) (EP)
09 - Ice Pick (2003 - Vulnerable)
10 - Goodbye Emmanuelle (2006 - V.A. : Monsieur Gainsbourg Revisited)
11 - School Gates (2008 - Knowle West Boy)
12 - Kingston Logic (2010 - Mixed Race)
13 - Bonnie & Clyde (2013 - False Idols)
14 - Silly (2014 - Adrian Thaws)
15 - Hero (2016 - Skilled Mechanics)

16 - Doll (feat. Avalon Lurks) (2017 - Ununiform)

dimanche 12 novembre 2017

Carré d'As : France Metal (Les Héritiers) (2)


Poursuivons notre balade mélancolique au cœur de la sidérurgie française.

Voilà encore des méchants, des barjots, des costauds, des qui font un boucan d'enfer ! Ceux-là aussi ont suivi les préceptes de Saint-Nono et de Saint-Bernie.

Comme les dragsters, leur metal fonctionne au nitrométhane pur. Le démarrage est ébouripoustouflant. Ça ne s'arrête que quand les réservoirs sont vides… ou que les turboréacteurs explosent. La tenue de route est aléatoire, faut s'accrocher dans les virages ! La combinaison ignifugée est plus que recommandée, sous peine de combustion spontanée des organes internes. Certaines compagnies d'assurance refusent même de couvrir les risques liés à ce genre de pratiques extrêmes.

Mais je vous connais, bande de petits gredins, je sais que ce ne sont pas quelques rugissements électriques qui vont vous coller les miquettes. Je suis même sûr que cette chronique va vous donner une furieuse envie de vous plonger dans ce magma incandescent et vous vautrer dans la jungle luxuriante du metal made in Chez-Nous.

>>>>> PRÉFABRIQUÉS

01 - Zuul FX - Cabal
02 - Gojira - Silvera
03 - Dagoba - The Devil's Triangle
04 - Trepalium - Sick Boogie Murder
05 - Zuul FX - Under the Mask
06 - Gojira - A Sight to Behold
07 - Dagoba - Cancer
08 - Trepalium - Glowing Cloud
09 - Zuul FX - The Maze
10 - Gojira - Born in Winter
11 - Dagoba - I, Reptile
12 - Trepalium - Order the Labyrinth
13 - Zuul FX - In the Light of Darkness
14 - Gojira - Backbone
15 - Dagoba - The Nightfall and All Its Mistakes
16 - Trepalium - Blowjob on the Rocks

lundi 6 novembre 2017

Montre-moi ton Q… je te dirai qui tu es !


Par élégance, sans doute, et par pudeur, sûrement, LE ZORNOPHAGE a toujours refusé de nous montrer son Q.

Dont acte ! C'est alors à moi, l'infâme, l'idiot, le Q terreux, qu'il incombe d'accomplir la volonté d'un peuple souverain, mangeur de disques et avide de sonorités enivrantes.

Vous voulez du Q ? Vous aurez du Q. Un océan de Q, du Q comme s'il en pleuvait. Du Q qui se consomme comme un T à la bergamote, le petit doigt en l'R, sans violence et sans N.



Q comme…

Queen (1980) The Game

>>>>> A KING OF MAGIC

Quel album choisir pour faire l'apologie du groupe Queen ?

La logique voudrait que ce soit A Night at the Opera, absolu chef-d'œuvre qui recèle en son sein l'intemporelle rhap- sodie bohémienne. Évidemment, il y a aussi News of the World et sa flopée de hits imparables (We Will Rock You, We Are the Champions). Sans passer pour le dernier des couillons, on pourrait aussi présenter l'album éponyme de 1973, qui était le premier étage d'une fusée qui allait nous transporter jusqu'au seuil du paradis. Il y a aussi le percutant Live Killers, survitaminé, tout en puissance et en souplesse. Sans oublier, le mélancolique Innuendo, à travers lequel Freddie Mercury tirait sa révérence avec l'élégance d'un roi de Zanzibar.

Que nenni, braves gens, je ne vous parlerai pas de ces albums fabuleux… bien que je vienne de le faire quand même en prétendant le contraire !

Laissez-moi plutôt vous parler du très controversé The Game. Un album qui divisa à sa sortie en juin 1980 et qui divise encore aujourd'hui. Délaissant quelque peu le rock fougueux et flamboyant qui mena le groupe au firmament, Mercury et sa bande s'immiscèrent avec malice sur les chemins tortueux du rock honteusement "commercial". Propulsé par un Another One Bites the Dust, carrément funk/disco, l'album se hissa au sommet des hit parades du monde entier. Les fans de la première heure n'y trouvaient pas leur compte, d'autant que la Red Special de Brian May se faisait plus discrète que d'habitude.

Ce fichu disque ne manque cependant pas de nombreux atouts, à commencer par un Dragon Attack bâti autour de l'énorme basse de John Deacon. Crazy Little Thing Called Love et Rock It (Prime Jive) constituent une doublette magique qui nous ramène directos au bon vieux temps du Wokène Woll. Sans oublier Save Me, la sublime ballade écrite par Brian May.

Et si j'aime autant ce disque, c'est aussi parce qu'il me rappelle une semaine de vacances inoubliables que j'avais passées avec ma copine Sylvie en Ardèche. Voilà, tout est dit !

01 - Play the Game    
02 - Dragon Attack    
03 - Another One Bites the Dust    
04 - Need Your Loving Tonight    
05 - Crazy Little Thing Called Love    
06 - Rock It (Prime Jive)    
07 - Don't Try Suicide    
08 - Sail Away Sweet Sister (to the Sister I Never Had)    
09 - Coming Soon    
10 - Save Me


Freddie Mercury : chants, piano, claviers
Brian May : guitare, claviers, chœurs
Roger Taylor : batterie, claviers, chœurs
John Deacon : basse, claviers


Q comme…

Qarpa (2007) InЖИР

>>>>> ЖОВТА ПІДВОДНИЙ ЧОВЕН

Cette joyeuse bande de fins barjos a vu le jour en 1992. Initialement baptisée Fuck ! Submarine, puis Faktychno Sami, ce n'est qu'en 2007 qu'elle adopte son identité définitive.

Tout commence donc dans un bled paumé à l'ouest de l'Ukraine, après l'implosion du bloc soviétique, une bande d'amis, assoiffés de liberté et avides de musique bruyante, entreprend de suivre la trace des infâmes punks capitalistes en foutant un maximum de bordel !

Fort d'un réel succès d'estime, acquis durant les nombreux festivals auquel il participe, le groupe intègre de plus en plus d'influences nouvelles dans ses compositions : rock industriel, hardcore, trip hop, electro. 1999 est une année charnière : le groupe s'installe à Kiev, embauche l'auteure-chanteuse Irena Karpa et enregistre son premier album en seulement trois nuits. Tous ces changements donnent un sérieux coup d'accélérateur à leur carrière.

Dès lors, les tournées et les disques se succèdent avec frénésie. En 2005, ce ne sont pas moins de 50 musiciens qui participent à l'élaboration de leur cinquième album. C'est à cette occasion que la violoncelliste Evgeniya Smolyaninova intègre définitivement le groupe.

Et comme je vous sens d'humeur badine, je vous invite à découvrir de quelle chanson sont tirées ces paroles : « Ce qui s'est passé avec toi, euhm, c'était quelque chose qui, qui a changé ma vie, complètement, tu sais. Et maintenant, mhhh, vas te faire foutre, connard ! » Y'a rien à gagner, c'est juste pour le fun !

01 - Sex           
02 - Lady Du       
03 - Я тебе з’їм (I'll Eat You)       
04 - Кокаїн (Cocaine)           
05 - Клей (Glue)   
06 - & If U Don't Love Me   
07 - Вибач, Ґандзю (Sorry, Ganja)   
08 - Очі твої (Your Eyes)   
09 - Мантра (Mantra)           
10 - На мою кров (To my Blood)   
11 - Рамка для сонця (The Frame For the Sun)   
12. Зникнути взагалі (Disappear at All)   
13 - Без мене (Without Me)   
14 - Мій перший мармуровий бог (Надто Сонна RMX) 

       [ My First Marble God (Too Sleepy RMX) ]

Irena Karpa : vocals
Oleh Artym : guitars, programming
Artur Danielyan : bass guitar, keyboards, programming
Evgeniya Smolyaninova : cello
Andriy Kohut : drums


Q comme…

Queenadreena 
(2005) The Butcher and the Butterfly

>>>>> PRETTY LIKE DRUGS

Dans le genre "agités du bocal", voilà encore une sacrée belle bande d'hurlu- berlus tout droit venus de la belle ville de Londres !

Fondé sur les cendres du groupe Daisy Chainsaw, Queenadreena voit le jour en 1999, sous l'impulsion de la chanteuse Katie Jane Garside et du guitariste Crispin Gray.

Dès sa sortie, à l'automne 2000, leur premier album (Taxidermy) est salué par la presse musicale anglaise et connait un véritable succès auprès du public. Le groupe se voit donc invité à faire la première partie de Nine Inch Nails pour une tournée à travers le Royaume-Uni. Puis il enchaîne avec les fameux festivals de Reading et Leeds. Trois albums studio plus un live suivent et provoquent le même engouement. Celui dont nous parlons aujourd'hui, connait un démarrage canon, grâce au single FM Doll, qui dénonce les concours de beauté pour enfants et le meurtre de la petite JonBenet Ramsey en 1996.

Arrivé à cet endroit de l'histoire, il serait inconvenant de ne pas évoquer les prestations scéniques de Queenadreena et de sa bouillonnante chanteuse. Juchée sur de vertigineux talons aiguilles, cheveux en bataille, elle vocifère un rock abrasif, et provoque des duels avec son guitariste qui se transforment souvent en mêlées chaotiques outragement sexys. Mise en scène de l'autodestruction, apologie de la débauche, Katie Jane Garside propose un spectacle digne des plus grandes transes psychédéliques.

01 - Suck
02 - Medicine Jar
03 - Ascending Stars
04 - Join the Dots
05 - Pull Me Under
06 - Racing Towards the Sun
07 - Wolverines
08 - Birdnest Hair
09 - Princess Carwash
10 - In Red
11 - FM Doll
12 - Blackspring Rising
13 - Childproof
14 - Princess Carwash (Slight Reply)
15 - Cold Light of Day
16 - Butcher and the Butterfly
17 - Seven Sins


Katie Jane Garside : vocals
Crispin Gray : guitars
Melanie Garside : bass
Pete Howard : drums


Q comme…

Quintessence 
(1969) In Blissful Company

>>>>> HARE KRISHNA

Retrouvons un peu de calme et de sérénité avec un autre groupe londonien. Celui-ci a vu le jour dans la communauté hippie du quartier de Notting Hill en 1969.

Grands amateurs de musiques orientales, les membres du groupe partageaient aussi la foi hindoue. Leur répertoire est un savant mélange de jazz, de rock psychédélique et progressif, teinté de sonorités indiennes. Quintessence est véritablement précurseur en matière de world music et de jazz fusion.

À force de jouer dans différents clubs, le groupe se forge une belle réputation qui lui offre l'opportunité de se produire lors des deux premières éditions du festival de Glastonbury en 1970 et 1971. Cette même année, on le retrouve même au prestigieux festival de jazz de Montreux. Toujours en 1971, il partage l'affiche avec les Who, Mott the Hoople, Atomic Rooster et America lors d'un concert au profit du Bangladesh.

En 1972, pour de sordides raisons financières, ils refusent de s'engager auprès du label américain Island Records, perdant par la même, l'occasion de se produire au Carnegie Hall de New York et d'entamer une tournée aux États-Unis. Peu à peu, des tensions se créent entre les différents musiciens et le groupe finit par se scinder en plusieurs entités autonomes, sans jamais rencontrer un succès similaire.

En 2010, la formation originelle se reforme occasionnellement pour jouer lors du 40è anniversaire du festival de Glastonbury.

01 - Giants
02 - Manco Capac
03 - Body
04 - Gange Mai
05 - Chant
06 - Pearl and Bird
07 - Notting Hill Gate
08 - Midnight Mode

Bonus :
09 - Notting Hill Gate (single A-side,1970)
10 - Move Into the Light (single B-side,1970)


Shiva (Shiva Shankar Jones) : lead vocals, keyboards
Raja Ram (Ronald Rothfield) : flute, bells, percussion, raspers
Alan (Allan Mostert) : lead guitar
Maha Dev : rhythm guitar
Bhava (Shambu Babaji, born Richard Vaughan) : bass
Jake (Jake Milton) : drums
+
Mike : sitar
Surya : tamboura
John Barham : producer


Q comme…

The Quireboys 
(2017) White Trash Blues

>>>>>  LIFE'S A BITCH

Juste pour la petite histoire, il est amu- sant de préciser que le groupe a débuté à Londres en 1984 sous le nom de Queerboys, qui se traduit grosso modo par "tapettes" ou "pédales" pour désigner les homosexuels ! Très rapidement, ce nom équivoque fit grincer les dents de quelques pisse-vinaigres, provoquant l'annulation de certains concerts de leur tournée. En 1987, les responsables du festival de Reading les menacèrent même de les déprogrammer s'ils n'adoptaient pas un nouveau nom. Ce qui fut fait !

Musiciens prolifiques et performers infatigables, les Quireboys se bâtissent une réputation qui attise forcément les convoitises. Sharon Osbourne, madame Ozzy, les prend sous son aile et leur fait signer un contrat chez EMI. Leur premier album sort en janvier 1990 et s'installe illico à la 2è place du UK Albums Chart. Ils s'envolent donc pour une tournée mondiale qui leur permet de faire la première partie des Rolling Stones à St James' Park en juillet, puis de jouer devant 72.000 personnes au Monsters of Rock de Donington en août, aux côtés de Whitesnake et d'Aerosmith. La tournée s'achève au Tokyo Dome le soir du Nouvel An devant 50.000 spectateurs.

Le répertoire des Quireboys est un savoureux cocktail de rock, de glam et de blues, épicé de riffs nerveux et de rythmes effrénés. Leurs performances scéniques et leurs hymnes rock’n’roll sans équivoque sont la garantie d'une appellation d'origine contrôlée digne des plus grands crus !

Déjà nantis d'une discographie irréprochable, les Quireboys se sont autorisés un petit caprice en enregistrant un album entier de reprises de standards du blues et du rock qui a été mis sur le marché en septembre 2017. Plus que de simples copies, ils ont su apposer leur touche personnelle sur des chansons écrites à une époque où ils portaient encore des couches-culottes.

01 - Cross Eyed Cat (Muddy Waters)
02 - Boom Boom (John Lee Hooker)
03 - I Wish You Would (Sonny Boy Williamson II)
04 - Take Out Some Insurance (Jimmy Reed)
05 - Going Down (Freddie King)
06 - Help Me (Sonny Boy Williamson II)
07 - Shame Shame Shame (Jimmy Reed)
08 - I’m Your Hoochie Coochie Man (Muddy Waters)
09 - Leaving Trunk (Johnny Jenkins)
10 - I’m a King Bee (Slim Harpo)
11 - Walking the Dog (Rufus Thomas)
12 - Little Queenie (Chuck Berry)


Spike : vocals
Guy Griffin : guitar
Paul Guerin : guitar
Nick Mailing : bass
Dave McCluskey : drums
Keith Weir : keyboards


Q comme…

Quo (1994) Quo

>>>>> STATU QUO

Je l'ai déjà dit ici et ailleurs : je ne suis pas un amoureux transi du rap ni des rappeurs. Ces derniers me gonflant d'ail- leurs plus sûrement que leur musique.

Cependant, quand la musique est bonne (♫ ♪ bonne, bonne, bonne ♪ ♫) je sais le reconnaitre et l'écrire blanc sur noir.

Voici donc un groupe de rap dont la réputation n'a guère transpiré dans les médias. Formé en 1993 par l'Australien Wade "Kaos" Robson et l'Américain DeWayne "Syco Smoov" Turrentine, il n'aura malheureusement connu qu'une brève carrière ponctuée d'un unique album et de 3 singles. Signé sur le prestigieux label MJJ fondé par Mickael Jackson, le duo avait pourtant eu l'excellente idée de tartiner son rap d'une généreuse couche de funk qui donnait à l'ensemble un moelleux incomparable.

Mais quand ça veut pas, ça veut pas ! Après un rapide tour de piste, nos deux amis s'en sont retournés vers des activités où leurs talents purent enfin éclore et être reconnus. Robson est devenu chorégraphe, producteur/présentateur de télévision et acteur. Turrentine s'est converti au mannequinat, il produit aussi des séries pour la télévision, pour lesquelles il lui arrive d'écrire la musique et de faire l'acteur.

Si cette modeste chronique pouvait faire que ce disque connaisse enfin un destin plus chatoyant, je pourrais me vanter d'avoir, au moins une fois dans ma vie, contribué à l'essor du rap !

01 - Lost in the Night    
02 - Huh What ?    
03 - Once Again    
04 - Jusanuff    
05 - Blowin' Up (Don't Stop the Music) (Teddy Riley Mix)    
06 - Quo Funk    
07 - What Am I, What Is He ?   
08 - Who Gets the Loot ?    
09 - Sag    
10 - No Games


Wade "Kaos" Robson
DeWayne "Syco Smoov" Turrentine


Q comme…

Quincy Jones 
(1971) Smackwater Jack

>>>>> MELLOW MADNESS

Et j'ai gardé le meilleur pour la fin.

Non, ça c'est un peu vache pour les artistes précédents.

Disons plutôt que j'ai gardé une petite place pour le fromage.

M'ouaifff ! Je ne sais pas s'il est vraiment bienséant de comparer Quincy Jones à un vulgaire claquos !

Eh bien, voilà une chronique qui com- mence sur les chapeaux de roue. Je sens qu'on ne va pas s'ennuyer. Commençons donc par le commencement : le petit Quincy Delight Jones Jr. nait le 14 mars 1933 à Chicago. C'est vers 12 ans qu'il commence à s'intéresser à la musique, développant ses talents de trompettiste et d'arrangeur.

Parler de Quincy Jones, c'est avant tout évoquer une carrière de plus de 60 ans. À 19 ans, il est embauché par Lionel Hampton comme trompettiste et arrangeur. Il effectue alors sa première tournée en Europe. En 1956, c'est Dizzy Gillespie qui lui met le grappin dessus pour une tournée au Moyen-Orient et en Amérique du Sud. En 1957, il s’installe à Paris et travaille pour le label d’Eddie Barclay. En 1960, il forme son propre big band avec 18 musiciens. Retour aux États-Unis où il devient arrangeur puis directeur musical du label Mercury. Il travaille alors sur des dizaines d’albums de jazzmen mais aussi pour des artistes comme Frank Sinatra, Barbra Streisand ou encore Tony Bennett. En 1964, il est nommé vice-président du label. Compositeur talentueux et prolifique, on lui doit aussi plusieurs dizaines de musique de film.

Je ne vais pas vous détailler le C.V. du bonhomme, juste rappeler qu'en 1982 il produit l'album Thriller de Michael Jackson qui s'écoule à plus de 100 millions d'exemplaires et demeure à ce jour l'album le plus vendu de tous les temps.

Si Q (son surnom dans le métier) a beaucoup œuvré pour les autres, il s'est aussi octroyé le temps de graver une bonne vingtaine de galettes sous son propre nom, dont celle qui nous intéresse aujourd'hui. Elle propose un large éventail des domaines de compétence de cet artiste hors norme qui, décidément, ne mérite pas qu'on le compare à un stupide camembert !

01 - Smackwater Jack (Gerry Goffin, Carole King)
02 - Cast Your Fate to the Wind (Vince Guaraldi, Carel Werber)
03 - Ironside (Quincy Jones)
04 - What's Going On ? (Renaldo "Obie" Benson, Al Cleveland, Marvin Gaye)
05 - Theme from "The Anderson Tapes" (Quincy Jones)
06 - Brown Ballad (Ray Brown)
07 - Hikky-Burr (Bill Cosby, Quincy Jones) 
08 - Guitar Blues Odyssey (From Roots to Fruits) (Quincy Jones)