vendredi 1 novembre 2013

Zorn's Angels - This Is… John Zorn's Book of Angels - Masada Book Two [par Le Zornophage]


« Oh ! Putain ! Je comprends même pas la rubrique au Zornophage… "atours klezmer", "découverte d'une judaité tenue à minima"… c'est pas du Français ça ! Ou alors, c'est moi qui suis un vrai bourricot ! Aller, on va dire que le Jack Daniel's a encore coulé à flot dans mes veines et qu'il m'embrouille un peu le caisson !

À moins, à moins, que ce ne soit le dénommé Jorn Zorn qui présente quelques troubles ? Ça c'est possible aussi ! Mais nous n'allons pas ouvrir ici un débat sur l'état psychique, voire psychiatrique, des uns et des autres. Le but du jeu étant de faire découvrir un maximum de musiques différentes. Ceux qui connaissent vont aimer, ceux qui ne connaissent pas vont peut-être avoir LA révélation de leur vie.

En tout cas, merci Zornie de nous faire partager ta passion. Comme disait ma mère : "Faut  pas  dire  qu'on  n'aime  pas, avant  d'avoir goûté". Soyez  donc  nombreux à charger  cette  compile. Et hasta la vista, baby !!! »


Zorn, seconde ! Après les Filmworks, autre série close (c'est du moins ce que dit la rumeur qu'on espère un jour démentie) et donc "this-is-able", c'est au tour des Book of Angels conclus, cette fois, par un album de Pat Metheny de passer à la moulinette du concept inventé par Sir Keith Michards...

Mais donc, parlons de la série aussi connue comme "le Second Livre de Masada". Pour les non-spécialistes, on précisera que le premier livre prenait sa source dans un quatuor qui épiçait son post-bop/free jazz d'atours klezmer. C'était la série qui exprimait la découverte d'une judaité tenue à minima par une famille laïque. Par la suite, d'autres albums, d'autres formations reliront les pièces du quatuor originel ou en créeront de nouvelles... Jusqu'à fermeture du 1er livre.

Et donc, le livre 2 où Zorn, à de très rares exceptions (deux titres sur 20 albums !), ne souffle pas dans son saxophone. Présentement, c'est en producteur, compositeur qu'il se présente offrant à des musiciens triés sur le volet la possibilité de faire ce que bon leur semblait du matériel à leur disposition. En 20 albums, 19 formations (le Masada String Trio ayant eu droit à deux entrées)  s'emparèrent de compositions inédites, toutes nommées d’après des anges et démons de la Torah,  l'adaptant à leurs univers respectifs pour un ensemble, rétrospectivement, bluffant d’inventivité, d’énergie, de variété… De grâce !

Et voici donc, en deux petites heures et vingt pièces soigneusement sélectionnées, Zorn’s Angels, les Anges de Zorn... Enjoie !

>>>>> CD 1 : ANGELS 01-10 (2005-2008)

01 - Jamie Saft Trio - Ariel (2005 - Astaroth : Book of Angels Volume 1)
02 - Masada String Trio - Tufiel (2005 - Azazel : Book of Angels Volume 2)
03 - Mark Feldman & Sylvie Courvoisier - Rigal (2006 - Malphas : Book of Angels Volume 3)
04 - Koby Israelite - Khabiel (2006 - Orobas : Book of Angels Volume 4)
05 - The Cracow Klezmer Band - Asbeel (2006 - Balan : Book of Angels Volume 5)
06 - Uri Caine - Lumah (2006 - Moloch : Book of Angels Volume 6)
07 - Marc Ribot - Yezriel (2007 - Asmodeus : Book of Angels Volume 7)
08 - Erik Friedlander - Harhazial (2007 - Volac : Book of Angels Volume 8)
09 - Secret Chiefs 3 - Barakiel (2008 - Xaphan : Book of Angels Volume 9)
10 - Bar Kokhba - Mehalalel (2008 - Lucifer : Book of Angels Volume 10)


>>>>> CD 2 : ANGELS 11-20 (2008-2013)

11 - Medeski, Martin and Wood - Asaliah (2008 - Zaebos : Book of Angels Volume 11)
12 - Masada Quintet featuring Joe Lovano - Serakel (2009 - Stolas : Book of Angels Volume 12)
13 - Mycale - Uzziel (2010 - Mycale : Book of Angels Volume 13)
14 - The Dreamers - Galizur (2010 - Ipos : Book of Angels Volume 14)
15 - Ben Goldberg Quartet - Poteh (2010 - Baal : Book of Angels Volume 15)
16 - Masada String Trio - Turel (2010 - Haborym : Book of Angels Volume 16)
17 - Cyro Baptista & Banquet of the Spirits - Tzar Tak (2011 - Caym : Book of Angels Volume 17)
18 - David Krakauer - Egion (2012 - Pruflas : Book of Angels Volume 18)
19 - Shanir Ezra Blumenkranz - Yaasriel (2012 - Abraxas : Book of Angels Volume 19)
20 - Pat Metheny - Sariel (2013 - Tap : Book of Angels Volume 20)

mardi 29 octobre 2013

Who's Who


Ça ne me plairait bien qu'on écrive une chanson sur moi.

Tiens, ça pourrait donner ça :

« Yeah ! Qu'est-ce qu'il est sympa ce Keith Michards
   Yeah ! Yeah ! C'est vraiment pas un toquard
   Qu'est-ce qu'il est chouette son blog
   Mais il n'aime pas les… bouledogues… Oh ! Yé !!! »

M'ouaih ! Vous m'excuserez, mais j'ai jamais prétendu que j'étais un grand poète !

J'ai plutôt envie de prêter ma plume à monsieur Brel :

« Faut vous dire, monsieur
   Que chez ce gars-là
   On ne pense pas, monsieur
   On ne pense pas, on compile »

ou à Johnny Hallyday :

« Keith Michards, tu brûles mon esprit
   Tes compiles étranglent ma vie
   Et l'enfer, devient comme un espoir
   Car sur ton blog, je meurs chaque soir »

ou à Jacques Higelin :

« Dans la salle d'attente
   De la gare de Nantes
   J'attends
   Juste une nouvelle compile »

et pourquoi pas aux Stones :

« Please allow me to introduce myself
   I'm a man of music and taste
   I've made compiles for a long, long year
   Broken many men's ears and knee »

ou encore aux Beatles :

« Let me take you down, 'cause I'm goin' to Keith Michards Fields
   Nothing is real and nothing to get hung about
   Keith Michards Fields forever »

et pourquoi pas à l'ami Georges :

« Toi, Keith Michards quand tu mourras
   Occis par un cheval de Troie
   Qu'on te disperse dans les vagues
   Avec tes santiags »

et si Alice Cooper est disponible :

« No more Mister Michards
   No more Mister Keith
   No more Mister Michards
   They say you're mad, you're obscene »

si David insiste :

« The Keith genie lives in his blog
   The Keith genie loves to make compiles
   He's outrageous, he screams and he bawls
   Keith genie let yourself go ! »

si Lou me supplie :

« Here he comes, he's all dressed in black
   Santiag shoes and a new compile
   He's never early, he's always late
   First thing you learn is that you always gotta wait
   I'm waiting for Michards »

Maintenant, il est temps que je vous laisse avec ceux qui méritent vraiment que leur mémoire soit honorée en musique.

>>>>> CARTE D'IDENTITÉ

01 - Bob Dylan - Ballad of Hollis Brown
02 - Michel Jonasz - Ray Charles
03 - Tom Ze - Brigitte Bardot
04 - Grant Lee Phillips - Calamity Jane
05 - Terri Hendrix - Einstein's Brain
06 - Lindi Ortega - I'm No Elvis Presley
07 - Blue Öyster Cult - Joan Crawford
08 - Brainstorm - Marilyn Monroe
09 - Raging Slab - Geronimo
10 - The Kinks - Mr. Churchill Says
11 - The Mamzelles - Napoléon
12 - Stephane Manga - Nelson Mandela
13 - David Bowie - Pablo Picasso
14 - Ange - Par les fils de Mandrin
15 - The Bonecollectors - Bela Lugosi's Dead
16 - Chuck Berry - Roll Over Beethoven
17 - Johnny Dowd - Ballad of Frank and Jesse Jame
18 - Lou Reed - The Day John Kennedy Died


vendredi 25 octobre 2013

King Cover #10


— T'as dis 10 ?
— J'ai dis 10 !
— Dis, t'as dis 10 ?
— Je te dis que j'ai dis 10 !
— Si t'as dis 10, alors je dis 10.
— Ben, dis 10, alors.
— Ben ouaih, j'le dis : DIX !
— Fin de la discussion… disparais !

>>>>> DISPROPORTIONNÉ [ NEW LINK 2017 ]

01 - Scott Lavender - Run to the Hills (Iron Maiden)
02 - Angela Aki - Material Girl (Madonna)
03 - Bob Dylan - Can't Help Falling in Love (Elvis Presley)
04 - Jheena Lodwick - Imagine (John Lennon)
05 - Sting - Be-Bop-A-Lula (Gene Vincent)
06 - Bonnie Tyler - Piece of my Heart (Janis Joplin)
07 - Belinda Carlisle - Bonnie et Clyde (Serge Gainsbourg & Brigitte Bardot)
08 - In-Grid - Les Champs Élysées (Joe Dassin)
09 - Koma - Nothing Else Matters (Metallica)
10 - Nena - Blowin' in the Wind (Bob Dylan)
11 - Colin James - Train Kept a Rollin' (Tiny Bradshaw)
12 - Dee Dee Bridgewater - Dansez sur moi (Claude Nougaro)
13 - Liesbeth List - Laat Me Niet Alleen (Jacques Brel)
14 - Dave's True Story - Walk on the Wild Side (Lou Reed)
15 - Marcela Mangabeira - Just the Way You Are (Billy Joel)
16 - Sandy Coast - Don't Let Me Be Misunderstood (Nina Simone)
17 - Tahta Menezes - Light my Fire (The Doors)
18 - Vanilla Fudge - Bang Bang (Cher)

mardi 22 octobre 2013

This Is... Grand Funk Railroad


Dans l'une de ses chroniques englouties, Vévèche disait : (de mémoire !) « Avant Deep Purple, Led Zeppelin et Black Sabbath, il y avait Grand Funk Railroad […] » et en parlait aussi comme du plus grand groupe de Rock américain.

De son côté, JP écrivait : « Je pense qu'il n'est plus nécessaire de présenter Grand Funk Railroad, le groupe le plus bruyant de toute l'histoire du Rock ! […] ». Dans sa présentation de l'album "The 1971 Tour", on peut (encore) lire : « (copier/coller !) […] On retrouve ici tous les titres qui ont fait la gloire du groupe, comme "Are You Ready", "T.N.U.C.", "Paranoid" ou encore "Into the Sun". C'est l'occasion également de découvrir des versions 'killer' de nouveaux titres comme "Footstompin' Music" et bien sûr la surprenante reprise de "Gimme Shelter" des Rolling Stones. Ce CD, au même titre que leur "Live Album", est sans aucun doute l'un des meilleurs disques 'live' de l'histoire du Rock, alors ne le boudez pas ! […] ».

Est-il  nécessaire  que j'en rajoute une couche ? Je pense que non. Comme disait le philosophe : « Une bonne compile vaut mieux qu'une chronique à rallonge ».

Bienvenue donc dans l'univers de The American Band, surnom que le public leur a octroyé après la parution de l'album "We're an American Band" en 1973. C'est chaud, ça sent la poussière et l'alcool. Ça groove un max et c'est juteux comme une orange de Californie.

>>>>> MARK, DON & MEL

01 - Are You Ready ? (1969 - On Time)
02 - In Need (1969 - Grand Funk)
03 - Aimless Lady (1970 - Closer to Home)
04 - Mean Mistreater (1970 - Live Album)
05 - Feelin' Alright (1971 - Survival)
06 - No Lies (1971 - E Pluribus Funk)
07 - So You Won't Have to Die (1972 - Phoenix)
08 - Stop Lookin' Back (Acoustic) (1973 - We're an American Band)
09 - Please Me (1974 - Shinin' on)
10 - Look at Granny Run Run (1974 - All the Girls in the World Beware !!!)
11 - Some Kind of Wonderful [1975 - Caught in the Act (Live)]
12 - Take Me (1976 - Born to Die)
13 - Rubberneck (1976 - Good Singin', Good Playin')
14 - Y.O.U. (1981 - Grand Funk Lives)
15 - Still Waitin' (1983 - What's Funk ?)
16 - The Loco-Motion [1997 - Bosnia (Live)]


dimanche 20 octobre 2013

Une chanson (Me and Bobby McGee)


Complètement fauchés à Bâton Rouge, en attendant un train
Je me sentais presque aussi fané que mes jeans
Bobby arrêta un camion juste avant la pluie
Il nous embarqua à destination de New Orleans
J'ai sorti mon harmonica de mon vieux bandana rouge
Je jouais doucement pendant que Bobby chantait le blues
Les essuie-glaces battaient la mesure
Et Bobby tapait dans ses mains
Nous avons chanté toutes les chansons que le chauffeur connaissait

Dire qu'on est libre revient simplement à dire qu'il ne nous reste plus rien à perdre
Rien n'a de valeur, si ce n'est pas gratuit
Se sentir bien était facile, mon Dieu, quand Bobby chantait le blues
Et mon pote, c'était juste assez bien pour moi
Assez bien pour moi et ma Bobby McGee

Des mines de charbon du Kentucky jusqu'au soleil de Californie
Bobby a partagé les secrets de mon âme
Présente à mes côtés dans tout ce que j'ai entrepris
Et chaque soir, elle me protégeait du froid.
Quelque part, près de Salinas, mon dieu, je l'ai laissé filer
Elle recherchait un foyer et j'espère qu'elle l'a trouvé
Mais j'échangerais tous mes lendemains contre un seul hier
Pour serrer le corps de Bobby contre le mien


Chanson écrite par Kris Kristofferson et Fred Foster. Enregistrée pour la première fois par Roger Miller en 1969, elle se classe 12è dans les charts américains. Gordon Lightfoot reprend le titre en 1970 et le propulse en 13è position aux États-Unis, premier au Canada et dans le top 10 sud-africain.

C'est assurément Janis Joplin qui a révélé la chanson au monde entier. Elle l'enregistre en octobre 1970, quelques jours seulement avant de mourir. Elle parait sur l'album posthume "Pearl" et se place directement en tête des charts. Elle sera classée n° 148 dans la liste des 500 plus grandes chansons de tous les temps établie en 2003 par le magazine Rolling Stone. Dans la version originale, Bobby est une femme. Janis Joplin en a légèrement modidié les paroles.

Depuis sa création, ce sont plusieurs centaines de versions qui ont été enregistrées ou reprises sur scène par des artistes de toutes nationalités et de toutes tendances musicales : Pink, Dolly Parton, Joan Baez, Tori Amos, Blind Melon, Bill Haley & His Comets, Johnny Cash, Arlo Guthrie, The Platters...

>>>>> GOOD ENOUGH FOR ME

01 - Roger Miller
   02 - Angel Forrest
      03 - Gordon Lightfoot
         04 - Friend 'n' Fellow
            05 - Grateful Dead
               06 - Gianna Nannini
                  07 - Jerry Lee Lewis
                     08 - Janis Joplin
                        09 - Johnny Hallyday
                           10 - Jennifer Love Hewitt
                              11 - Kris Kristofferson
                                 12 - LeAnn Rimes
                                    13 - Kenny Rogers
                                       14 - Olivia Newton
                                          15 - Sam Samudio
                                             16 - Rita Chiarelli
                                                17 - Waylon Jennings
                                                   18 - Thelma Houston 

jeudi 17 octobre 2013

La nouvelle grande escroquerie du Rock 'n' Roll


Mes chers amis, il est temps que je vous dise adieu. Vous lisez là ce qui sera probablement ma dernière chronique.

En effet, je suis actuellement ligoté sur une chaise, au fond d'une cave obscure. L'inspecteur Harry pointe son Smith & Wesson Model 29 de calibre 44 Magnum sur ma tempe. Le commissaire Navarro me tient en joue avec un flash-ball. Poutine, en personne, est en train de s'occuper de mes couilles avec un marteau et une faucille. Une belle espionne chinoise, en robe de satin vermillon, s'efforce de m'introduire des bambous incandescents sous les ongles. Je ne sais par quel miracle, un agent du Mossad est parvenu à me fourrer un rat vivant dans le cul. Il commence à me bouffer les boyaux… le rat, pas l'agent du Mossad ! Je n'ai qu'un mot à dire : « Aïe ! »

Qu'est-ce qui me vaut un tel châtiment ?
Comme d'habitude, j'ai voulu faire le malin pour appâter les nanas… à mon âge, on ne se refait pas !
Après "La grande escroquerie du Rock 'n' Roll" (The Great Rock 'n' Roll Swindle) des Sex Pistols en 1980, j'ai voulu moi aussi entreprendre une grande escroquerie du Rock 'n' Roll, nouvelle génération. Avec encore plus d'arnaques, encore plus de mensonges, plus de falsifications et de contrefaçons. Un chef d'œuvre de malhonnêteté.

Simplement, j'avais oublié que tout ce qui se passe sur internet est surveillé par Big Brother et quand ils ont découvert la teneur de mes agissements, tous les services secrets de la planète me sont tombés sur le paletot. Je vis donc les derniers instants de ma pitoyable vie.

Quant à savoir en quoi consiste cette nouvelle grande escroquerie, je ne peux malheureusement pas vous en dire plus… je vous rappelle que je suis enfermé dans un cul-de-basse-fosse, cerné par une bande de psychopathes. Il faudra donc que vous le découvriez par vous-même en écoutant cette foutue galette qui m'a mis dans une galère de première classe.

>>>>> CRIME ET CHÂTIMENT

01 - Brown Sugar (The Rolling Stones ?)
02 - Come As You Are (Nirvana ?)
03 - Drive my Car (The Beatles ?)
04 - Free Bird (Lynyrd Skynyrd ?)
05 - You Are the Sunshine of my Life (Stevie Wonder ?)
06 - Hey Joe (Jimi Hendrix ?)
07 - I Was Made for Loving You (KISS ?)
08 - In the Summertime (Mungo Jerry ?)
09 - Lady Day (Lou Reed ?)
10 - Mercedes Benz (Janis Joplin ?)
11 - My Way (Paul Anka ?)
12 - Nobody's Fault But Mine (Led Zeppelin ?)
13 - Stand by Me (Ben E. King ?)
14 - Stayin' Alive (Bee Gees ?)
15 - Still Loving You (Scorpions ?)
16 - What a Wonderful World (Louis Armstrong ?)
17 - With or Without You (U2 ?)
18 - Wuthering Heights (Kate Bush ?)

lundi 14 octobre 2013

This Is... Fish [par Le Zornophage]


« J'aime pô le poisson !
J'y peux rien, c'est comme ça.
Le poisson, ça pue, ça n'a pas de goût et c'est plein d'arêtes.
Déjà quand j'étais petit, ma mère me collait des coups de cuillère en bois parce que je ne mangeais pas mon poisson.

Alors, je vous raconte pas, quand Le Zornophage m'a demandé de publier un This Is… Fish… je me voyais déjà penché sur une nasse fétide pleine de ces bestioles gluantes, avant de comprendre qu'en fait il s'agissait du dénommé Fish, ancien frontman de Marillion. De plus, il a su trouver des arguments… mmh ! comment dire ?… Ben, regardez plutôt la pochette… ça donne envie d'en manger… du poisson !!! »


Grand par la taille (dans les deux mètres) comme par le talent, Fish n'a pourtant que très rarement navigué en dehors des eaux troubles de l'underground.

Son heure de gloire, concrètement, remonte au milieu des années 80 où, alors chanteur du groupe Marillion, leader de la vague dite "néo-prog", soit la relève de la génération mise à l'index par la vague punk de la fin des 70s, il tutoie le sommet des charts britanniques avec quelques singles bien sentis (Kayleigh, Lavender, Incommunicado ou Sugar Mice).

Parti en claquant la porte pour de sinistres raisons que je n'étalerai pas ici, il œuvre en solo depuis maintenant plus de deux décennies, 10 albums, quelques compilations et un paquet de live plus ou moins officiels.

Sa musique, grossièrement, pourrait être qualifiée de rock progressif, quoique n'en étant que rarement tout à fait, les tentations de rocker et de baladin celtique étant souvent trop fortes pour le vocaliste écossais.

Et voici donc, en 12 titres, dont deux reprises de Sandy Denny et Yes (Solo et Time and a Word, nommément) et un remake d'une chanson de Marillion parue initialement sur l'album Fugazi (Punch & Judy) une introduction à un artiste trop souvent oublié alors que, clairement, son talent de mélodiste et de parolier aurait dû lui réserver un tout autre sort…

Embarquez pour cette session de rattrapage express, vous ne le regretterez pas !

>>>>> POISSON D'AVRIL

01 - Vigil (1990 - Vigil in a Wilderness of Mirrors)
02 - Tongues (1991 - Internal Exile)
03 - Solo (1993 - Songs from the Mirror)
04 - Jumpsuit City (1994 - Suits)
05 - Time and a Word (1995 - Yin)
06 - Punch & Judy (1995 - Yang)
07 - Jungle Ride (1997 - Sunsets on Empire)
08 - Titled Cross (1999 - Raingods with Zippos)
09 - Clock Moves Sideways (2001 - Fellini Days)
10 - The Lost Plot (2004 - Field of Crows)
11 - Manchmal (2007 - 13th Star)
12 - Crucifix Corner (2013 - A Feast of Consequences)

samedi 12 octobre 2013

This Is... Clutch


Un disque de Clutch, c'est un peu comme ces rasoirs à plusieurs lames.

À la première audition, on est emporté par une déferlante de lave incandescente qui renverse tout sur son passage… normal, c'est du Stoner Rock, tendance Hard Rock/Heavy Metal ! À la deuxième écoute, on s'intéresse à la section rythmique : un bassiste virevoltant et un batteur qui allie la puissance de frappe à un feeling prodigieux… il y a du Bonham chez ce gars-là. Encore un passage et l'on devine les claviers, discrets mais omniprésents. Insistons encore pour savourer les guitares qui se mêlent, s'entremêlent, se superposent, se cherchent et se répondent. Comme on est un peu curieux, on appuie encore sur "Replay" pour apprécier les harmonies vocales souvent alambiquées.

Il faudra encore de nombreuses écoutes pour déceler toutes les références musicales sur lesquelles se repose le groupe. En tout premier lieu, bien évidemment, le Heavy Metal des pionniers (Black Sabbath) et le Space Rock psychédélique (Hawkwind), mais aussi le Blues, la Country, le Funk, le Rap et même le Jazz.

Là où les plus réfractaires ne verront qu'une bande de soudards avinés, les esthètes (comme vous et moi !) découvriront des musiciens talentueux et une discographie d'une richesse et d'une originalité incroyables.  

Après plus de vingt ans passés sur scène, Clutch n'est encore qu'au début de son histoire. Il faut dire qu'ils partent de très loin. La reconnaissance du public, ils sont allés la chercher avec les dents… avec les crocs, même ! Longtemps habitués à jouer devant des publics restreints, ils voient enfin leur travail récompensé après la parution de l'album "Pure Rock Fury" en 2001. Ils enchaînent alors les tournées, assurent la première partie de groupes majeurs (Motörhead, Thin Lizzy, System Of A Down, Volbeat…). En 2013, il se produisent pour la troisième fois au Hellfest. L'ascension est lente mais régulière.

Si la chaleur d'un Stoner Rock aussi brûlant que mystérieux ne vous fait pas peur, accrochez-vous à la locomotive Clutch qui vous mènera à travers des contrées jamais explorées.

>>>>> STRANGE COUSINS

01 - Earthworm (1993 - Transnational Speedway League)
02 - Spacegrass (1995 - Clutch)
03 - Crackerjack (1998 - The Elephant Riders)
04 - The Drifter (2000 - Jam Room)
05 - Sinkemlow (2001 - Pure Rock Fury)
06 - Careful With That Mic... (2003 - Live at the Googolplex)
07 - Rising Sun (2003 - Slow Hole to China)
08 - (Notes from the trial of) La Curandera (2004 - Blast Tyrant)
09 - Small Upsetters (2005 - Robot Hive / Exodus)
10 - 10001110101 [2008 - Full Fathom Five : Audio Field Recordings 2007-2008 (Live)]
11 - When Vegans Attack (2007 - From Beale Street to Oblivion)
12 - Cypress Grove [2007 - Heard It All Before (Live at HiFi Bar]
13 - Algo Ha Cambiado (2009 - Strange Cousins from the West)
14 - Who's Been Talkin' ? [2010 - Strange Cousins at the Prince (Live)]
15 - Gone Cold (2013 - Earth Rocker)

mercredi 9 octobre 2013

La Caverne de Vévèche (CCCP)


Souvenons-nous que durant les années 60/70, le régime totalitaire soviétique se durcit à nouveau. Le KGB retrouve une grande partie des pouvoirs dont il avait joui sous Staline. La "guerre froide" est instaurée entre l'URSS et l'Occident. C'est aussi durant cette période que Youri Gagarine effectue le premier voyage dans l'espace. Au chapitre économique, le niveau de vie de la population commença à baisser sérieusement, et le manque de productivité dans de nombreux secteurs se fit durement ressentir.

Tout ça n'empêche pas le peuple russe de chanter et de danser. Après la soupe aux cailloux, toutes les familles (du moins, celles qui ne sont pas internées au goulag) se retrouvent devant l'âtre froid pour écouter les chansons populaires du pays, mais aussi de la Pop Music, du Folk, du Rock et même du Jazz.

J'en conclue donc qu'on nous a bien bourré le mou sur les conditions de vie des pôôôvres Russes, en ce temps-là. Et je me demande si, finalement, je ne vais pas voter Mélenchon aux prochaines élections !!!

>>>>> Союз Советских Социалистических Республик

01 - Электрон - Вернись
       (Electron - Come Back /// Reviens)
02 - Добры молодцы - Первый поцелуй
       (Good Fellows - First Kiss /// Braves Gens - Premier baiser)
03 - Цветы - Колыбельная
       (Flowers - Lullaby /// Fleurs - Berceuse)
04 - Весёлые ребята - Чернобровая дивчина
       (Funny Guys - Browed Maiden /// Gars Marrants - Demoiselle à sourcils)
05 - Анатолий Королев - Этого мне только не хватало
       (Anatoly Korolev - That I Just Do Not Have Enough /// Dont je ne dispose pas suffisamment)
06 - Голубые гитары - О чем плачут гитары
       (Blue Guitar - What Guitar Cry /// Guitare Bleue - Quel pleur de guitare)
07 - Ариэль - Скоморошина
       (Ariel - Skomoroshina)
08 - Скоморохи - Я Гойя
       (Buffoons - I Goya /// Les Bouffons - Moi Goya)
09 - Синяя птица - Желтый зонтик
       (Blue Bird - Yellow Umbrella /// Oiseau Bleu - Le parapluie jaune)
10 - Оркестр Современник - Московские Улицы
       (Contemporary Orchestra - Moscow Streets /// Orchestre Contemporain - Les rues de  Moscou)
11 - Аккорд - Ты и я
       (Accord - You and I /// Toi et moi)
12 - Арсенал - Генезис
       (Arsenal - Genesis /// Genèse)
13 - Давид Тухманов - Сан Саныч
       (David Tukhmanov - Dignity Sanych /// Dignité Sanych)
14 - Песняры - Саука ды Грышка (Савка и Гришка)
       (Pesnyary - White-Headed Duck and Grisha /// Canard à tête blanche et Grisha)
15 - Здравствуй, песня - Девчонка из квартиры 45
       (Hello Song - Girl of apartment 45 /// Bonjour chanson - La fille de l'appartement 45)
16 - Диско - Приглашение
       (Disco - Invitation)
17 - Тамара Миансарова - Я тебя подожду
       (Tamara Miansarova - I'll Wait for You /// Je t'attendrai)
18 - Владимир Высоцкий - La fin du bal
       (Vladimir Vysotsky)

dimanche 6 octobre 2013

One Snake and Snakes


Le monde est vraiment mal fichu.

Rappelez-vous le début de l'histoire : un mec, une nana, chabadabada, chabadabada… à poil dans un jardin !!! Ils ont le droit de faire tout ce qu'ils veulent… sauf becqueter une foutue pomme accrochée à un arbre. Sinon, tout le reste, ils peuvent : se lever à midi, se bâfrer de pizzas, se pochtronner au single malt, jouer au flipper, se trimballer la zigounette à l'air, se taper des chêvres… la belle vie, quoi !!!

C'était trop bien pour durer. V'là t'y pas qu'un beau matin, la nénette se prélassait sous le pommier… toujours à oilpé, je te rappelle. En levant les yeux, elle vit un boa constrictor (… ou une couleuvre, ce n'est pas précisé dans le scénar), qui lui tint à peu près ce langage :

— Ouèche-ouèche, la meuf, ziva, fais pas ta boloss, sur la têt' de ma mère, j'te r'file ma golden ! Qu'on pourrait traduire par « Oyez ! Gente dame, ne soyez point hautaine et acceptez derechef que je vous offre un fruit doré tout droit venu du verger de ma chère mère  ».

À ces mots, la greluche ne se sent plus pisser, et pour montrer qu'elle n'est pas une narvalo, elle ouvre un large clapet et boulotte directos le fruit défendu, inventant par la même le péché originel dont on nous rebat les oreilles encore aujourd'hui.

Résultat des courses : grosse colère du Grand Barbu qui colla illico un gage à toutes les gonzesses du monde : vaisselle, ménage, enfantement dans le douleur, incapacité à conduire correctement un véhicule motorisé et les seins qui tombent après la quarantaine… la galère, mémère !!! Le pire, et il serait bon ne pas l'oublier, c'est que désormais le serpent devenait un animal anxiogène. Alors qu'au départ son geste était plein de bienveillance, le voilà maintenant classé parmi les bestioles qui collent les miquettes dès qu'on les croise… vraiment pôôô juste !!!

Et je ne peux pas m'empêcher d'imaginer quel aurait été le sort du monde si, en lieu et place d'un vilain reptile, c'eut été un gentil petit écureuil qui soudoya la belle.

>>>>> FEMME À LUNETTES, SERPENT À QUÉQUETTE

01 - Eight and a Half Souvenirs - Serpent Charmer
02 - Annihilator - Snake in the Grass
03 - Bobby Rus - Blind Snake
04 - Cuby & The Blizzards - Black Snake
05 - Danko Jones - Magic Snake
06 - Woobie Doobie - Wild Snakes
07 - Étienne Daho - Un serpent sans importance
08 - Iggy Pop - Talking Snake
09 - Alex Parche Band - Snakes
10 - Liberty 'n' Justice - Snake Eat Snake (ft. David Raymond Reeves)
11 - R.L. Burnside - Snake Drive
12 - Harvey Mandel - The Snake
13 - Papa Roach - Snakes
14 - Small Blues Trap - Red Snakes and Cave Bats
15 - Spice and the RJ Band - Fat Snakes and Robots
16 - Stoner Train - The Desert and the Snake
17 - The Dirty Feathers - Midnight Snakes
18 - Nitin Sawhney - Serpents

jeudi 3 octobre 2013

Voici... Georges Brassens


Le bonhomme est satisfait. Il vient de coucher sur la partition une mélodie qui le hantait depuis des semaines. Il la tient, sa chanson... une chouette chanson, nom de nom ! Gaillarde et bien troussée, comme il les aime. De celles qui font danser les jolies demoiselles à Saint-Germain. Ne reste plus qu'à y poser des paroles !!!

Maintenant, il s'installe dans un large fauteuil fatigué, en face de la cheminée où crépite un feu guilleret. Il bourre sa pipe, sa vieille pipe en bois et l'allume à un tison. Un gros siamois paresseux vient se lover à ses pieds. Le musicien se lisse la moustache, le chat aussi. Le chat ronronne, le musicien aussi.

Au départ, il voulait dédier sa chanson à une vieille connaissance, mais il ne trouve pas de rime à "Fernande". Il se dit qu'il va décrire les jeunes gens qu'il voit s'embrasser dans les squares. « Les jeunes gens qui s'embrassent dans les parcs publics, parcs publics... ». Il n'est pas satisfait. Il lui revient alors en mémoire l'histoire du gorille exhibé dans un zoo que rigoureusement sa mère lui a défendu de nommer ici... Et l'Auvergnat qui lui tendit la main quand d'autres l'auraient jeté aux chiens, et les sabots d'Hélène qui étaient tout crottés... il faudra bien qu'il leur accorde une place dans son tour de chant. Il pourrait également chanter la plage de Sète où il voudrait reposer après sa mort. Tant de sujets qui lui tiennent à cœur.

Pour l'heure, il doit trouver des rimes pertinentes. Mille mots dansent sous son crâne, pas un ne colle à la mélodie. D'habitude, les phrases coulent comme l'eau d'une claire fontaine. Les alexandrins s'alignent sans peine, comme de petits soldats de plomb. Mais à cet endroit de l'histoire, il est sec comme un tabellion en panne d'encre bleue.

Le téléphone sonne. Le chat tend l'oreille, le musicien tend la main pour attraper le combiné.

— Allo ?

Au bout du fil, il reconnait les voix de Jean, Pierre, Paul et compagnie, les vieux amis avec lesquels il a l'habitude de faire la bringue dans un bistrot tenu par un gros dégueulasse.

— Qu'est-ce que tu fais encore chez toi ? On est tous là à t'attendre depuis des heures !
— Je sais, je sais, mais il faut absolument que je finisse ma chanson, répond-il un peu gêné.
— Ah ! Non, Georges : les copains d'abord !!!

>>>>> UN COIN D'PARADIS

01 - Le Fossoyeur (1952 - La mauvaise réputation)
02 - Comme hier (1953 - Le vent)
03 - La mauvaise herbe (1954 - Les sabots d'Hélène)
04 - Le testament(1956 - Je me suis fait tout petit)
05 - Grand-père (1957 - Oncle Archibald)
06 - La femme d'Hector (1958 - Le pornographe)
07 - Le bistrot (1960 - Les funérailles d'antan)
08 - La complainte des filles de joie (1961 - Le temps ne fait rien à l'affaire)
09 - Les amours d'antan (1962 - Les trompettes de la renommée)
10 - Le 22 septembre (1964 - Les copains d'abord)
11 - Le grand chêne (1966 - Supplique pour être enterré à la plage de Sète)
12 - Pensées des morts (1969 - Misogynie à part)
13 - Stances à un cambrioleur (1972 - Fernande)
14 - La messe au pendu (1976 - Trompe la mort)


Bonus :

15 - Adieu Venise provençale (reprise d'Alibert)
16 - Je suis swing (reprise de Johnny Hess)
17 - Maman, papa (avec Patachou)
18 - Le petit oiseau (avec Charles Trenet)

lundi 30 septembre 2013

Juke-Box Sexxxy


Le 30 septembre 2012, ça évoque quoi pour vous ?

Ce jour-là, l'idée du Juke-Box Mental germait dans le cerveau malade d'un vieillard hideux rongé par une psychose maniaco-dépressive et une alopécie galopante. Mon dieu, comme il devait souffrir pour imaginer un tel concept. Et ce n'est pas l'abus d'absinthe et de champignons psychotropes qui allait favoriser sa guérison.

Aussi folle soit elle, l'idée n'en demeurait pas moins exaltante. Et rapidement, nous fûmes un, puis deux, puis trois, puis dix, puis vingt et enfin vingt-cinq à nous plonger dans nos discothèques respectives pour dénicher les chansons adéquates. Et nous avons chialé dans nos bières. Nous avons chanté sous nos douches. Nous avons pris la route, des dimanches pluvieux, en évoquant des filles en colère qui fumaient sous la Lune.

Surtout, nous nous sommes vautrés dans le stupre et la fornication. Je ne sais pas vous, mais moi, c'est la chanson sexy que j'écoutais en premier !

Et comme disait le philosophe Herbert Léonard : « Pour le plaisir, s'offrir ce qui n'a pas de prix. Un peu de rêve à notre vie. Et faire plaisir. Pour le plaisir ». En souvenir de cette belle aventure, je vous propose de retrouver toutes NOS chansons sexy, compilées sur une seule galette.

Immense coup de chapeau amical au "vieillard hideux"… suivi de vingt-cinq points d'exclamation !

>>>>> DIX-SEPT ANS À LA LIMITE

01 - Eddie Hazel - Physical Love
02 - The Velvet Underground & Nico - Venus in Furs
03 - Marvin Gaye - Let's Get It On
04 - Richards Desjardins - Lucky Lucky
05 - Minnie Riperton - Inside my Love
06 - Serge Gainsbourg - Love on the Beat
07 - Jane Birkin & Serge Gainsbourg - Je t'aime moi non plus
08 - James Brown - Get Up (I Feel Like Being a) Sex Machine
09 - Princess Superstar - Bad Babysitter
10 - Mink Deville - Venus of Avenue D
11 - Jane Birkin & Serge Gainsbourg - La Décadanse
12 - Vincent Gallo - Honey Bunny
13 - Bruce Springsteen - Red Headed Woman [Live]
14 - Madeleine Peyroux - Dance Me to the End of Love
15 - Terrance Simien - Love Land
16 - The Rolling Stones - Hot Stuff
17 - James White & The Blacks - Stained Sheets
18 - Lita Ford - Hungry
19 - David Lafore - Un baiser, une bombe
20 - Elysian Fields Meets DJ Cam - Jack in the Box
21 - Léo Ferré - C'est extra
22 - Koop - Koop Island Blues
23 - Black Box Recorder - Sex Life
24 - Under Byen - Sacred Land
25 - Barbara - Regardez le regard des hommes

vendredi 27 septembre 2013

Une chanson (The House of the Rising Sun)


Il y a une maison à la Nouvelle Orléans
Qu'ils appellent le Soleil Levant
Qui a causé la perte de beaucoup de pauvres gars
Et moi, ô Dieu, c'était mon cas

Il suffit de remplir le verre à ras bord
Laissez les boissons tourner joyeusement
Nous boirons à la vie d'un vagabond, pauvre garçon,
Qui va de ville en ville

La seule chose dont un randonneur a besoin dans ce monde
C'est d'une valise et d'un tronc,
Le seul moment où il est satisfait
C'est quand il est ivre

Maintenant, les gars, ne croyez pas ce qu'une jeune fille vous dit
Que ses yeux soient bleus ou marron
Sauf si elle est sur une haute échelle
En disant : « Les gars, je ne peux pas descendre »

Je vais revenir à la Nouvelle-Orléans
Pour que ma course s'achève
Pour passer le reste de ma vie dépravée
Sous le Soleil Levant
version de Clarence Ashley, 1933

Classique parmi les classiques, "The House of the Rising Sun" est sans conteste l'une des chansons les plus connues au monde.

Pourtant, l'identité de l'auteur de cette ballade folk demeure incertaine. D'après Alan Lomax, auteur de Our Singing Country paru en 1941, la mélodie serait empruntée à une chanson traditionnelle anglaise, les paroles étant attribuées à un couple du Kentucky, Georgia Turner et Bert Martin.

Le plus vieil enregistrement connu est celui de Tom Clarence Ashley et Gwen Foster, réalisé le 6 septembre 1933. Ashley disait qu'il l'avait apprise de son grand-père. La version de Texas Alexander, intitulée "The Risin' Sun", enregistrée en 1928, est souvent présentée comme le premier enregistrement, mais c'est une chanson totalement différente. On remarquera aussi la version de Leadbelly, intitulée "In New Orleans", probablement datée de 1943, dont les paroles diffèrent légèrement.

Dave Van Ronk, chanteur de jazz et de folk, affirme qu'il est à l'origine de la version moderne de la chanson. Il la chantait dans des bars de New York avec Bob Dylan. En 1961, ce même Dylan enregistre la chanson sur son premier album, sans prévenir Van Ronk qui, lui, ne l'enregistra qu'en 1964.

Au début du XXè siècle, l'expression "Rising Sun" peut avoir été employée comme synonyme de "maison close", et l'on ne sait pas si la maison décrite dans la chanson est fictive ou non. Selon d'autres sources, "The Rising Sun" était une prison pour femmes de la Nouvelle-Orléans. Cette hypothèse est confortée par le fait que l'avant-dernier couplet de la version "moderne" parle de "ball and chain".

L'adaptation française, signée par Hugues Aufray et Vline Buggy, est un des plus grands succès de Johnny Hallyday.

>>>>> LE PÉNITENCIER ( NOUVEAU LIEN / NEW LINK )

01 - MUCC - Roberto no Teema
   02 - Alan Price
      03 - Joan Baez
         04 - Leslie West
            05 - Cow Metal
               06 - Marianne Faithfull
                  07 - The White Buffalo & The Forest Rangers
                     08 - Tommy Emmanuel
                        09 - Miriam Makeba
                           10 - Demis Roussos
                              11 - Evereve
                                 12 - Nina Simone
                                    13 - Bob Dylan
                                       14 - Buster Poindexter
                                          15 - Sinead O'Connor
                                             16 - The Country Gentlemen
                                                17 - Idris Muhammad
                                                   18 - Toto

Bonus (Various Bitrates)

19 - Texas Alexander - The Risin' Sun (1928)
   20 - Tom Clarence Ashley & Gwen Foster (1933)
      21 - Huddie Leadbelly - In New Orleans (1943)

mercredi 25 septembre 2013

Kate Bush vs Tori Amos


À ma droite, Catherine "Kate" Bush, née à Londres en 1958. 1m60 au garrot pour une cinquantaine de kilos, cheveux châtains, yeux noisette. À ma gauche, Myra Ellen "Tori" Amos, née en 1963 à Newton en Caroline du Nord. Rouquine aux yeux gris-bleus. Taille : 1m57 et guère plus épaisse que sa concurrente. L'une et l'autre sont auteurs-compositrices et interprètes. L'une comme l'autre a connu un succès planétaire avec son premier album — The Kick Inside pour Kate, Little Earthquakes pour Tori.

Deux poids plume donc, pour se disputer le titre de reine du Pop/Rock alternatif à forte tendance symphonique, baroque et expérimentale. Deux atmosphères romantiques, feutrées et épicées. Deux voix sublimes, deux meneuses de revue hors pair : Kate, la danseuse exubérante ; Tori, plus intimisme et aérienne. Deux répertoires remplis de chansons qui pénètrent immédiatement au plus profond du cerveau, et d'autres plus ambitieuses qu'il faut explorer longtemps avant d'en découvrir la teneur secrète.

Dans mon cœur, Kate part avec un avantage certain. Je l'ai découverte en 1978, j'en suis tombé aussitôt amoureux. Chez un marchand de disques londonien, j'avais acheté un stock de photos introuvables en France, que je gardais précieusement dans mon portefeuille. Soigneusement répartis entre ceux d'AC/DC, Motörhead et Alice Cooper, ses posters apportaient un peu de couleurs à ma chambrette.

À la parution du premier album de Tori Amos, j'ai crié au scandale, plagiat, ignominie, usurpation, escroquerie, filouterie, forfanterie... Fou que j'étais, je l'aurais bien crucifiée, comme elle le réclamait si ardemment (Crucify myself !). C'est en lisant les paroles de la chanson que j'ai compris que la belle rouquine portait en elle de nombreuses fêlures. Alors, je me suis mis à l'aimer aussi. Je me suis fondu dans son univers, comme je l'avais déjà fait dans celui de Kate Bush... avec délectation, avec solennité, avec humilité.

J'ai même réussi à tendre des ponts hypothétiques entre les deux discographies de ces artistes. Des ponts que je vous invite à découvrir dans cette jolie compile et qui, finalement, me permettent de dire que dans ce "combat" artistique, ni l'une ni l'autre ne finit perdante… c'est un peu mon École des Fans à moi !
                                    
>>>>> WUTHERING EARTHQUAKES

01 - Kate Bush - Babooshka
02 - Tori Amos - Yes, Anastasia
03 - Kate Bush - The Red Shoes
04 - Tori Amos - Code Red
05 - Kate Bush - Egypt
06 - Tori Amos - China
07 - Kate Bush - Snowflake
08 - Tori Amos - Snowblind
09 - Kate Bush - Night of the Swallow
10 - Tori Amos - Night of Hunters
11 - Kate Bush - The Saxophone Song
12 - Tori Amos - Doughnut Song
13 - Kate Bush - Wild Man
14 - Tori Amos - Mr. Bad Man
15 - Kate Bush - Lily
16 - Tori Amos - Carry
17 - Kate Bush - Oh England, my Lionheart
18 - Tori Amos - Ireland

dimanche 22 septembre 2013

Visual Kei [avec Vampy]


« Quand tu veux du bon pain, tu vas chez un vrai boulanger. Quand tu veux une belle maison, tu t'adresses à un architecte de renom et si tu veux une bonne voiture, tu achètes Allemand !

De la même manière, quand tu veux faire une jolie compile consacrée à un genre musical dont tu ignores tout, tu fais appel à un spécialiste. C'est ce que j'ai fais quand j'ai entrepris de m'attaquer au Visual Kei. Dans cette entreprise, j'ai eu la chance d'être épaulé par mademoiselle Vampy, une jeune fille d'une intelligence rare et qui parle du Visual Kei avec autant de passion qu'un Zornophage le ferait de son idole !!!

Voici donc le résultat de notre collaboration. C'est un travail à quatre mains et un cerveau… le sien !!! En plus, elle a accepté de rédiger une  chronique  de  présentation. Comme on dit là bas : « doumo arigatou… merci beaucoup. »


Le VISUAL KEI, ou « groupement visuel », également connu sous les appelations de Visual rock, Visual, Visu, VK… un mouvement aux frontières parfois ambiguës.

• Violents, raffinés, malsains, merveilleux, féeriques, morbides, glauques, rococo, élégants,
  choquants, poétiques, traditionnels, grotesques… les mots sont nombreux pour définir les
  concepts esthétiques présents dans le VK.

• Classiques, électro, punks, jazzy, gothiques, pop… une grande palette de sonorités constitue
  les inspirations musicales présentes dans le VK, qui possède néanmoins un « fil conducteur »
  oscillant entre rock et métal.

• S'inspirant indéniablement du Kabuki (forme de théâtre populaire traditionnel japonais au XIXè
  siècle, mettant en scène des personnages aussi bien féminins que masculins et exclusivement
  joué par des hommes), le VK trouve donc directement ses origines dans le folklore local.

Alors autant vous dire que le fait de présenter le Visual kei en le qualifiant de « mouvement rock/métal japonais né dans les années 80 » est pour le moins réducteur.

Pour résumer, avec une solide base rock ou métal agrémentée d’inspirations musicales particulièrement variées, illustrée par des concepts esthétiques poussés à l’extrême et nappée d’une touche d’androgynie non négligeable, nait le Visual kei, mouvement anticonformiste à la frontière des genres.

« Pour moi, ce n’est pas qu’un style musical ou vestimentaire, c’est la volonté de faire de nouvelles choses, d’expérimenter, de sortir des sentiers battus. » — MIYAVI, guitariste de renom.

« On veut avancer mais on est souvent bloqué par les limites de son domaine, et je pense que le Visual kei fait tout pour dépasser ses limites, que c’est là qu’est son vrai sens. » — Yoshiki, leader de X JAPAN (batterie et piano)

« Psychedelic Violence, Crime of Visual Shock » — slogan principal de X JAPAN.

« La beauté de la forme des sonorités et l’esthétisme extrême » — formule utilisée par Versailles pour décrire les concepts de leur groupe.

>>>>> AKIRA KUROSAWA

01 - X Japan - Miscast
02 - Dir En Grey - Berry
03 - Malice Mizer - Au revoir
04 - Luna Sea - Rosier
05 - LM.C - Edo Funk
06 - D'EspairsRay - Yami Ni Furu Kiseki
07 - Miyavi - Kekkonshiki No Uta
08 - Phantasmagoria - Mikansei To Guilt
09 - Liphlich -  Madison Gun No Hashi No Ue De
10 - the GazettE - Cassis
11 - Matenrou Opera - Justice
12 - D - Yami Yori Kurai Doukoku No A Cappella To Bara Yori Akai Jounetsu No Aria
13 - Alice Nine - Haru, Sakura No Koro
14 - Versailles - Zombie
15 - Schwarz Stein - Sirius-Hallucination
16 - La'Mule - Desert Moon
17 - Awoi - Koe
18 - ClairVeil - Blazing Star

vendredi 20 septembre 2013

This Is... Overkill


Quand on traduit "Over Kill", on obtient approximativement "Plus que tuer" (Au-dessus du meurtre)... vaste programme !

Qui a-t-il au-dessus du meurtre sinon le génocide, le massacre, l'annihilation totale et définitive. Et quand on voit dans quel état le quintet new yorkais laisse ses fans en fin de concert, on se dit qu'il a bien choisi son patronyme. Overkill s'est formé à New York en 1980 sur les cendres du groupe punk The Lubricunts. Leur répertoire initial est composé de reprises de Motörhead, Judas Priest, Riot, The Ramones, Dead Boys.

En 1985, ils sortent leur premier album (Feel the Fire) qui dégage une énergie gigantesque, servi par des compositions volcaniques (Rotten to the Core, Hammerhead, Feel the Fire, Overkill...). Il faut souligner qu'elles ont été largement rodées sur scène. Le suivant parait en 1987 (Taking Over). C'est un véritable classique du genre. Le son est puissant, servi par des rythmiques dantesques.

Mené par le chanteur Bobby "Blitz" Ellsworth et le bassiste Carlos "D.D." Verni, le groupe est d'une stabilité et d'une longévité légendaires. Il livre des albums d'une qualité irréprochable à un rythme métronomique depuis presque 30 ans.

>>>>> ELECTRO-VIOLENCE

01 - Sonic Reducer (1985 - Feel the Fire)
02 - Use Your Head (1987 - Taking Over)
03 - Drunken Wisdom (1988 - Under the Influence)
04 - The Years of Decay (1989 - The Years of Decay)
05 - Soulitude (1991 - Horrorscope)
06 - Ignorance and Innocence (1993 - I Hear Black)
07 - Bastard Nation (1994 - W.F.O.)
08 - Feeding Frenzy (Instrumental) (1996 - The Killing Kind)
09 - Promises (1997 - From the Underground and Below)
10 - Dead Man (1999 - Necroshine)
11 - Blown Away (2000 - Bloodletting)
12 - The One (2003 - Killbox 13)
13 - Old School (2005 - ReliXIV)
14 - Hellish Pride (2007 - Immortalis)
15 - The Goal Is your Soul (2010 - Ironbound)
16 - Good Night (2012 - The Electric Age)

mardi 17 septembre 2013

King Cover #9


Je suis sûr que ça ne va pas louper. J'en mettrais mes santiags à couper. Tu vas voir qu'y'en a qui vont charger cette compile rien que pour la pochette ! Aussi vrai que deux plus deux égal neuf (comme dirait Rondelptik !)

Tiens, moi, par exemple, si je vois un CD avec la même couverture, j'achète directos. Je veux même pas savoir ce qu'il y a dessus… d'ailleurs, le CD, je l'écoute même pas !!! Non mais, franchement, t'as vu cette cambrure ? T'as  vu  ces  jolies  courbes, douces, rondes  et  généreuses ? Qu'est-ce qui se cache derrière ce corps si parfait ? T'as vu cette couleur satinée, ce grain légèrement brillant ? On sait qu'elle est entre de bonnes mains. On imagine des doigts habiles caresser ses cordes sensibles. Et t'as vu comme elle se tient, fière  et  conquérante, la  tête  haute ?  C'est une reine de beauté que nous avons sous les yeux… j'en ferais bien mon quatre-heures !!!

Sans rigoler, c'est typiquement le genre d'image qui me fait fantasmer. Si j'achète, c'est juste pour compléter ma collection de jolies pochettes… avec une guitare électrique dessus. Vous ne pensiez quand même pas que je parlais de la jeune fille un peu dénudée… je l'avais même pas remarquée ! Mais maintenant que vous me le dites !!!

Alors quoi de 9 ? La neuvième collection de reprises… "covers" pour ceux qui pratiquent la langue de Wayne Rooney. Si j'ai mis si longtemps à la pondre, c'est que je ne voulais proposer que les interprétations s'éloignant le plus possible des chansons originales. Vous me direz si j'ai réussi !

>>>>> UN ŒUF IS ENOUGH [ NEW LINK 2017 ]

01 - Babe Ruth - A Fistful of Dollars (Ennio Morricone)
02 - Brett Smiley - I Want to Hold Your Hand (The Beatles)
03 - Buddy Miles - Down by the River (Neil Young)
04 - Cher - Like a Rolling Stone (Bob Dylan)
05 - Clutch - Equinox (John Coltrane)
06 - Elton John - Johnny B. Goode (Chuck Berry)
07 - Jane Birkin - Love for Sale (Cole Porter)
08 - Leslie West - If I Were a Carpenter (Tim Hardin)
09 - Lio - You Go to my Head (Billie Holiday)
10 - Mary Wells - If You Love Me (Really Love Me) (Edith Piaf)
11 - Merry Clayton - Bridge Over Troubled Water (Simon & Garfunkel)
12 - Ministry - What a Wonderful World (Louis Armstrong)
13 - Nina Simone - To Love Somebody (Bee Gees)
14 - Ray Conniff - Bah Bah Conniff Sprach (Zarathustra) (R. Strauss)
15 - Rita Coolidge - Bird on a Wire (Leonard Cohen)
16 - The Damned - White Rabbit (Jefferson Airplane)
17 - Jimi Hendrix - Hound Dog (Elvis Presley)
18 - Therion - Les sucettes (France Gall)

dimanche 15 septembre 2013

Blanc


On se souvient toujours de son premier amour. Le mien portait le joli prénom de Blanche.

On s'est connu en sixième. Le prof principal avait eu la généreuse idée de créer des binômes entre les bons élèves et les cancres… devinez dans quel camp je me situais ! Voilà comment je me suis retrouvé au premier rang, à côté de la plus jolie nana du collège… et sans doute du monde entier. Soyons clair, je n'étais pas plus idiot que la moyenne… simplement, j'avais des préoccupations plus importantes que de connaitre le carré de l'hypoténuse et l'accord du participe passé avec l'auxiliaire "avoir".

À l'époque, la majeure partie de mes pensées était accaparée par la cabane que je construisais dans un arbre, le long du canal. J'avais entamé les travaux en été et j'y passais matin et soir, sur le chemin de l'école.

Logiquement le projet devait rester secret. C'était compter sans la curiosité de ma voisine de classe (normal : c'était une fille !!!). Elle s'étonna un jour d'apercevoir un marteau et une scie au fond de mon cartable. Il fallut bien que je lui raconte mes périples extra-scolaires, et je fus étonné de l'enthousiasme qu'elle leur manifesta. Dès lors, Blanche devenait ma complice et par la même ma principale alliée dans cette entreprise pharaonique.

D'un point de vue purement ouvrier, elle ne m'étais d'aucun secours — la seule fois qu'elle utilisa la scie, elle faillit se couper un bras ! Par contre, sur le plan logistique, elle se montrait d'une efficacité redoutable. Je n'avais plus besoin d'aller chaparder des palettes pourries chez le ferrailleur du coin, au risque de perdre mes mollets dans la gueule de son chien enragé. Mon assistante zélée me ravitaillait régulièrement en belles lattes bien lisses. J'ai appris, quelques années plus tard, qu'il s'agissait de véritable plancher en chêne massif, initialement destiné à la salle à manger de ses parents.

Chaque jour, à la sortie des cours, nous passions sur le chantier pour scier du bois, planter quelques clous, consolider l'ensemble. Le samedi, nous y consacrions plusieurs heures… elle, écourtant ses cours de danse et moi, ratant inopinément l'entraînement de football. C'est la raison pour laquelle elle n'intégra jamais le Bolchoï, ni moi, l'équipe de France !

Les travaux avançaient si bien que nous nous étions jurés de passer une nuit entière dans notre palais, l'été suivant (en tout bien, tout honneur !). L'été est venu… pas Blanche. Je ne connaitrai la raison de sa désertion qu'à la rentrée suivante : ses parents étaient partis pour l'Outremer, emportant avec eux mon premier amour.

>>>>> BLANC CASSÉ

01 - Sylvain Chauveau - Blanc
02 - Aldo Romano - La page blanche
03 - Mari Hamada - Blanc
04 - Anguile - Nègre blanc
05 - Emmanuelle Parrenin - Plume blanche, plume noire
06 - Arthur H - Négresse blanche
07 - Gens de la Lune - Nèg' blanc
08 - Ariane Moffatt - Blanche
09 - Hadouk Trio - Parasol blanc 2
10 - Francoise Hardy - Noir sur blanc
11 - Malicorne - Robe blanche, robe noire
12 - Mc Solaar - L'auberge du Bouleau Blanc
13 - Brigitte Fontaine - Blanche-Neige
14 - Nicolas Dri - Les maisons blanche de Meknes
15 - Charlélie Couture - Les ours blancs
16 - Merzhin - Soleil blanc
17 - Stao - La lune blanche
18 - The Link Quartet - Noir le blanc

vendredi 13 septembre 2013

Une chanson (Louie Louie)


Louie Louie, je dois y aller (x 2)
Une jolie petite fille m'attend
Pour prendre un bateau et traverser la mer
Je navigue tout seul
J
e ne suis jamais sûr de rentrer à la maison

Louie Louie, je dois y aller (x 2)
Trois jours et trois nuits, j'ai vogué sur la mer
En pensant constamment à ma chérie
Sur le bateau, je rêve qu'elle est là
Je sens le parfum des roses dans ses cheveux.

Louie Louie, je dois y aller (x 2)
J'ai vu la Jamaïque, sous la lune
Ce ne sera pas long de revoir mon amour
Je la prendrai dans mes bras
Et je lui dirai que je ne partirai plus jamais
Louie Louie, je dois y aller (x 2)


"Louie Louie" est une chanson de Rhythm 'n' Blues composée par Richard Berry en 1956, qu'il enregistre en 1957 avec son groupe The Pharaohs. Passé quasiment inaperçu à l'époque, le morceau prend véritablement son essor au début des années 60 avec notamment les reprises de Rockin' Robin Roberts & The Fabulous Wailers, Paul Revere & The Raiders, les Kingsmen…

La chanson raconte l'histoire d'un marin jamaïcain qui explique à un barman nommé Louie qu'il doit retrouver sa fiancée. C'est devenu un classique du Rock et un passage obligé pour tous les guitaristes. Elle a été tellement reprise qu'en 1993, on en recensait 1200 versions différentes. Des livres et des disques entiers lui sont consacrés, et un concert a été organisé pour fêter ses quarante ans, quelques jours seulement après le décès de Richard Berry.

Louie, Louie, je dois y aller !

>>>>> THE ROSE IN HER HAIR

01 - Richard Berry & The Pharaohs
   02 - Experience
      03 - Joan Jett
         04 - Frank Zappa
            05 - Friar Tuck
               06 - Iggy Pop
                  07 - Otis Redding
                     08 - Pretenders
                        09 - Robert Plant
                           10 - Paul Revere & The Raiders
                              11 - Motörhead
                                 12 - Julie London
                                    13 - The Beau Brummels
                                       14 - The Flamin' Groovies
                                          15 - Patti Smith
                                             16 - The Neighb'rhood Children
                                                17 - West Coast Pop Art Experimental Band
                                                   18 - The Beach Boys

mercredi 11 septembre 2013

This Is... Slade


Je vous le dis franchement : les Anglais m'énervent.

Ils ont les Rolling Stones et les Beatles, ce qui est déjà pas mal pour un petit royaume insulaire, mais en plus ils ont Led Zep et Deep Purple. Et si cela ne suffisait pas, ils ont aussi Black Sabbath, Bowie et Police. Ah ! J'oubliais Elton John, Iron Maiden, The Clash, The Cure, Dr. Feelgood et Rod Steward. Attendez, qu'est-ce que j'apprends : ils ont aussi The Who, Pink Floyd, Saxon et Madness ? Pô pôssib !!! Heureusement U2 et Thin Lizzy, c'est pas eux... c'est les Irlandais !!!

Non mais dis donc, ça va aller, les Angliches ? C'est parce que vous n'avez pas réussi à envahir la France durant la Guerre de Cent Ans, que vous avez décidé de squatter nos ondes avec des groupes de Rock plus prestigieux les uns que les autres ? Hein ???

Et comme si ça ne suffisait pas, en plus ils ont Slade !!! Parce que pour pondre des tubes, les Slade, ils savent faire. Sur un album de dix chansons, ils peuvent aisément caser une quinzaine de hits... parce que leurs titres sont repris par d'autres groupes et ça fait autant de succès... l'effet boule de neige, vous comprenez ?

Je vous le dis franchement : les Slade m'énervent !!!

Parce que les Slade, c'est pas des vrais musicos... nâââ !!! Je vous mets au défi de trouver un seul solo de guitare dans toute leur discographie. Et une ligne de basse qui ferait bander un intouchable ? Y'a pas non plus ! Et le chanteur, avec sa voix canard alcoolique, qui dérape parfois dans les virages... il n'aurait sûrement pas gagné la Star Academy !!!

Mais les Slade ont autre chose à vendre : une énergie, une folie, une excentricité, une nonchalance, un humour, une imagination débridée. Et surtout un sens du spectacle et de l'auto-dérision dont les membres de Kiss  admettent  facilement  s'être  inspirés... alors là, c'est  le  pompon !!!

Aller, This Is... Slade, mais franchement, ils m'énervent !!!!!

>>>>> WEER ALL CRAZEE NOW

01 - Mad Dog Gole (1969 - Beginnings)
02 - The Shape of Things to Come (1970 - Play It Loud)
03 - Get Down With It (1972 - Alive !)
04 - I Won't Let It 'Appen Agen (1972 - Slayed ?)
05 - We're Really Gonna Raise the Roof (1974 - Old New Borrowed and Blue)
06 - Standin' on the Corner (1974 - Slade in Flame)
07 - Pack Up Your Troubles (1976 - Nobody's Fools)
08 - Big Apple Blues (1977 - Whatever Happened to Slade ?)
09 - Everyday (1978 - Slade Alive Vol. Two)
10 - My Baby's Got It (1979 - Return to Base)
11 - Dizzy Mama (1981 - We'll Bring the House Down)
12 - A Night to Remember (1981 - Till Deaf Do Us Part)
13 - (And Now the Waltz) C'est la Vie  (1983 - The Amazing Kamikaze Syndrome)
14 - 7 Year Bitch (1985 - Rogues Gallery)
15 - Okey Cokey (1985 - Crackers - The Christmas Party Album)
16 - Still the Same (1986 - You Boyz Make Big Noize)
17 - Cum On Let's Party (1994 - Keep on Rockin !)

lundi 9 septembre 2013

Jimmy


• Moteur : Quatre-cylindres atmosphérique à plat, à culasse deux soupapes, refroidi par air.
  Quatre arbres à cames en tête avec entraînement par maîtres-arbres.

• Cylindrée : 1498 cm³

• Puissance : 110 ch à 7800 tours/minute.

• Système d'allumage : Double allumage.

• Alimentation : Deux carburateurs inversés double corps de type Solex 40 PJJ.

• Transmission : Boîte à quatre vitesses. Différentiel autobloquant.

• Châssis : Empattement de 2,10 m. Longueur 3,60 m. Largeur 1,54 m.
  Hauteur 1,05 m. Poids 550 kg.

• Performances : vitesse maxi 220 km/h. Accélération de 0 à 100 km/h en moins de 10 secondes.

Lorsque la Porsche 550 fut dévoilée en octobre 1953 au Salon de l'Automobile de Paris, elle suscita un intérêt immense auprès du public et des spécialistes. Dans les années qui suivirent, ses rivales sur les circuits du monde entier durent faire face à l'hégémonie de la petite Allemande, ouverte, basse et conçue pour la compétition dès les premières esquisses sur la planche à dessin. Peu après son lancement, elle reçut l'appellation "Spyder" (voiture légère et ouverte), terme utilisé dans la construction des diligences en Angleterre.

Le 30 septembre 1955, après la fin du tournage de "Géant", James Dean et le mécanicien Rolf Wütherinch étaient en route pour le circuit de Salinas (Californie), dans la 550 Spyder privée de l'acteur, surnommée "Little Bastard". Une autre automobile grilla la priorité, James Dean ne put l'éviter. Il mourut sur le coup, à l'âge de 24 ans. Wütherinch fut grièvement blessé.

>>>>> REBEL WITHOUT A CAUSE

01 - The Who - Doctor Jimmy
02 - 38 Special - Jimmy Gillum
03 - Boney M - Jimmy
04 - The Living End - Jimmy
05 - Grateful Dead - Row Jimmy
06 - David Axelrod - Jimmy T
07 - The Lost Dogs - Jimmy
08 - Jimmy Cliff - Jimmy Jimmy
09 - Livin' Blues Xperience - Jimmy
10 - First Choice - Jimmy D
11 - Josefus - Jimmy Jimmy
12 - Katie Webster - Jimmy Jimmy
13 - The Mike Eldred Trio - Jimmy Jimmy
14 - The Undertones - Jimmy Jimmy
15 - Nacka Foru - Jimmy
16 - Zucchero - Jimmy Jimmy
17 - Karma To Burn - Jimmy D
18 - Ric Ocasek - Jimmy Jimmy

dimanche 8 septembre 2013

Même pas mort…


Maintenant, Vévèche est ici…
Now, Vvche is here…
Теперь, Vvche здесь…
 
Jetzt ist hier Vvche
Ahora, Vvche está aquí…
Ora, Vvche è qui…
今Vvcheはここにある…

vendredi 6 septembre 2013

La Caverne de Vévèche (Hard Rock / Heavy Metal)


Putain, merde, fait chier !!!

Bon, ben voilà, je suis rentré de vacances.
J'ai bien bu, j'ai bien manju, j'ai bien baisu… suis en pleine forme, quoi !
Je pourrais taper facile Usain Bolt à la course en sac… pleine forme, je vous dis !!!
Prêt à reprendre l'âpre chemin de croix des blogueurs sans grade.
Prêt aussi à distribuer quelques mandales, le cas échéant… mais n'anticipons pas  !!!

On pourrait dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Si ce n'était que quelques amis ont laissé leur chemise sur l'autel de la censure.
Out le blog de Warfleloup… mais le petit futé a déjà ouvert une nouvelle officine… longue vie à la Terre du Loup.
Idem pour Devant qui passe de Get Happy à Gaitapis… trop fort, le gars !!! Le prochain, ce sera Guetta-Pi ???

Malheureusement, l'œuvre monumentale du grand Vévèche a été anéantie par quelques clics de souris.
Une nouvelle fois, j'ai envie de crier « PUTAIN, MERDE, FAIT CHIER » en bold majuscule.
Et quand l'un des plus grand blog musical disparait ainsi du P.I.M. (Paysage Informatique Mondial), j'ai soudain envie de faire PAM ! et POUM ! sur le museau du crétin coupable d'une telle forfaiture.
Connaissant le caractère trempé de Vévèche, je suis bien certain qu'il ne restera pas longtemps muet… mais, quand même, quel gâchis !
Hey ! L'ami, tu reviens quand tu veux, nous on ne bouge pas !

Voici donc un florilège retentissant des merveilles qu'on pouvait trouver chez le tsar Vvche… et j'en ai d'autres en réserve. La nouvelle saison promet d'être bruyante !

Heureusement, il reste la jolie frimousse de La Rouge…

>>>>> METAL HURLANT

01 - Van Halen - And the Cradle Will Rock…
02 - April Wine - Babes in Arms
03 - Montrose - Bad Motor Scooter
04 - Buffalo - Dead Forever
05 - Stonehouse - Down, Down
06 - Skorpió - Döntsd el Végre Már
07 - Ram Jam - Hurricane Ride
08 - Goddo - Let That Lizard Loose
09 - UFO - Lettin' Go
10 - Solid Ground - Man on the Run
11 - Lucifer's Friend - One Way Street to Heartbread
12 - Sammy Hagar - Rock 'n' Roll Romeo
13 - Motörhead - Lost Johnny
14 - Marcus - Salomon Ball
15 - Angel Witch - Sweet Danger
16 - Triumph - Takes Time
17 - Sweet - Yesterday's Rain
18 - Michael Schenker Group - Victim of Illusion