samedi 20 septembre 2014

This Is… Ten Years After


« JiPé, c'est le mec qui a publié mes premières compiles. C'est aussi lui qui m'a incité à créé ce blog. Et aujourd'hui, cet intarissable érudit me fait l'honneur de rédiger une chronique pour présenter un groupe qui lui tient particulièrement à cœur. Pour tout ça : " Simplement, merci ! " »

Lorsque l’ami Keith Michards m’a demandé d’écrire cette petite présentation pour cette compilation « This is… Ten Years After », j’ai bien entendu aussitôt accepté. Tous ceux (ils sont pas tous morts ?) qui fréquentaient l’un ou l’autre de mes blogs savent que je suis un indécrottable inconditionnel de Ten Years After !

Hélas, j’ai bien peur que les nouvelles générations ne connaissent pas ou peu ce groupe. Et ce n’est pas le décès d’Alvin Lee, leur ancien leader, l’année dernière, qui va arranger les choses.

Bref… Merci donc à Keith Michards (comment je lui cire les pompes à celui-là…) pour cette compilation qui va permettre à certains (et rappeler à d’autres) combien Ten Years After avait sa place au sein de la grande famille du Blues/Rock anglais. Les Américains (pour une fois qu’ils ne se plantent pas) l’avaient compris et ont fait du groupe l’un des rares à effectuer des tournées rentables aux USA, au même titre que les Rolling Stones ou Led Zeppelin. Pour vous donner une petite idée, Ten Years After a réalisé entre 1968 et 1975 plus de 20 tournées dans ce pays ! Impressionnant…

Cette compilation est donc à savourer sans modération. Pourquoi ? Principalement pour quatre raisons :

1 - Vous allez pouvoir vous rendre compte pourquoi, à l’époque, Alvin Lee était surnommé « Le
      guitariste le plus rapide de l’Ouest » ou encore « Le guitariste qui joue plus vite que son
      ombre » !

2 - J’ai toujours considéré Alvin Lee comme l’un des meilleurs songwriters du Rock des 70’s. Il est
      d’ailleurs l’auteur/compositeur de 90 % du répertoire du groupe.

3 - Keith Michards, qui a sélectionné lui-même les titres de cette compilation, a choisi d’y intégrer
     la version « Mark II », c'est-à-dire avec Joe Gooch en lieu et place d’Alvin Lee. Et même si
     Joe n’est pas Alvin, il permet au groupe de retrouver une nouvelle jeunesse, et surtout une
     nouvelle fraîcheur.

4 - Enfin, et toujours en ce qui concerne cette sélection, Keith a choisi de faire l’impasse sur
     certains grands classiques du groupe en leur préférant des titres plus intimistes mais non
     moins intéressants. Je pense notamment à des chansons comme "I Say Yeah" ou encore
    "Woman Trouble".

C’est donc l’occasion unique, pour vous, de découvrir ou redécouvrir l’un des groupes-phares de la fin des 60’s et du début des 70’s…

>>>>> CHOO CHOO MAMA

01 - Losing the Dogs (1967 - Ten Years After)
02 - I'm Going Home (1968 - Undead) (Live)
03 - Woman Trouble (1969 - Stonedhenge)
04 - Stoned Woman (1969 - Ssssh)
05 - Circles (1970 - Cricklewood Green)
06 - I Say Yeah (1970 - Watt)
07 - Baby Won't You Let Me Rock 'n' Roll You (1971 - A Space in Time)
08 - Portable People (1972 - Alvin Lee and Company)
09 - Tomorrow I'll Be Out of Town (1972 - Rock & Roll Music to the World)
10 - You Give Me Loving (1973 - Recorded Live)
11 - It's Getting Harder (1974 - Positive Vibrations)
12 - Bad Blood (1989 - About Time)
13 - The Voice Inside Your Head (2004 - Now)
14 - I'd Love to Change the World (2005 - Roadworks) (Live))
15 - She Needed a Rock (2008 - Evolution)

video

16 commentaires:

  1. C'est moi qui te remercie, Keith, pour avoir pensé à moi afin de "présenter" ce nouveau volume de ta série "This is...".
    Sincèrement, et sans aucune hypocrisie de ma part, j'avoue que j'aime beaucoup ta sélection. Ce n'est pas celle que j'aurai faite, bien sûr, mais ton choix s'est porté sur des titres qui, à, mon humble avis, méritent autant le détour que d'autres beaucoup plus connus.
    Je ne me fais pas trop d'illusions quant au nombre de personnes qui vont prendre la peine de télécharger cette compile et c'est bien dommage...
    Allez, quoi, soyez mignon(ne)s et faites-vous un petit plaisir, je vous assure que TEN YEARS AFTER mérite une oreille plus qu'attentive...
    Merci à tous.

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    1. Choisir les morceaux les plus connus ne sert à rien, il existe déjà une flopée de Best Of.
      Quand je fais ce genre de compiles, j'imagine qu'à l'autre bout de la Terre, un petit gars va la charger — sciemment ou par inadvertance — et qu'il va se dire : « Rhôôô ! Putain ! Quel foutu bon groupe que voilà !!! ». Et ça, ça suffit à mon bonheur !

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  2. Je saute dessus avec joie ! Je les aime depuis leur 1er single, oui, "Portable People" était paru en 67, sans faire partie d'un album comme on faisait pendant ces années d'opulence de la créativité musicale. "Mon" 2e single fut "Hear me calling" / I'm going home", encore une excellente surprise !
    Une 3e ensuite avec leur prestation à Woodstock (vue en film), où Alvin Lee nous fait la démo totale, où il chante tout ce qu'il veut comme il veut, en plus :-)))
    Merci tous les 2, moi aussi je vais certainement apprécier cet éclairage subjectif : This is...
    a great pleasure !

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    1. Tu vois, JiPé, on en a fourgué au moins un !!!!!
      Éclate-toi bien, DamNed !

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  3. ... euh... après vérification : Portable People est paru en 68, premier single visionnaire quand on y pense, les portable et les people étaient encore loin ;-)

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  4. Ouf, au moins un !
    Merci, DamNed, pour t'être manifesté, on se sent moins seuls !
    En ce qui me concerne, vu que j'étais encore un morveux en 67/68, il m'a fallu attendre 1971 pour découvrir ce groupe avec le génial "Ssssh" qui restera à jamais un de mes disques de référence au même titre qu'un "Machine Head" ou un "Sticky Fingers" !

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    1. Mon cher Thịt Chó, à l'heure qu'il est, cette compile a été chargée 14 fois — c'est un début —
      Mais comme tu as pu le constater sur tes propres blogs, rares sont ceux qui disent un petit merci !!!

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  5. 14 téléchargements en quelques heures ? C'est pas si mal que ça...

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  6. Pleurez plus...vous faites le job très bien ! Pas facile de faire connaitre à des gens qui préfèrent reconnaitre...mais à donner envie vous servez (je parle comme maitre Yoda). Tout est dans l'envie et vous le savez, la qualité intrinsèque ne suffit plus quand le choix est trop vaste. Moi j'vous félicite et mes albums préférés de TYA sont toujours Ssssh & Watt (pas les plus vendus...) Ph

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  7. C'est très personnel, mais j'ai toujours un peu de mal avec les mecs qui jouent vite ; j'ai toujours envie de leur dire: "Hey, y'a pas l'feu, c'est à vous de le foutre!" Je vais charger et écouter avec soin.

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  8. Bon, va falloir attendre car j'ai déjà téléchargé sur Oboom tout à l'heure (vive Zippy où l'on peut s'amuser à l'envi et sans Captcha!).

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  9. Merci, 1shadok, pour ton soutien (T'as vu, Keith, je fais comme chez moi !). Mais, c'est souvent tellement frustrant de tenir un blog. Des heures et des heures de boulot pour, parfois, un résultat complètement nul (du moins en apparence)...
    A propos, "Watt" est également un de mes disques préférés. Il contient une petite perle, absente de (presque toutes) les compilations : "Gonna Run"...
    Merci, Jimmy, pour avoir télécharger cette compile. Sur le principe, je ne te donne pas tort. Mais, un guitariste peut être rapide et excellent ! Par exemple, Johnny Winter. Qui oserait dire que c'est un guitariste de seconde zone ? Personne... Quoi qu'il en soit, rassures-toi, la sélection de Keith n'a pas forcément privilégié les "tours de force" de monsieur Alvin Lee. Il suffit pour cela d'écouter des titres comme "Woman Trouble", "Circles" ou encore "You Give Me Loving"...

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  10. Dès qu'on parle de vitesse, je pense aux Stooges et à tous leurs suiveurs qui se sont plantés en voulant jouer vite. Les Stooges avaient un son violent, mais ils prenaient toujours leur temps pour défoncer les murs!

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    1. Enfin on parle de musique sur ce foutu blog !!!
      Pour une fois, je vais (presque) être d'accord avec toi : je ne suis pas non plus fan des "forcenés" de la frette. En cela, beaucoup de gratteux modernes se foutent le manche dans l'œil en flirtant régulièrement avec l'overdose. Comme exemple, prenons Jimmy Page qui n'a jamais été un sprinter, mais dont chaque intervention est gorgée d'une énegie dévastatrice. Prenons aussi Angus Young qui, en matière de guitariste fou, demeure la référence absolue, lui non plus ne possède pas une vitesse supersonique… pourtant quand on écoute AC/DC, on a l'impression que ça déboule à 100 à l'heure.

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    2. Effectivement, il ne faut pas confondre "Vitesse" et "Précipitation"... Les Stooges ou encore les Ramones l'avaient compris...
      Et, Keith, je te rejoins complètement complètement lorsque tu parles de ces guitar heroes qui alignent les notes à la vitesse de l'éclair et qui sont chiants à crever !!!

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  11. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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